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Le poisson-lion (Pterois volitans)
LC
Pterois volitans

Poisson-lion

Pterois volitans

Aussi appelé Rascasse volante, Poisson-scorpion

Avec ses rayures et ses grandes nageoires en éventail, le poisson-lion se reconnaît facilement sur les récifs tropicaux. Originaire de l’Indo-Pacifique, ce prédateur possède des épines venimeuses et s’est installé dans les Caraïbes, notamment aux Antilles françaises. L’UICN le classe en préoccupation mineure à l’échelle mondiale, mais son introduction menace les poissons de nombreux récifs atlantiques.

Statut
Préoccupation mineurepopulation inconnue
Taille
Généralement 20 à 38 cm de longueur totale, nageoire caudale comprise ; les plus grands individus atteignent environ 45 cm.
Poids
Environ 200 g à 1,2 kg chez les adultes, selon leur taille ; certains grands individus dépassent cette fourchette.
Longévité
Jusqu’à environ 15 ans rapportés en captivité ; la longévité dans la nature est moins bien documentée.
Régime
CarnivoreIl avale de petits poissons et des crustacés, notamment des crevettes et de petits crabes.
Mode de vie
Crépusculaire, souvent solitaire, parfois en petits rassemblements
Famille
Scorpénidés (Scorpaenidae), ordre des Perciformes

Fiche vérifiée le · 6 min de lecture

Indo-Pacifique tropical, surtout du sud-est de l’océan Indien au Pacifique occidental et central ; introduit dans l’Atlantique occidental et les Caraïbes

Où vit le poisson-lion ?

Il fréquente les récifs, fonds rocheux, lagons et parfois les mangroves, des eaux très peu profondes jusqu’à plus de 100 m.

Principales régions : Indonésie, Philippines, Japon méridional, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Australie, États-Unis, dont la Floride, Bahamas, Antilles françaises.

  • Asie
  • Océanie
  • Amérique du Nord et centrale
  • Océans
Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître le poisson-lion
  2. Où vit le poisson-lion ?
  3. Que mange le poisson-lion ?
  4. Comment se comporte-t-il ?
  5. Comment se reproduit-il ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître le poisson-lion

Son corps porte des bandes verticales rougeâtres à brunes, séparées par des bandes claires. Les nageoires pectorales, situées de chaque côté derrière la tête, s’étalent comme des éventails. De longs rayons dépassent sur le dos, tandis que des appendices charnus peuvent surmonter les yeux. La bouche est large et peut s’avancer pour aspirer une proie.

Les épines venimeuses sont réparties sur les nageoires dorsale, pelviennes et anale. Les grands éventails pectoraux ne portent pas ces épines venimeuses. Une espèce voisine, Pterois miles, lui ressemble beaucoup : distinguer les deux demande souvent de compter les rayons des nageoires. Un poisson-lion photographié en Méditerranée appartient généralement à cette autre espèce.

Où vit le poisson-lion ?

Dans son aire naturelle, il occupe une grande partie de l’Indo-Pacifique tropical, notamment autour de l’Indonésie, des Philippines et de l’Australie. Il se tient près des coraux, des rochers ou des surplombs qui lui servent d’abri. On le rencontre aussi dans des lagons et des habitats côtiers moins riches en coraux, parfois près des mangroves.

Des poissons issus de l’aquariophilie ont été introduits dans l’Atlantique occidental. L’espèce est maintenant installée dans les Caraïbes, dont les eaux de Guadeloupe, de Martinique et de Saint-Martin. Vous pouvez l’y observer toute l’année en plongée ou en randonnée palmée, près des reliefs du fond. Il n’existe pas de population établie connue de Pterois volitans sur les côtes de France métropolitaine.

Que mange le poisson-lion ?

Il capture surtout de petits poissons et des crustacés qu’il avale entiers. Le menu change avec sa taille et les proies disponibles : les jeunes consomment davantage de petits crustacés, tandis que les grands individus prennent de nombreux poissons. Il chasse souvent à faible distance du fond, autour des refuges où se cachent ses proies.

Pendant l’approche, ses nageoires pectorales déployées peuvent limiter les possibilités de fuite d’un petit poisson. Une ouverture très rapide de la bouche crée ensuite une aspiration. Dans les Caraïbes, cette prédation touche notamment de jeunes poissons de récif, y compris des espèces qui broutent les algues ou qui sont pêchées à l’âge adulte.

Comment se comporte-t-il ?

La chasse est souvent plus intense à l’aube et au crépuscule, même si l’animal peut se nourrir à d’autres heures. Pendant les périodes de repos, il reste près d’une cavité ou sous une avancée rocheuse. Il peut se tenir incliné, voire presque tête en bas, en ajustant lentement ses nageoires.

Un individu peut vivre seul, mais plusieurs se rassemblent parfois dans un même secteur favorable. Ses épines sont une défense contre les animaux qui tenteraient de le saisir. Pour l’observer, restez à distance et évitez de glisser les mains dans les anfractuosités : les rayons venimeux peuvent être difficiles à voir dans l’ombre.

Comment se reproduit-il ?

La fécondation a lieu dans l’eau, hors du corps de la femelle. Celle-ci libère deux masses gélatineuses contenant des milliers d’œufs, que le mâle féconde. Ces masses remontent vers la surface, puis les œufs se dispersent. Les adultes ne gardent ni la ponte ni les petits après cette émission.

Dans les eaux chaudes de l’Atlantique où il a été introduit, la reproduction peut se poursuivre toute l’année, avec des pontes espacées de quelques jours lorsque les conditions sont favorables. Les larves dérivent dans le plancton pendant plusieurs semaines avant de rejoindre un habitat côtier. Les courants contribuent ainsi à transporter l’espèce vers de nouveaux récifs.

Le saviez-vous ?

  • 1.Son attaque repose sur l’aspiration : l’ouverture soudaine de la bouche entraîne l’eau et la proie vers l’intérieur, sans poursuite prolongée.
  • 2.Un individu mort reste dangereux à manipuler : ses épines peuvent encore percer la peau et provoquer une envenimation.
  • 3.Les deux espèces Pterois volitans et Pterois miles participent à l’invasion de l’Atlantique occidental, mais la première y est largement majoritaire.
  • 4.Les larves vivent d’abord en pleine eau, transportées par les courants, alors que les adultes restent généralement près des reliefs du fond.

Ce qui menace le poisson-lion

  • Dégradation des récifs

    Dans son aire naturelle, la destruction des habitats côtiers et la dégradation des récifs peuvent réduire les abris et modifier les ressources alimentaires. L’espèce utilise toutefois plusieurs types de milieux et n’est pas classée comme menacée à l’échelle mondiale.

  • Commerce aquariophile

    Ce poisson est prélevé pour les aquariums marins. L’introduction d’animaux issus de captivité hors de leur aire naturelle a surtout créé un problème pour les écosystèmes de l’Atlantique occidental.

  • Impact dans les Caraïbes

    Dans les zones envahies, il consomme de nombreux poissons et crustacés locaux. Son abondance et sa reproduction fréquente peuvent perturber les communautés des récifs ; ici, il constitue lui-même une pression sur la biodiversité.

Protéger le poisson-lion

  • Statut mondialPterois volitans est classé en préoccupation mineure (LC) par l’UICN. Ce statut mondial ne mesure pas les dégâts qu’une population introduite peut provoquer ailleurs.
  • Situation en FranceAux Antilles françaises, il est suivi et géré comme un poisson exotique envahissant. Il ne bénéficie pas d’une protection nationale spécifique ; aucune catégorie de Liste rouge française n’est indiquée dans cette fiche.
  • Prélèvements ciblésDans les Caraïbes, des captures ciblées par des personnes formées cherchent à réduire son abondance sur certains récifs. Ces interventions doivent être répétées et respecter les règles locales de pêche et des espaces protégés.
  • Commerce internationalL’espèce n’est pas inscrite aux annexes de la CITES. L’absence d’inscription ne dispense pas de respecter les règles applicables à la détention, au transport et à l’introduction d’animaux.

Comprendre les catégories de la Liste rouge

Questions fréquentes

Le poisson-lion est-il dangereux pour les humains ?

Une piqûre par ses épines peut provoquer une douleur intense, un gonflement et parfois des symptômes plus généraux. Il ne poursuit pas les nageurs, mais le contact accidentel ou la manipulation présente un risque. En cas de piqûre, sortez de l’eau avec de l’aide et appelez immédiatement le 15 ou le 112 pour être guidé.

Peut-on le voir en France ?

Oui, dans les eaux des Antilles françaises, notamment autour de la Guadeloupe, de la Martinique et de Saint-Martin, où il a été introduit. Vous pouvez l’observer toute l’année près des récifs et des rochers. En Méditerranée, les observations de poissons-lions concernent généralement Pterois miles, une espèce voisine.

Pourquoi pose-t-il problème dans les Caraïbes ?

Il y rencontre des proies qui n’ont pas évolué avec lui et peut atteindre des densités élevées. Sa reproduction fréquente et la dispersion de ses larves facilitent son installation. En consommant de nombreux petits poissons et crustacés, il peut modifier les communautés locales, surtout sur les récifs où il devient abondant.

Peut-on manger un poisson-lion ?

Sa chair est consommée dans certaines régions des Caraïbes, mais ses épines imposent une manipulation professionnelle. Comme d’autres poissons de récif, il peut aussi présenter un risque de ciguatera, une intoxication que la cuisson ne supprime pas. Suivez les avis sanitaires locaux et n’improvisez ni la capture ni la préparation.

Peut-on le garder dans un aquarium familial ?

Sa maintenance demande un aquarium marin adapté à sa taille adulte, une eau soigneusement contrôlée et une alimentation appropriée. Il peut avaler de petits colocataires et ses épines rendent les interventions risquées. Ce choix demande une solide expérience de l’aquariophilie marine ; aucun individu ne doit ensuite être relâché en mer.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.À quoi servent principalement les épines venimeuses du poisson-lion ?
  2. 2.Quelle région fait partie de son aire naturelle ?
  3. 3.Que deviennent les petits après l’éclosion ?

Autour de cet animal

Sources

  1. UICN, The IUCN Red List of Threatened Species, fiche Pterois volitans iucnredlist.org
  2. USGS, Nonindigenous Aquatic Species, fiche Pterois volitans nas.er.usgs.gov
  3. Office français de la biodiversité, Centre de ressources espèces exotiques envahissantes, ressources sur le poisson-lion especes-exotiques-envahissantes.fr

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

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