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Le grèbe à cou noir (Podiceps nigricollis)
LC
Podiceps nigricollis

Grèbe à cou noir

Podiceps nigricollis

Aussi appelé Grèbe à oreilles, Grèbe nigricollis

Le grèbe à cou noir est un petit oiseau d’eau qui plonge pour capturer ses proies. Il niche dans des étangs et des lacs bordés de végétation, puis rejoint souvent les côtes ou de grands plans d’eau en hiver. En France, il est nicheur local, migrateur et hivernant, et bénéficie d’une protection légale.

Statut
Préoccupation mineurepopulation en baisse
Taille
28 à 34 cm de longueur, pour environ 56 à 60 cm d’envergure
Poids
250 à 450 g environ
Longévité
La longévité moyenne est mal connue dans la nature, mais des individus bagués ont dépassé 10 ans.
Régime
CarnivoreIl capture surtout de petits poissons, des larves d’insectes aquatiques, des crustacés et des têtards en plongeant.
Mode de vie
Diurne, en couple pendant la reproduction, en groupes parfois nombreux en hiver
Famille
Grèbes (Podicipedidae), ordre des Grèbiformes (Podicipediformes)

Fiche vérifiée le · 6 min de lecture

Eurasie, Amérique du Nord et zones d’hivernage tempérées ou subtropicales

Où vit le grèbe à cou noir ?

Il fréquente les lacs, étangs, marais et lagunes riches en végétation aquatique, du niveau de la mer jusqu’à quelques milliers de mètres selon les régions.

Principales régions : France, Espagne, Kazakhstan, Mongolie, Chine, Canada, États-Unis, Mexique.

  • Europe
  • Asie
  • Afrique
  • Amérique du Nord et centrale

Environ 3,9 à 4,6 millions d’individus matures selon l’évaluation mondiale de l’UICN.

Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître le grèbe à cou noir ?
  2. Où vit le grèbe à cou noir ?
  3. Que mange le grèbe à cou noir ?
  4. Comment vit le grèbe à cou noir ?
  5. Comment se reproduit le grèbe à cou noir ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître le grèbe à cou noir ?

En plumage nuptial, le grèbe à cou noir mesure moins de 35 centimètres. Sa tête est noire, son cou également, et de fines plumes dorées partent de l’arrière de ses yeux vers les joues. Ses yeux rouge vif ressortent nettement. Le dos est sombre, tandis que les flancs prennent une teinte rousse.

En hiver, il perd ses couleurs les plus vives. Sa gorge et ses joues deviennent blanchâtres, son dos reste gris sombre et sa tête paraît plus arrondie. Il se distingue alors du grèbe castagneux par sa silhouette plus élancée et son bec fin, légèrement relevé.

Lorsqu’il nage, son corps est enfoncé dans l’eau et seule une petite partie du dos dépasse. Ses pattes sont placées très en arrière, ce qui l’aide à plonger et à se propulser sous l’eau, mais le rend maladroit sur la terre ferme.

Où vit le grèbe à cou noir ?

Pour se reproduire, il recherche des étangs, des lacs peu profonds et des marais où poussent des roseaux, des joncs ou des plantes flottantes. Il installe son nid sur l’eau, fixé à la végétation. Une eau calme et une bonne abondance de petits animaux aquatiques favorisent sa présence.

En France, il niche de façon dispersée, notamment dans des étangs de la Brenne, de la Dombes, du Forez, de la Sologne et dans plusieurs zones humides littorales ou méditerranéennes. Il est plus facile à observer pendant les migrations et en hiver, d’octobre à mars, sur les grands lacs, les étangs, les retenues et certaines lagunes.

Les oiseaux présents en hiver peuvent venir du nord et de l’est de l’Europe. Pour les observer, choisissez un point éloigné de la rive, restez discret et utilisez des jumelles. L’espèce plonge souvent avant même qu’une personne s’approche suffisamment pour la photographier.

Que mange le grèbe à cou noir ?

Il mange de petits animaux aquatiques. Son menu comprend des poissons de petite taille, des larves d’insectes, des crustacés, des mollusques et des têtards. La composition varie selon la saison et selon les proies disponibles dans l’étang ou le lac.

Pour chasser, il plonge depuis la surface et nage sous l’eau grâce à ses pattes placées vers l’arrière. Il peut poursuivre une proie entre les plantes aquatiques. Les plumes avalées avec ses proies forment des petites pelotes dans l’estomac, qui aident à retenir les éléments durs et difficiles à digérer.

Il ne faut pas lui donner de pain ni de nourriture depuis la berge. Ces aliments ne correspondent pas à son régime et les rassemblements d’oiseaux autour des promeneurs peuvent augmenter le dérangement et favoriser la transmission de maladies.

Comment vit le grèbe à cou noir ?

Le grèbe à cou noir passe beaucoup de temps sur l’eau. Il plonge lorsqu’il cherche à manger ou lorsqu’il se sent menacé. Sa fuite est particulière : au lieu de s’envoler immédiatement, il s’enfonce souvent sans bruit et réapparaît plusieurs mètres plus loin.

Pendant la reproduction, le couple réalise des parades coordonnées. Les deux partenaires nagent côte à côte, dressent leur tête et peuvent se présenter des végétaux. En dehors de cette période, les oiseaux se regroupent parfois par dizaines ou par centaines sur les grands plans d’eau, surtout en hiver.

Il vole avec des battements rapides et les pattes étendues vers l’arrière. Le décollage demande une courte course sur l’eau. Sur la terre ferme, ses pattes très reculées rendent la marche difficile, comme chez les autres grèbes.

Comment se reproduit le grèbe à cou noir ?

La reproduction a généralement lieu d’avril à juillet en Europe, avec des variations selon la météo et la région. Le couple construit un nid flottant avec des végétaux morts, souvent attaché à des plantes aquatiques. Le nid peut être difficile à repérer depuis la rive.

La femelle pond le plus souvent trois à quatre œufs, parfois davantage. Les deux adultes couvent pendant environ trois semaines. Les poussins quittent rapidement le nid après l’éclosion et savent nager ; ils restent toutefois dépendants de leurs parents pour être nourris et protégés.

Les jeunes portent un duvet sombre marqué de rayures claires sur la tête. Ils peuvent parfois monter sur le dos d’un adulte pendant les déplacements. Cette position les protège du froid et les éloigne plus facilement des prédateurs aquatiques.

Le saviez-vous ?

  • 1.Ses yeux rouge vif sont particulièrement visibles pendant la période de reproduction, mais paraissent plus sombres à distance.
  • 2.Le nid flottant peut s’enfoncer légèrement sous le poids des adultes et des poussins sans se détacher de la végétation.
  • 3.Les jeunes grèbes à cou noir nagent très peu de temps après leur naissance et suivent leurs parents sur l’eau.
  • 4.Lorsqu’il plonge, il peut disparaître sans éclaboussure, grâce à son corps compact et à ses plumes serrées.

Ce qui menace le grèbe à cou noir

  • Disparition des zones humides

    Le drainage des marais, la baisse du niveau des étangs et la destruction de la végétation aquatique réduisent ses sites de reproduction. La dégradation de la qualité de l’eau diminue aussi ses proies.

  • Dérangement humain

    Les passages répétés de bateaux, chiens ou promeneurs près des nids peuvent faire fuir les adultes et laisser les œufs ou les poussins exposés. Le dérangement est particulièrement sensible d’avril à juillet.

  • Pollution et sécheresse

    Les épisodes de sécheresse peuvent assécher les petits étangs avant l’envol des jeunes. Les pollutions et les déséquilibres liés aux nutriments favorisent parfois une végétation excessive ou des proliférations d’algues.

Protéger le grèbe à cou noir

  • Protection en FranceLe grèbe à cou noir figure parmi les oiseaux protégés en France au titre de l’arrêté du 29 octobre 2009 fixant la liste des oiseaux protégés sur l’ensemble du territoire et les modalités de leur protection. La destruction des individus, des nids et des œufs est interdite.
  • Zones humides protégéesLes réserves naturelles, les sites Natura 2000 et les autres espaces protégés peuvent préserver ses étangs de reproduction et ses sites d’hivernage. La gestion de l’eau et le maintien des roselières sont utiles à l’espèce.
  • Statut de conservationÀ l’échelle mondiale, l’UICN classe l’espèce en préoccupation mineure, avec une tendance globale en baisse. En France, elle est évaluée comme espèce nicheuse sur la Liste rouge nationale des oiseaux nicheurs, tandis que sa protection juridique demeure effective.

Comprendre les catégories de la Liste rouge

Questions fréquentes

Que mange le grèbe à cou noir ?

Le grèbe à cou noir mange surtout de petits poissons, des larves d’insectes aquatiques, des crustacés, des mollusques et des têtards. Il capture ces proies en plongeant. Son régime change selon la saison et la richesse de l’étang ou du lac où il se nourrit.

Combien de temps vit le grèbe à cou noir ?

La durée de vie moyenne du grèbe à cou noir est mal connue, car beaucoup d’oiseaux ne sont jamais suivis individuellement. Des individus bagués ont toutefois dépassé 10 ans dans la nature. La survie dépend notamment de la qualité des zones humides, des migrations et des conditions météorologiques.

Où vit le grèbe à cou noir ?

Le grèbe à cou noir vit sur des étangs, des lacs peu profonds, des marais et des lagunes. En France, il se reproduit localement dans plusieurs régions d’étangs et hiverne aussi sur de grands plans d’eau et le littoral. Les meilleures observations ont lieu d’octobre à mars.

Le grèbe à cou noir est-il dangereux ?

Le grèbe à cou noir est inoffensif pour les promeneurs. Il évite généralement les personnes et plonge pour s’éloigner. Il ne faut toutefois pas tenter de l’attraper ni de s’approcher d’un nid, car le dérangement peut exposer les œufs et les poussins au froid ou aux prédateurs.

Quelle taille fait le grèbe à cou noir ?

Le grèbe à cou noir mesure environ 28 à 34 centimètres de longueur et pèse généralement 250 à 450 grammes. Son envergure atteint environ 56 à 60 centimètres. Il paraît petit sur l’eau, car son corps est enfoncé et ses pattes restent presque toujours sous la surface.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Comment le grèbe à cou noir attrape-t-il souvent ses proies ?
  2. 2.À quoi ressemble surtout le plumage nuptial du grèbe à cou noir ?
  3. 3.Quand le grèbe à cou noir est-il souvent plus facile à observer en France ?

Sources

  1. MNHN, Inventaire national du patrimoine naturel inpn.mnhn.fr
  2. Office français de la biodiversité, biodiversité et espèces protégées ofb.gouv.fr
  3. LPO, oiseaux et protection de la nature lpo.fr

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

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