
Épeire à bosses
Gibbaranea gibbosa
L’épeire à bosses est une petite araignée de la famille des Araneidae, reconnaissable aux deux reliefs visibles sur l’arrière de son abdomen. Elle construit une toile circulaire dans les herbes hautes et les buissons d’Europe, y compris en France. Son statut mondial n’a pas été évalué par l’UICN, et sa tendance reste inconnue.
- Statut
- Non évaluéepopulation inconnue
- Taille
- Corps de 4 à 7 mm, femelles généralement plus grandes que les mâles
- Poids
- Longévité
- Environ un an, avec une génération annuelle ; la durée exacte varie selon le climat
- Régime
- InsectivoreElle capture dans sa toile de petits insectes volants, notamment des moucherons, des moustiques et de petites mouches.
- Mode de vie
- Crépusculaire, solitaire
- Famille
- Épeires (Araneidae), ordre des Araignées (Araneae)
Fiche vérifiée le · 5 min de lecture
Où vit l’épeire à bosses ?
Elle fréquente les lisières, les clairières, les haies et les buissons ensoleillés, surtout dans les régions de plaine et de moyenne altitude.
Principales régions : France, Belgique, Allemagne, Suisse, Italie, Espagne, Royaume-Uni.
- Europe
Sommaire11 parties
Comment reconnaître l’épeire à bosses ?
Le corps mesure généralement de 4 à 7 millimètres. L’abdomen, souvent brun, gris ou verdâtre, porte deux bosses vers l’arrière. Cette silhouette bosselée explique son nom français et aide à la distinguer d’autres petites épeires qui vivent dans les mêmes buissons.
La couleur varie selon les individus et la lumière. Le dessus de l’abdomen peut présenter un dessin sombre en forme de feuille, appelé folium chez les araignées orbitèles. Les pattes sont fines et portent parfois des anneaux plus foncés.
Comme les autres Araneidae, elle possède huit pattes et deux petits crochets à venin près de la bouche. Ces crochets servent à immobiliser les proies, pas à attaquer les humains. Une observation à quelques centimètres suffit généralement, sans la toucher.
Où vit l’épeire à bosses ?
L’épeire à bosses vit en Europe dans les lisières de forêts, les clairières, les haies, les talus et les zones de végétation herbacée. Elle installe sa toile entre des tiges ou de petites branches, souvent à hauteur des yeux ou plus bas.
En France, elle peut être observée dans plusieurs régions lorsque les conditions lui conviennent. Les données sont inégales selon les départements, car les petites araignées sont encore moins recherchées que les papillons ou les oiseaux. Elle préfère les endroits où des arbustes et des herbes restent présents.
La période la plus favorable s’étend généralement du printemps à la fin de l’été, avec des variations selon la latitude, l’altitude et la météo. Une matinée fraîche ou une soirée humide rend les fils de la toile plus visibles.
Que mange l’épeire à bosses ?
Elle mange de petits insectes qui se prennent dans sa toile, notamment des moucherons, de petites mouches et d’autres insectes volants. Elle ne chasse pas les animaux plus grands qu’elle et ne consomme pas de végétaux.
La toile circulaire comporte des fils collants. Quand une proie les touche, les vibrations avertissent l’araignée, qui s’approche rapidement. Elle mord alors l’insecte et injecte des substances digestives qui commencent à liquéfier ses tissus.
La toile doit être entretenue régulièrement. Les fils abîmés par le vent, la pluie ou les captures sont réparés, parfois en partie reconstruits. Cette activité demande de l’énergie, que l’araignée obtient grâce aux proies capturées.
Comment vit l’épeire à bosses ?
L’épeire à bosses mène une vie solitaire. Chaque individu occupe une petite zone autour de sa toile et ne forme pas de colonie organisée. Plusieurs toiles peuvent toutefois se trouver dans la même haie lorsque la végétation fournit assez de supports et d’insectes.
Elle reste souvent immobile près de sa toile pendant les périodes calmes. Les vibrations provoquées par un insecte permettent de localiser la capture, même lorsque l’araignée ne la voit pas directement. La pluie et le vent peuvent la pousser à se cacher dans les feuilles.
Son camouflage dépend de sa couleur et de sa position dans la végétation. Les araignées orbitèles jouent aussi un rôle dans les chaînes alimentaires, car elles servent de proies à des oiseaux, des guêpes et d’autres animaux insectivores.
