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Le hibou de Rodrigues (Mascarenotus murivorus)
EX
Mascarenotus murivorus

Hibou de Rodrigues

Mascarenotus murivorus

Aussi appelé Petit-duc de Rodrigues, hibou de Rodrigues à oreilles

Le hibou de Rodrigues était un petit rapace nocturne endémique de l’île Rodrigues, dans les Mascareignes. Il ne vivait nulle part ailleurs et avait probablement chassé de petits animaux dans les bois insulaires. Les défrichements, les prédateurs introduits et les transformations de l’île avaient contribué à sa disparition, probablement au XVIIIe siècle.

Statut
Éteintedisparu probablement au XVIIIe siècle
Taille
environ 35 à 40 cm de longueur, estimation fondée sur les ossements et les descriptions anciennes
Poids
inconnu, aucun poids fiable n’ayant été mesuré sur un individu vivant
Longévité
inconnue, car aucun individu n’avait été conservé vivant en captivité
Régime
CarnivoreIl mangeait probablement des petits vertébrés, des insectes et d’autres animaux nocturnes, comme le suggère son nom scientifique, qui signifie « mangeur de souris ».
Mode de vie
Nocturne, probablement solitaire ou en couple
Famille
Strigidés (Strigidae), ordre des Strigiformes

Fiche vérifiée le · 5 min de lecture

île Rodrigues, dans l’archipel des Mascareignes

Où vivait le hibou de Rodrigues ?

Il fréquentait les forêts et les zones boisées de Rodrigues, une île volcanique basse de l’océan Indien, où il nichait probablement dans des cavités ou sur des falaises.

Principales régions : Rodrigues, Maurice.

  • Afrique
  • Océans
Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître le hibou de Rodrigues
  2. Où vivait le hibou de Rodrigues ?
  3. Que mangeait le hibou de Rodrigues ?
  4. Comment se comportait le hibou de Rodrigues ?
  5. Comment se reproduisait le hibou de Rodrigues ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Disparition
  8. Ce qu’il en reste
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître le hibou de Rodrigues

Le hibou de Rodrigues n’avait pas été photographié et aucun spécimen naturalisé complet n’était connu avec certitude. Les scientifiques avaient donc reconstitué son apparence à partir de ses os, de comparaisons avec les petits-ducs des Mascareignes et de récits anciens. Il devait mesurer environ 35 à 40 centimètres, avec une silhouette de petit hibou robuste.

Son nom français évoquait probablement des aigrettes de plumes au sommet de la tête, comme chez certains petits-ducs. Sa couleur exacte restait incertaine, mais son plumage devait l’aider à se fondre dans les troncs et les feuillages nocturnes. Les descriptions anciennes étaient trop brèves pour déterminer précisément ses motifs et ses teintes.

Les restes du squelette permettaient de le distinguer des autres hiboux disparus de Maurice et de La Réunion. Sa morphologie indiquait un oiseau capable de saisir des proies au sol ou dans les branches, avec des serres adaptées à la chasse.

Où vivait le hibou de Rodrigues ?

Le hibou de Rodrigues vivait uniquement sur Rodrigues, une petite île volcanique située à environ 560 kilomètres à l’est de Maurice. Il occupait probablement les forêts indigènes, les boisements denses et les ravines, qui lui fournissaient des perchoirs, des abris et des lieux de nidification.

À l’arrivée des premiers visiteurs européens, Rodrigues possédait davantage de végétation naturelle qu’aujourd’hui. Les défrichements avaient ensuite réduit les forêts et modifié les paysages. Cette perte d’habitat avait probablement diminué les endroits favorables à la chasse et à la reproduction.

Les scientifiques ne connaissaient pas son altitude préférée. Comme d’autres hiboux insulaires des Mascareignes, il devait utiliser les arbres creux, les cavités rocheuses ou les recoins protégés pour se reposer et nicher.

Que mangeait le hibou de Rodrigues ?

Le hibou de Rodrigues était probablement carnivore. Son nom scientifique, Mascarenotus murivorus, faisait référence à une alimentation comprenant peut-être des souris ou d’autres petits mammifères. Cette interprétation restait prudente, car aucune observation directe de chasse n’avait été conservée.

Il devait aussi capturer des lézards, de gros insectes et d’autres petits animaux présents dans les bois de Rodrigues. Ses serres et son bec étaient ceux d’un prédateur nocturne, capable de repérer une proie dans l’obscurité et de l’emporter depuis le sol.

Les îles abritaient autrefois une faune différente de celle d’aujourd’hui. La disparition ou l’introduction de certaines proies avait donc pu modifier les possibilités alimentaires du hibou avant sa disparition.

Comment se comportait le hibou de Rodrigues ?

Le hibou de Rodrigues était actif la nuit. Il devait passer la journée immobile dans un arbre creux, une cavité rocheuse ou un feuillage dense, puis sortir après le coucher du soleil pour rechercher ses proies. Les petits-ducs apparentés utilisaient souvent des cris territoriaux pour signaler leur présence.

Son comportement social restait mal connu. Il vivait probablement seul ou en couple, comme beaucoup de petits rapaces nocturnes. Les récits historiques ne donnaient pas assez de détails pour savoir s’il était particulièrement farouche, curieux ou facile à approcher.

L’absence de mammifères prédateurs indigènes sur Rodrigues avait peut-être rendu cet oiseau moins méfiant envers les humains. Cette hypothèse s’appliquait à plusieurs oiseaux insulaires disparus, mais elle n’avait pas été démontrée directement pour chaque individu de cette espèce.

Comment se reproduisait le hibou de Rodrigues ?

La reproduction du hibou de Rodrigues n’avait jamais été observée par des naturalistes modernes. Il devait probablement former un couple pendant la période de reproduction, comme de nombreux hiboux, puis défendre un territoire contenant un abri et suffisamment de proies.

La femelle avait vraisemblablement pondu quelques œufs dans une cavité d’arbre, une crevasse ou un autre emplacement protégé. Les jeunes auraient dépendu des adultes pendant plusieurs semaines après l’éclosion, mais la durée exacte de cette période restait inconnue.

Aucun nid, œuf ou jeune attribué avec certitude à Mascarenotus murivorus n’avait fourni de calendrier précis. Les connaissances sur sa reproduction provenaient donc de comparaisons avec les petits-ducs des îles voisines.

Le saviez-vous ?

  • 1.Son nom scientifique, Mascarenotus murivorus, faisait allusion à un oiseau des Mascareignes qui mangeait probablement des souris.
  • 2.Rodrigues avait aussi abrité le solitaire de Rodrigues, un grand oiseau terrestre disparu au XVIIIe siècle.
  • 3.Le hibou de Rodrigues appartenait à un groupe de petits hiboux insulaires dont des espèces vivaient autrefois à Maurice et à La Réunion.
  • 4.Les ossements subfossiles pouvaient rester conservés dans le sol pendant des siècles après la disparition de l’oiseau.

Pourquoi le hibou de Rodrigues a disparu

  • Défrichement des forêts

    La conversion des boisements en terres agricoles avait réduit les habitats disponibles et les cavités utilisables pour se reposer ou nicher.

  • Prédateurs introduits

    Les rats, les chats et d’autres animaux introduits avaient probablement consommé des œufs, des jeunes ou des adultes. Leur rôle exact n’avait pas pu être mesuré pour cette espèce.

  • Faible population insulaire

    Une espèce présente sur une seule île restait vulnérable aux changements rapides du milieu. La petite taille probable de sa population avait accentué les effets des perturbations.

Ce qu’il en reste aujourd’hui

  • Restes en muséeDes ossements et des documents historiques étaient conservés dans des collections d’histoire naturelle, notamment au Natural History Museum de Londres et au Muséum national d’histoire naturelle de Paris. Ces collections permettaient d’étudier son anatomie et son histoire.
  • Recherche scientifiqueLes recherches paléontologiques sur les dépôts de Rodrigues et la révision des collections anciennes aidaient à préciser sa répartition et la date probable de sa disparition. Aucun programme d’élevage, de réintroduction ou de retour à l’état sauvage n’était possible pour une espèce éteinte.
  • Statut mondialLe hibou de Rodrigues était classé EX, éteint, sur la Liste rouge mondiale de l’UICN. La CITES n’avait pas d’annexe de commerce à appliquer à une espèce disparue dont aucun animal vivant n’existait.

Questions fréquentes

Que mangeait le hibou de Rodrigues ?

Le hibou de Rodrigues mangeait probablement des souris ou d’autres petits mammifères, ainsi que des lézards, des insectes et de petits animaux nocturnes. Son régime exact n’avait jamais été observé directement, car l’espèce avait disparu avant les études naturalistes modernes.

Combien de temps vivait le hibou de Rodrigues ?

Le hibou de Rodrigues vivait probablement plusieurs années, comme d’autres petits hiboux, mais sa longévité exacte restait inconnue. Aucun individu n’avait été suivi en nature ni maintenu dans un parc zoologique, ce qui empêchait de donner un âge moyen fiable.

Où vivait le hibou de Rodrigues ?

Le hibou de Rodrigues vivait uniquement sur l’île Rodrigues, dans l’archipel des Mascareignes, à l’est de Madagascar. Il fréquentait probablement les forêts indigènes, les ravines boisées et les secteurs offrant des cavités pour se reposer ou nicher.

Le hibou de Rodrigues était-il dangereux ?

Le hibou de Rodrigues n’était pas considéré comme dangereux pour les humains. Comme les autres petits rapaces nocturnes, il devait surtout chercher à éviter les personnes et à capturer de petites proies, sans les attaquer.

Quelle taille faisait le hibou de Rodrigues ?

Le hibou de Rodrigues faisait probablement environ 35 à 40 centimètres de longueur. Cette fourchette restait une estimation fondée sur ses ossements et sur des comparaisons avec les autres petits-ducs des Mascareignes.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Sur quelle île le hibou de Rodrigues vivait-il ?
  2. 2.Quel était le statut du hibou de Rodrigues ?
  3. 3.Comment les scientifiques connaissaient-ils surtout le hibou de Rodrigues ?

Sources

  1. UICN, Liste rouge des espèces menacées iucnredlist.org
  2. BirdLife International, Data Zone datazone.birdlife.org
  3. Wikipédia, Petit-duc de Rodrigues fr.wikipedia.org

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

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