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Le harle de Nouvelle-Zélande (Mergus australis)
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Mergus australis

Harle de Nouvelle-Zélande

Mergus australis

Aussi appelé Harle austral

Le harle de Nouvelle-Zélande était un canard plongeur endémique des îles néo-zélandaises. Il nageait dans les rivières, les lacs et les eaux côtières de l’île du Sud et de l’île Stewart. La chasse, la transformation des milieux et les mammifères introduits ont contribué à sa disparition, généralement située autour de 1902.

Statut
ÉteinteDisparu vers 1902, après une dernière observation confirmée signalée au début du XXe siècle. Des formes insulaires apparentées avaient pu survivre quelques années de plus selon les sources.
Taille
environ 58 à 66 cm de longueur corporelle
Poids
inconnu, aucune fourchette fiable n’est publiée
Longévité
Inconnue dans la nature et en captivité, car l’espèce n’a jamais été maintenue durablement en élevage
Régime
CarnivoreIl capturait surtout de petits poissons, des larves d’insectes, des crustacés et d’autres animaux aquatiques.
Mode de vie
Diurne, en couple ou en petits groupes
Famille
Anatidés (Anatidae), ordre des Ansériformes (Anseriformes)

Fiche vérifiée le · 5 min de lecture

île du Sud et île Stewart, en Nouvelle-Zélande

Où vivait le harle de Nouvelle-Zélande ?

Il fréquentait les rivières lentes, les lacs, les lagunes et les estuaires abrités, souvent près de forêts tempérées, dans les îles de Nouvelle-Zélande.

Principales régions : Nouvelle-Zélande, île du Sud, île Stewart.

  • Océanie
Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître le harle de Nouvelle-Zélande ?
  2. Où vivait le harle de Nouvelle-Zélande ?
  3. Que mangeait le harle de Nouvelle-Zélande ?
  4. Comment vivait le harle de Nouvelle-Zélande ?
  5. Comment se reproduisait le harle de Nouvelle-Zélande ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Disparition
  8. Ce qu’il en reste
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître le harle de Nouvelle-Zélande ?

Le harle de Nouvelle-Zélande mesurait autour de 60 centimètres. Le mâle avait une tête sombre à reflets verts, une zone blanche autour du cou et une poitrine rousse. Son bec long et étroit était adapté à la capture de proies sous l’eau. La femelle était plus grise et plus brune, avec une huppe visible à l’arrière de la tête.

Les naturalistes le distinguaient des autres canards néo-zélandais par sa silhouette allongée, son bec dentelé et ses habitudes de plongée. Les dessins anciens et les spécimens de musée montraient un oiseau robuste, capable de nager dans des eaux courantes et de se déplacer entre les rives boisées.

Où vivait le harle de Nouvelle-Zélande ?

Il vivait principalement dans l’île du Sud et l’île Stewart, en Nouvelle-Zélande. Il fréquentait les rivières, les lacs, les lagunes et les estuaires protégés. Les zones boisées proches de l’eau lui servaient probablement de refuge et de lieu de nidification.

Les observations historiques le plaçaient aussi dans des secteurs côtiers abrités, où l’eau douce rencontrait la mer. Il évitait vraisemblablement les grandes étendues ouvertes et très agitées, car sa morphologie correspondait à celle d’un canard plongeur des eaux calmes ou courantes.

Que mangeait le harle de Nouvelle-Zélande ?

Il se nourrissait sous l’eau, après une courte plongée. Son régime comprenait de petits poissons, des larves d’insectes, des crustacés et d’autres invertébrés aquatiques. Son bec étroit et dentelé retenait les proies glissantes, comme chez les autres harles.

La nourriture variait probablement selon la saison, le débit des rivières et la richesse des lacs. Il pouvait chercher ses proies près des rochers, dans les zones peu profondes et parmi les végétaux aquatiques, où les larves et les petits animaux étaient nombreux.

Comment vivait le harle de Nouvelle-Zélande ?

Il était actif pendant la journée et passait une partie de son temps à plonger. Les couples ou les petits groupes se déplaçaient sur l’eau, puis gagnaient les berges pour se reposer et lisser leurs plumes. Comme les autres harles, il devait utiliser ses pattes palmées pour poursuivre ses proies sous la surface.

Les récits anciens décrivaient un oiseau relativement discret, souvent observé sur des cours d’eau isolés. Cette discrétion ne l’a toutefois pas protégé de la chasse, car les oiseaux vivant sur des îles sans prédateurs mammifères avaient peu de moyens de fuir les animaux introduits.

Comment se reproduisait le harle de Nouvelle-Zélande ?

Les détails de sa reproduction restaient incomplets. Comme les autres harles, il nichait probablement près de l’eau, dans une cavité d’arbre, une berge creuse ou un abri végétal. La femelle devait couver les œufs, tandis que les jeunes gagnaient rapidement l’eau après l’éclosion.

Les informations disponibles provenaient surtout de spécimens, de récits et de comparaisons avec des espèces proches. La taille des pontes, la durée exacte de l’incubation et l’âge auquel les jeunes devenaient indépendants n’étaient pas établis avec une certitude suffisante.

Le saviez-vous ?

  • 1.Son bec portait de petites lamelles dentées qui l’aidaient à retenir les poissons et les invertébrés capturés sous l’eau.
  • 2.Le mâle possédait une poitrine rousse et une tête sombre à reflets verts, tandis que la femelle était plus grise et huppée.
  • 3.Des spécimens conservés dans les musées permettent encore d’étudier son plumage, son squelette et ses relations avec les autres harles.
  • 4.Sa disparition faisait partie des extinctions d’oiseaux insulaires liées à la chasse et à l’arrivée de mammifères prédateurs.

Pourquoi le harle de Nouvelle-Zélande a disparu

  • Chasse intensive

    Les habitants et les voyageurs capturaient ce canard pour sa chair et ses plumes. La chasse réduisait les effectifs d’une espèce déjà limitée à quelques îles.

  • Mammifères introduits

    Les rats, les chats, les chiens et les porcs introduits en Nouvelle-Zélande pouvaient tuer les adultes, les jeunes ou les oiseaux au nid. Les œufs étaient particulièrement vulnérables.

  • Milieux dégradés

    La transformation des rives, la déforestation et les perturbations des cours d’eau réduisaient les lieux favorables à l’alimentation et à la reproduction.

Ce qu’il en reste aujourd’hui

  • Spécimens conservésDes peaux, des os et d’autres pièces sont conservés notamment au Museum of New Zealand Te Papa Tongarewa, à Auckland Museum et au Natural History Museum de Londres. Ces collections servent encore aux études morphologiques et génétiques.
  • Aucune réintroductionAucun individu vivant n’était connu et aucun programme d’élevage ou de réintroduction n’était possible. Les recherches reposaient sur les collections des musées, les récits historiques et la comparaison avec les harles encore vivants.
  • Leçons pour les îlesLa protection actuelle des forêts, des zones humides et des oiseaux insulaires en Nouvelle-Zélande, notamment par le Department of Conservation, visait à éviter de nouvelles extinctions provoquées par les espèces introduites.

Questions fréquentes

Quand le harle de Nouvelle-Zélande a-t-il disparu ?

La dernière observation confirmée généralement retenue date de 1902, mais les sources ne s’accordent pas toujours sur les dernières survivances de certaines populations insulaires. L’espèce a donc disparu au début du XXe siècle, après un déclin rapide lié à la chasse et aux prédateurs introduits.

Le harle de Nouvelle-Zélande vivait-il en France ?

Non. Cette espèce était endémique de Nouvelle-Zélande et n’avait pas d’aire naturelle en France. Les harles observables en France appartiennent à d’autres espèces, notamment le harle bièvre, qui fréquente certains lacs, cours d’eau et littoraux en hiver.

Pourquoi les espèces insulaires étaient-elles si vulnérables ?

De nombreux oiseaux insulaires avaient évolué avec peu de mammifères prédateurs. L’arrivée de rats, de chats, de chiens ou de porcs introduits pouvait donc bouleverser rapidement les nids, les jeunes et les adultes, surtout lorsque la chasse réduisait déjà les effectifs.

Peut-on voir un harle de Nouvelle-Zélande dans un zoo ?

Non. Aucun individu vivant n’était connu et l’espèce était considérée comme éteinte. Vous pouvez toutefois voir des spécimens naturalisés ou des os dans certaines collections, notamment au Museum of New Zealand Te Papa Tongarewa, à Auckland Museum et au Natural History Museum de Londres.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Dans quelle région le harle de Nouvelle-Zélande vivait-il ?
  2. 2.Quel type d’oiseau était le harle de Nouvelle-Zélande ?
  3. 3.Quelle cause a contribué à sa disparition ?

Sources

  1. UICN, Liste rouge des espèces menacées iucnredlist.org
  2. New Zealand Birds Online, base de données ornithologique néo-zélandaise nzbirdsonline.org.nz
  3. Department of Conservation, conservation de la nature en Nouvelle-Zélande doc.govt.nz

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

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