Comment se reproduit l’épeire à bosses ?
Les adultes se rencontrent pendant la belle saison. Le mâle doit s’approcher avec prudence, car la femelle peut le prendre pour une proie. Il utilise des vibrations et des contacts particuliers pour signaler qu’il est un partenaire de la même espèce.
Après l’accouplement, la femelle produit un cocon contenant ses œufs. Les détails précis de la ponte et du développement sont moins documentés que chez les grandes épeires communes, et ils peuvent varier avec le climat.
Les jeunes araignées sortent du cocon avec une taille minuscule. Elles se dispersent ensuite grâce à de longs fils de soie emportés par l’air, un déplacement appelé ballooning. Cette dispersion aide l’espèce à coloniser de nouveaux buissons ou de nouvelles bordures de prairie.
Le saviez-vous ?
- 1.Les deux bosses de l’abdomen peuvent être discrètes chez certains individus, car la couleur et le dessin du corps varient.
- 2.Une toile d’araignée peut devenir visible le matin lorsque la rosée se dépose sur ses fils très fins.
- 3.Les jeunes araignées peuvent se disperser dans l’air en utilisant un fil de soie, parfois sur plusieurs mètres.
- 4.Son nom scientifique, Gibbaranea gibbosa, fait référence à l’aspect bosselé de l’abdomen.
Ce qui menace l’épeire à bosses
Produits insecticides
Les insecticides utilisés dans les jardins et les cultures peuvent tuer directement l’araignée ou réduire le nombre de petits insectes dont elle se nourrit.
Disparition des haies
L’arrachage des haies, la tonte très fréquente et le nettoyage complet des bordures diminuent les supports disponibles pour les toiles.
Données insuffisantes
La population mondiale et son évolution ne sont pas connues avec précision. Les observations dépendent fortement de l’effort de recherche consacré aux petites araignées.
Protéger l’épeire à bosses
- Protection de l’habitatAucune protection réglementaire spécifique à Gibbaranea gibbosa ni inscription à la CITES n’est connue. La conservation repose surtout sur le maintien des haies, des lisières et des bandes herbeuses, avec une réduction des traitements insecticides.
- Statut françaisL’espèce est signalée en France, mais son statut dans la Liste rouge nationale des araignées n’est pas renseigné ici faute de donnée nationale vérifiée. Une observation peut être déposée dans les dispositifs d’inventaire naturaliste de l’INPN.
Questions fréquentes
Que mange l’épeire à bosses ?
L’épeire à bosses mange surtout de petits insectes volants capturés dans sa toile, comme des moucherons et de petites mouches. Elle les immobilise avec ses crochets à venin, puis les consomme après le début de leur digestion externe.
Combien de temps vit l’épeire à bosses ?
L’épeire à bosses vit généralement environ un an dans la nature. Les adultes apparaissent surtout pendant la belle saison, se reproduisent, puis meurent après la production du cocon. La durée varie selon la température, la nourriture et les conditions locales.
Où vit l’épeire à bosses ?
L’épeire à bosses vit dans les haies, les buissons, les lisières, les clairières et les bordures de prairie en Europe. Elle est présente en France, où elle se rencontre surtout dans une végétation assez dense, ensoleillée et peu traitée.
L’épeire à bosses est-elle dangereuse ?
L’épeire à bosses n’est pas considérée comme dangereuse pour les personnes. Elle cherche à fuir plutôt qu’à mordre. Comme pour toute araignée, évitez de la prendre à la main et laissez-la poursuivre sa vie dans la végétation.
Quelle taille fait l’épeire à bosses ?
L’épeire à bosses mesure environ 4 à 7 millimètres pour le corps, les femelles étant généralement plus grandes que les mâles. Ses pattes augmentent la largeur totale, mais la longueur du corps reste inférieure à celle d’une pièce de monnaie.
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Sources
- Muséum national d’histoire naturelle, Inventaire national du patrimoine naturel inpn.mnhn.fr
- World Spider Catalog, Naturhistorisches Museum Bern wsc.nmbe.ch
- GBIF, Global Biodiversity Information Facility gbif.org
- UICN, The IUCN Red List of Threatened Species iucnredlist.org
Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer





