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La huppe géante de Sainte-Hélène (Upupa antaios)
EX
Upupa antaios

Huppe géante de Sainte-Hélène

Upupa antaios

Aussi appelé Huppe de Sainte-Hélène

La huppe géante de Sainte-Hélène vivait uniquement sur cette île de l’Atlantique Sud. Plus grande que la huppe fasciée, elle possédait des pattes robustes et des ailes réduites, qui suggéraient une vie au sol et une incapacité probable à voler. Aujourd’hui classée éteinte, elle nous est connue par ses ossements, sans description certaine de son plumage.

Statut
ÉteinteDisparue probablement après l’arrivée des humains à Sainte-Hélène en 1502 ; la date exacte reste inconnue.
Taille
Longueur totale inconnue ; les os indiquaient une taille supérieure à celle de la huppe fasciée.
Poids
Inconnu : aucune masse adulte mesurée n’est disponible.
Longévité
Inconnue ; aucune observation suivie d’un individu vivant n’est connue.
Régime
InsectivoreElle mangeait probablement des insectes et d’autres invertébrés du sol, comme le suggèrent sa parenté et son anatomie.
Mode de vie
Diurne, organisation sociale inconnue
Famille
Upupidés (Upupidae), ordre des Bucérotiformes (Bucerotiformes)

Fiche vérifiée le · 5 min de lecture

île de Sainte-Hélène, dans l’Atlantique Sud

Où vivait la huppe géante de Sainte-Hélène ?

Elle fréquentait les milieux terrestres de Sainte-Hélène, mais ses habitats précis et leur répartition en altitude restent inconnus.

Principales régions : Sainte-Hélène, territoire britannique d’outre-mer.

  • Afrique

Aucun individu vivant ; l’effectif avant la disparition est inconnu.

Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaissait-on la huppe géante de Sainte-Hélène ?
  2. Où vivait la huppe géante de Sainte-Hélène ?
  3. Que mangeait-elle ?
  4. Comment se déplaçait-elle et vivait-elle ?
  5. Que savait-on de sa reproduction ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Disparition
  8. Ce qu’il en reste
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaissait-on la huppe géante de Sainte-Hélène ?

Les scientifiques avaient identifié cette espèce grâce à ses os, et non à un oiseau naturalisé. Son squelette indiquait une huppe plus grande que la huppe fasciée actuelle, avec des pattes particulièrement robustes. Ses ailes étaient réduites par rapport à celles de sa parente volante, ce qui avait conduit à proposer qu’elle était incapable de voler.

Son apparence extérieure restait largement inconnue. Aucun plumage conservé ne permettait de décrire ses couleurs, les dessins de ses ailes ou la forme exacte d’une éventuelle huppe de plumes. Les illustrations qui lui donnaient l’allure d’une grande huppe fasciée étaient donc des reconstitutions : elles combinaient les indices du squelette avec l’apparence d’une espèce apparentée.

Où vivait la huppe géante de Sainte-Hélène ?

Son aire naturelle se limitait à Sainte-Hélène, une île volcanique isolée de l’Atlantique Sud. Elle n’avait jamais fait partie de la faune de France. Des ossements avaient été retrouvés notamment à Dry Gut, mais les lieux de découverte ne suffisaient pas à délimiter tous les milieux qu’elle fréquentait autrefois.

Avant les transformations humaines, l’île possédait une végétation indigène très différente des paysages aujourd’hui pâturés ou déboisés. La huppe avait probablement recherché sa nourriture au sol dans une partie de ces milieux. On ne connaissait cependant ni ses préférences précises entre forêt et espaces ouverts, ni l’altitude à laquelle elle était la plus fréquente.

Que mangeait-elle ?

Son régime était probablement dominé par les insectes et d’autres petits invertébrés terrestres. Cette interprétation reposait sur sa parenté avec les huppes actuelles et sur une anatomie compatible avec la recherche de nourriture au sol. Aucun contenu d’estomac conservé ni observation directe ne permettait toutefois de dresser une liste certaine de ses proies.

Ses pattes robustes étaient compatibles avec des déplacements fréquents à terre pendant la recherche de nourriture. Les chercheurs ne disposaient pas de mesures de ses besoins alimentaires quotidiens. Il restait également impossible de savoir si elle exploitait surtout les invertébrés de la litière végétale, ceux du sol ou plusieurs ressources selon les saisons.

Comment se déplaçait-elle et vivait-elle ?

La réduction des ailes constituait le principal indice d’une perte probable du vol. Sur une île isolée, les ancêtres d’un oiseau pouvaient évoluer pendant de nombreuses générations vers une vie davantage terrestre. Pour cette huppe, les os documentaient cette transformation, mais aucune observation ne permettait de décrire sa démarche, sa vitesse ou ses réactions face à un prédateur.

Une activité diurne était vraisemblable par comparaison avec les huppes actuelles ; elle n’avait pas été observée directement. Sa vie sociale demeurait inconnue : aucun témoignage fiable n’indiquait si elle vivait seule, en couple ou en petits groupes. Ses cris, ses parades et l’étendue de ses déplacements sur l’île n’avaient pas non plus été documentés.

Que savait-on de sa reproduction ?

Aucun nid, œuf ou comportement reproducteur n’avait été attribué avec certitude à cette espèce. Le nombre d’œufs par ponte, la durée d’incubation et l’âge du premier envol étaient donc inconnus. Si elle était effectivement incapable de voler, les jeunes avaient dû acquérir leur autonomie au sol, mais leur développement n’avait laissé aucun témoignage direct.

Les huppes actuelles nichaient dans des cavités, mais cette comparaison ne démontrait pas que leur parente de Sainte-Hélène utilisait les mêmes abris. Un arbre creux, une fissure rocheuse ou un autre emplacement restaient des possibilités non vérifiées. Les connaissances disponibles ne permettaient pas davantage de déterminer la saison de reproduction ni le rôle de chaque parent.

Le saviez-vous ?

  • 1.L’espèce a reçu son nom scientifique en 1975, longtemps après sa disparition : les naturalistes l’ont identifiée à partir de ses ossements.
  • 2.Le nom antaios renvoie à Antée, un géant de la mythologie grecque lié à la terre, en référence à sa grande taille et à sa vie terrestre probable.
  • 3.Aucun dessin réalisé devant un individu vivant n’est connu. Les images de cette huppe sont des reconstitutions, dont les couleurs ne peuvent être vérifiées.
  • 4.La huppe fasciée peut encore être observée en France, mais sa parente géante était propre à une seule île de l’Atlantique Sud.

Pourquoi la huppe géante de Sainte-Hélène a disparu

  • Mammifères introduits

    L’arrivée d’animaux introduits, notamment de rats et de chats, avait probablement accru la prédation sur les oiseaux terrestres. Pour cette huppe, le rôle exact de chaque prédateur n’avait pas été mesuré.

  • Transformation de la végétation

    Les chèvres introduites et les défrichements avaient profondément modifié la végétation de Sainte-Hélène. Ces changements avaient pu réduire les abris et les ressources alimentaires de l’espèce.

  • Une seule île

    Toute son aire connue tenait sur Sainte-Hélène, sans population extérieure susceptible de remplacer les oiseaux disparus. Son incapacité probable à voler avait aussi limité ses possibilités de fuite face aux nouveaux prédateurs.

Ce qu’il en reste aujourd’hui

  • Ossements en muséeDes restes attribués à l’espèce ont été conservés dans les collections du Natural History Museum de Londres. Ces pièces permettent de comparer son anatomie à celle des huppes actuelles.
  • Description scientifique accessibleLa monographie de Storrs L. Olson, « Paleornithology of St. Helena Island, South Atlantic Ocean », publiée en 1975 par la Smithsonian Institution, documente l’espèce et les autres oiseaux disparus de l’île. Elle reste une référence pour l’étude de cette ancienne faune.
  • Aucune population survivanteLe statut EX signifie que l’espèce est éteinte, sans population connue dans la nature ou en captivité. Aucun programme d’élevage ou de réintroduction ne peut donc s’appuyer sur des individus survivants.

Questions fréquentes

Quand la huppe géante de Sainte-Hélène a-t-elle disparu ?

La date exacte est inconnue. Sa disparition est généralement placée après la découverte de Sainte-Hélène par les Européens en 1502, dans le contexte des introductions d’animaux et de la transformation des habitats. Aucun dernier individu observé avec certitude ne permet de donner une année précise.

Pouvait-elle voler ?

Elle était probablement incapable de voler. Ses ailes réduites et ses pattes robustes ont conduit les scientifiques à cette interprétation. Comme aucun individu vivant n’a été étudié, il faut distinguer cette conclusion anatomique, bien étayée, d’une observation directe de ses déplacements.

Connaît-on les couleurs de son plumage ?

Non, aucun plumage conservé n’est connu. Les ossements renseignent sur la taille et les proportions du corps, sans révéler les couleurs des plumes. Les images inspirées de la huppe fasciée donnent une apparence possible, mais leurs motifs et leurs teintes restent hypothétiques.

Était-elle présente en France ?

Non, son aire naturelle connue se limitait à Sainte-Hélène. Elle ne possède donc pas de statut de menace dans une liste rouge nationale française. La huppe fasciée, une autre espèce toujours vivante, peut être observée en France et ne doit pas être confondue avec elle.

Pourrait-on la réintroduire sur son île ?

Une réintroduction nécessite des animaux vivants de la même espèce, et aucun ne subsiste. Les ossements conservés servent à la recherche, mais ne constituent pas une population d’élevage. Aucun programme documenté ne permet actuellement de faire revenir cette huppe à Sainte-Hélène.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Sur quelle île cette huppe vivait-elle naturellement ?
  2. 2.Quels éléments ont permis de décrire l’espèce ?
  3. 3.Que suggèrent ses ailes réduites et ses pattes robustes ?

Sources

  1. UICN, Liste rouge mondiale, Upupa antaios iucnredlist.org
  2. BirdLife International, DataZone, Saint Helena Hoopoe (Upupa antaios) datazone.birdlife.org
  3. Smithsonian Institution, Storrs L. Olson, Paleornithology of St. Helena Island, South Atlantic Ocean (1975) repository.si.edu

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

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