
Mascarin de La Réunion
Mascarinus mascarin
Aussi appelé Perroquet mascarin
Le mascarin de La Réunion était un perroquet propre à cette île de l’océan Indien, aujourd’hui française. Son bec rouge et son masque noir autour du visage le distinguaient dans les descriptions anciennes, même si certaines couleurs restent discutées. Éteint probablement autour de 1800, il n’était connu que par quelques témoignages, des restes osseux et deux oiseaux naturalisés.
- Statut
- ÉteinteDisparu probablement autour de 1800 ; une mention d’un individu captif en 1834 reste discutée.
- Taille
- Environ 35 cm de longueur totale, queue comprise ; les mesures disponibles sont peu nombreuses.
- Poids
- Aucune fourchette adulte fiable connue.
- Longévité
- Inconnue dans la nature ; les récits de captivité ne permettent pas d’établir une longévité fiable.
- Régime
- Mangeur de grainesIl consommait probablement des graines et des fruits, mais son alimentation sauvage n’avait pas été décrite précisément.
- Mode de vie
- Diurne, vie sociale mal documentée
- Famille
- Psittaculidés (Psittaculidae), ordre des Psittaciformes
Fiche vérifiée le · 5 min de lecture
Où vivait le mascarin de La Réunion ?
Il fréquentait les milieux boisés de La Réunion, sans répartition altitudinale précisément connue.
Principales régions : France (La Réunion).
- Afrique
Aucun individu vivant : l’espèce est éteinte.
Sommaire11 parties
Comment reconnaissait-on le mascarin de La Réunion ?
Ce perroquet mesurait environ 35 centimètres, queue comprise. Il possédait un bec rouge assez puissant et un masque noir autour de la face. Les descriptions les plus souvent retenues lui attribuaient un corps brun et une tête plus claire, grisâtre. Du blanc apparaissait à la base d’une partie des plumes de la queue.
Les couleurs exactes avaient toutefois posé des difficultés aux naturalistes. Certaines illustrations anciennes montraient des teintes différentes, tandis que les oiseaux naturalisés avaient subi le vieillissement et les traitements de conservation. Les deux spécimens conservés ne permettaient donc pas de reconstituer avec certitude toutes les nuances du plumage vivant, ni les éventuelles différences entre mâles et femelles.
Où vivait le mascarin de La Réunion ?
Son aire naturelle se limitait à La Réunion, une île volcanique des Mascareignes. Il était ainsi endémique : toute son espèce dépendait d’un seul territoire. Les témoignages anciens le rattachaient aux milieux boisés de l’île, mais ils ne fournissaient pas de carte précise de sa présence ni de limites d’altitude fiables.
Au fil de la colonisation humaine, les paysages forestiers avaient été transformés par les défrichements et les cultures. Les observations ornithologiques étaient alors trop fragmentaires pour suivre son recul région par région. Aucun témoignage solide n’avait établi une population naturelle à Maurice ou à Rodrigues, les deux autres grandes îles des Mascareignes.
Que mangeait-il ?
Son régime sauvage n’avait pas fait l’objet d’une étude détaillée. Les graines et les fruits constituaient des aliments probables, compte tenu de sa parenté avec d’autres perroquets et de son bec robuste. Cette interprétation restait toutefois une hypothèse biologique : les plantes consommées et leurs proportions dans son alimentation n’étaient pas connues.
Des oiseaux avaient été transportés vivants jusqu’en Europe, où leur nourriture dépendait des personnes qui les détenaient. Ces récits de captivité ne décrivaient pas les ressources qu’ils utilisaient dans les forêts réunionnaises. Aucune donnée solide ne permettait d’établir des variations saisonnières du régime, ni un rôle précis dans la dispersion des graines.
Comment se comportait-il ?
Il était considéré comme un oiseau diurne, à l’image de la plupart des perroquets de sa famille. Les documents conservés portaient surtout sur son apparence ou sur des individus captifs. Ils n’avaient pas décrit assez précisément ses déplacements dans la forêt, ses périodes de repos ou ses relations avec les autres oiseaux.
La présence d’individus vivants dans des collections européennes montrait qu’il avait été capturé puis transporté sur de longues distances. Elle ne renseignait cependant pas sur la taille de ses groupes à l’état sauvage. Aucun enregistrement sonore n’avait pu être réalisé, et les témoignages disponibles ne permettaient pas de reconstituer fidèlement ses cris.
Comment se reproduisait-il ?
Sa reproduction était restée presque entièrement inconnue. Aucun ensemble de données fiables ne documentait le nombre d’œufs, la durée d’incubation ou l’âge du premier envol. La disparition de l’espèce avait précédé les études de terrain qui auraient permis de suivre un couple pendant une saison de nidification.
Une nidification dans une cavité d’arbre avait été envisagée par comparaison avec d’autres perroquets apparentés. Elle n’avait toutefois pas été confirmée par une description suffisamment précise d’un nid de mascarin. Les dates de ponte, le partage des soins entre les parents et la fréquence des nichées demeuraient également inconnus.
Le saviez-vous ?
- 1.Son nom évoquait les Mascareignes, mais son aire naturelle connue se limitait à La Réunion : il ne peuplait pas tout l’archipel.
- 2.Deux oiseaux naturalisés avaient traversé plus de deux siècles, alors qu’aucun individu vivant n’avait survécu jusqu’à l’époque des enregistrements sonores.
- 3.La mention d’un mascarin captif en 1834 avait longtemps servi de repère, mais sa fiabilité avait été remise en question.
- 4.Les illustrations anciennes n’avaient pas toutes donné les mêmes couleurs à son plumage, ce qui compliquait la reconstitution de son apparence.
Pourquoi le mascarin de La Réunion a disparu
Chasse et captures
La chasse et les captures étaient considérées comme des causes probables de son déclin. Des individus avaient effectivement été prélevés et envoyés vivants en Europe, sans que l’ampleur totale de ces prélèvements soit connue.
Recul des forêts
Les défrichements liés à la colonisation avaient réduit les milieux boisés de La Réunion. La perte de ressources alimentaires et d’arbres utilisables pour la nidification avait pu contribuer à sa disparition, sans mesure propre à cette espèce.
Animaux introduits
Les mammifères introduits, notamment les rats, avaient pu exercer une pression supplémentaire sur les oiseaux insulaires. Leur contribution exacte à l’extinction du mascarin n’avait pas été démontrée.
Une seule île
Toute la population naturelle dépendait de La Réunion. Aucune population extérieure n’avait pu compenser les pertes subies sur l’île, et les témoignages disponibles n’avaient pas permis de départager précisément les différentes causes.
Ce qu’il en reste aujourd’hui
- Le spécimen parisienUn spécimen naturalisé est conservé au Muséum national d’Histoire naturelle, à Paris. Il constitue une référence matérielle pour étudier l’apparence et l’histoire taxonomique de l’espèce ; sa présence en collection ne signifie pas qu’il est exposé en permanence.
- Le spécimen viennoisLe Naturhistorisches Museum Wien, à Vienne, conserve l’autre spécimen naturalisé connu. Ces deux oiseaux sont particulièrement précieux, car les témoignages écrits ne permettent pas de vérifier seuls tous les détails anatomiques.
- Une extinction documentéeL’UICN classe l’espèce comme éteinte, sous le code EX. Les spécimens, les restes subfossiles et les archives permettent encore des recherches, mais aucune population captive ni aucun programme de réintroduction n’existe.
Questions fréquentes
Quand le mascarin de La Réunion a-t-il disparu ?
Sa disparition se situe probablement autour de 1800, mais aucune date exacte n’est établie. Une mention d’un individu captif en 1834 a souvent été reprise ; elle reste discutée. Il faut donc distinguer la disparition dans la nature, mal datée, et cette possible survie plus tardive en captivité.
Peut-on encore en voir un dans un zoo ?
Non, aucun mascarin vivant ne subsiste, ni dans la nature ni en captivité. Deux spécimens naturalisés sont conservés dans des musées, à Paris et à Vienne. Avant une visite, vérifiez auprès de l’établissement s’ils sont exposés : une collection scientifique n’est pas toujours accessible dans les salles publiques.
Était-ce une espèce française ?
Il vivait naturellement à La Réunion, aujourd’hui département français d’outre-mer. Il appartenait donc à la faune historique de ce territoire. Vous ne pouvez plus l’y observer, quelle que soit la saison. Son statut mondial est EX, et aucune population française actuelle ne subsiste.
Pourquoi connaît-on si mal sa vie ?
Il avait disparu avant les études ornithologiques modernes. Les voyageurs avaient surtout décrit son apparence, et plusieurs observations concernaient des oiseaux captifs. Les deux spécimens naturalisés renseignent sur son anatomie, mais ils ne révèlent pas le nombre d’œufs, les cris ou les déplacements quotidiens.
Pourrait-on le faire revivre ?
Aucun programme établi ne permet aujourd’hui de faire revivre cette espèce. Étudier des restes ou de l’ADN ancien ne suffit pas à produire une population viable. La conservation peut en revanche agir sur les oiseaux encore vivants de La Réunion, en protégeant leurs habitats et en limitant les pressions humaines.
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Sources
- UICN, The IUCN Red List of Threatened Species, Mascarinus mascarin iucnredlist.org
- BirdLife International, DataZone, fiche d’espèce Mascarene Parrot datazone.birdlife.org
- Muséum national d’Histoire naturelle, portail des collections, Mascarinus mascarin science.mnhn.fr
- Naturhistorisches Museum Wien, collection ornithologique nhm.at
Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer





