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Le grèbe à bec bigarré (Podilymbus podiceps)
LC
Podilymbus podiceps

Grèbe à bec bigarré

Podilymbus podiceps

Aussi appelé Grèbe à gros bec

Le grèbe à bec bigarré est un petit oiseau plongeur des eaux douces américaines. Son bec épais porte une bande sombre en période de reproduction, et ses doigts lobés l’aident à nager sans véritables pattes palmées. L’espèce est classée en préoccupation mineure à l’échelle mondiale et n’est pas naturellement présente en France.

Statut
Préoccupation mineurepopulation stable
Taille
31 à 38 cm de longueur, pour une envergure d’environ 45 à 50 cm
Poids
238 à 450 g environ
Longévité
Jusqu’à environ 10 ans dans la nature selon les données disponibles ; la longévité en parc zoologique est peu documentée.
Régime
CarnivoreIl capture sous l’eau des insectes aquatiques, des crustacés, des têtards, des grenouilles et de petits poissons.
Mode de vie
Diurne, en couple pendant la reproduction, parfois solitaire
Famille
Grèbes (Podicipedidae), ordre des Podicipédiformes (Podicipediformes)

Fiche vérifiée le · 6 min de lecture

Amériques, du Canada méridional à l’Argentine et au Chili

Où vit le grèbe à bec bigarré ?

Il fréquente les étangs, marais, lacs peu profonds, fossés inondés et cours d’eau lents, généralement dans les plaines et les basses altitudes.

Principales régions : Canada, États-Unis, Mexique, Cuba, Colombie, Brésil, Argentine, Chili.

  • Amérique du Nord et centrale
  • Amérique du Sud
Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître le grèbe à bec bigarré ?
  2. Où vit le grèbe à bec bigarré ?
  3. Que mange le grèbe à bec bigarré ?
  4. Comment vit le grèbe à bec bigarré ?
  5. Comment se reproduit le grèbe à bec bigarré ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître le grèbe à bec bigarré ?

Ce grèbe mesure généralement 31 à 38 centimètres. Son corps brun grisâtre paraît trapu sur l’eau, tandis que sa queue très courte est presque invisible. Le cou est brun clair à beige, le dos sombre et les flancs présentent souvent des nuances rousses. En vol, les ailes montrent des zones claires, mais l’oiseau préfère souvent plonger plutôt que s’envoler.

En période de reproduction, le bec épais devient gris blanchâtre avec une large bande noire transversale. Cette marque explique son nom français. En dehors de cette période, le bec est plus pâle et la bande peut être moins nette. Les jeunes ont la tête rayée de clair et de sombre, ce qui les distingue des adultes.

Ses pattes sont placées très en arrière du corps, une disposition efficace pour nager et plonger. Ses doigts ne sont pas reliés par une membrane continue : chacun porte un lobe de peau. Cette particularité permet de prendre appui sous l’eau tout en gardant une bonne mobilité.

Où vit le grèbe à bec bigarré ?

L’espèce vit dans les Amériques. Elle se reproduit au Canada méridional, aux États-Unis, au Mexique, dans les Caraïbes et dans une grande partie de l’Amérique centrale et de l’Amérique du Sud. Les populations du nord peuvent se déplacer vers des régions moins froides en hiver, alors que celles des régions tropicales restent souvent proches de leur territoire.

Elle choisit surtout des eaux douces peu profondes, riches en végétation aquatique : étangs, marais, lacs calmes, canaux et bras tranquilles de rivières. Les plantes émergées lui servent à se cacher, à construire son nid flottant et à approcher ses proies.

Le grèbe à bec bigarré n’est pas une espèce sauvage de France métropolitaine. Un oiseau observé ici dans un milieu humide serait exceptionnel et pourrait correspondre à un individu échappé ou à une confusion avec un autre grèbe. Il ne figure donc pas dans la Liste rouge française comme espèce nicheuse régulière.

Que mange le grèbe à bec bigarré ?

Il se nourrit principalement d’animaux aquatiques. Il capture des insectes et leurs larves, des libellules, des coléoptères, des crustacés, des têtards, de petites grenouilles et de petits poissons. Il peut aussi avaler quelques végétaux et des graines, surtout lorsque les proies animales sont moins disponibles.

Pour chasser, il se laisse couler ou plonge brusquement depuis la surface. Ses pattes placées à l’arrière du corps le propulsent avec efficacité. Il peut poursuivre une proie sous l’eau pendant plusieurs secondes avant de remonter, souvent à un endroit différent de celui où il a disparu.

Les adultes donnent parfois à leurs petits de petites plumes. Elles sont avalées avec les aliments et contribuent à former des pelotes qui emprisonnent les éléments difficiles à digérer, comme certaines arêtes ou parties chitineuses d’insectes.

Comment vit le grèbe à bec bigarré ?

Il passe beaucoup de temps seul ou en couple et reste discret dans la végétation. Lorsqu’il se sent menacé, il peut enfoncer progressivement son corps dans l’eau jusqu’à ne laisser apparaître que sa tête. Cette manière de disparaître lui vaut parfois le surnom d’oiseau sous-marin.

Son vol est moins fréquent que celui de nombreux canards. Il doit généralement courir sur l’eau en battant des ailes pour décoller. En revanche, il nage avec aisance et peut s’éloigner sous la surface pour éviter un prédateur ou rejoindre une zone de chasse.

Le chant nuptial comprend des appels graves et répétés, souvent émis depuis une zone de végétation. Le couple défend un petit territoire autour du nid. Les adultes peuvent aussi produire des cris d’alarme lorsqu’un prédateur s’approche des poussins.

Comment se reproduit le grèbe à bec bigarré ?

La reproduction a lieu lorsque les eaux sont libres de glace et que la végétation offre suffisamment d’abris. Le couple construit un nid flottant avec des tiges et des feuilles aquatiques. Le nid reste attaché à des plantes ou à des branches, mais il peut monter et descendre avec le niveau de l’eau.

La femelle pond généralement plusieurs œufs, souvent entre 3 et 10. Les deux parents couvent et se relaient pendant environ trois semaines. Après l’éclosion, les poussins quittent rapidement le nid, mais ils restent dépendants des adultes pour être nourris et protégés.

Les petits peuvent grimper sur le dos d’un parent lorsqu’ils se reposent ou lorsqu’un danger approche. Ils apprennent progressivement à plonger et deviennent autonomes après plusieurs semaines. Dans les régions favorables, un couple peut élever plus d’une nichée au cours de la même saison.

Le saviez-vous ?

  • 1.Le grèbe à bec bigarré peut s’enfoncer progressivement dans l’eau sans plonger d’un seul coup, ce qui le rend difficile à suivre.
  • 2.Ses doigts portent des lobes séparés, une adaptation différente des palmes continues des canards.
  • 3.Un adulte transporte parfois ses poussins sur le dos, même lorsqu’il nage ou cherche de la nourriture.
  • 4.Les plumes avalées par l’oiseau forment une pelote qui aide à évacuer les restes indigestes de ses proies.

Ce qui menace le grèbe à bec bigarré

  • Disparition des marais

    Le drainage des zones humides, le comblement des étangs et la destruction de la végétation des berges réduisent ses sites de reproduction. La pollution de l’eau peut aussi diminuer les proies disponibles.

  • Dérangement des nids

    Les embarcations, les chiens non tenus à distance et les travaux sur les berges peuvent faire fuir les adultes et exposer les œufs ou les poussins aux prédateurs.

  • Prises accidentelles

    Comme d’autres oiseaux d’eau, il peut être blessé par des lignes de pêche abandonnées ou par des collisions avec certains aménagements proches des zones humides.

Protéger le grèbe à bec bigarré

  • Protection des zones humidesLa conservation des marais, étangs et végétations de berge protège ses lieux de reproduction et d’alimentation. En Amérique du Nord, l’espèce bénéficie notamment de cadres de protection des oiseaux migrateurs, dont le Migratory Bird Treaty Act aux États-Unis.
  • Suivi des populationsDes comptages d’oiseaux d’eau et des programmes de suivi des oiseaux nicheurs permettent de surveiller son évolution. L’espèce n’est pas inscrite aux annexes de la CITES, car le commerce international n’est pas sa principale menace.

Comprendre les catégories de la Liste rouge

Questions fréquentes

Que mange le grèbe à bec bigarré ?

Le grèbe à bec bigarré mange surtout des insectes aquatiques, des crustacés, des têtards, de petites grenouilles et de petits poissons. Il capture ses proies en plongeant dans les eaux peu profondes. Il consomme aussi parfois des graines et des végétaux.

Combien de temps vit le grèbe à bec bigarré ?

Le grèbe à bec bigarré peut vivre environ 10 ans dans la nature, même si tous les individus n’atteignent pas cet âge. Les données de longévité en parc zoologique sont rares, car cette espèce est surtout étudiée dans ses milieux naturels.

Où vit le grèbe à bec bigarré ?

Le grèbe à bec bigarré vit dans les Amériques, du Canada méridional à l’Argentine et au Chili. Il fréquente les étangs, marais, lacs peu profonds et cours d’eau lents bordés de végétation. Il n’est pas naturellement présent en France.

Le grèbe à bec bigarré est-il dangereux ?

Le grèbe à bec bigarré n’est pas dangereux pour les personnes. Il évite généralement l’approche humaine et préfère plonger ou se cacher dans la végétation. Comme pour tout oiseau sauvage, il faut l’observer à distance et ne jamais tenter de le saisir.

Quelle taille fait le grèbe à bec bigarré ?

Le grèbe à bec bigarré mesure environ 31 à 38 centimètres de longueur et son envergure atteint généralement 45 à 50 centimètres. Son corps compact paraît plus petit qu’un canard colvert, avec lequel il peut parfois partager les mêmes étangs.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Quelle particularité possède le bec du grèbe à bec bigarré en période de reproduction ?
  2. 2.Sur quel continent le grèbe à bec bigarré ne vit-il pas naturellement ?
  3. 3.Comment les poussins du grèbe à bec bigarré se déplacent-ils parfois ?

Sources

  1. UICN, The IUCN Red List of Threatened Species iucnredlist.org
  2. Cornell Lab of Ornithology, All About Birds allaboutbirds.org
  3. BirdLife International, fiches et données sur les oiseaux datazone.birdlife.org

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

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