
Dysdère rouge
Dysdera crocata
Aussi appelé Araignée des cloportes, Dysdère
La dysdère rouge est une petite araignée nocturne présente en France, notamment sous les pierres et les pots des jardins. Ses grandes pièces buccales lui permettent de capturer des cloportes malgré leur carapace. Originaire de la région méditerranéenne et transportée ailleurs par les activités humaines, elle n’a pas été évaluée sur la Liste rouge mondiale de l’UICN.
- Statut
- Non évaluéepopulation inconnue
- Taille
- Corps sans les pattes : environ 9 à 10 mm chez le mâle et 11 à 15 mm chez la femelle ; les fourchettes varient légèrement selon les sources.
- Poids
- Pas de fourchette adulte suffisamment documentée pour cette fiche.
- Longévité
- Environ 2 à 3 ans selon les descriptions naturalistes ; la durée de vie en milieu naturel reste peu documentée.
- Régime
- CarnivoreElle capture surtout des cloportes, mais peut aussi manger d’autres petits invertébrés.
- Mode de vie
- Nocturne, solitaire
- Famille
- Dysdéridés (Dysderidae), ordre des Araignées (Araneae)
Fiche vérifiée le · 5 min de lecture
Où vit la dysdère rouge ?
Elle fréquente les refuges humides sous les pierres, les bois morts et les débris végétaux, dans les jardins, les bois et près des bâtiments.
Principales régions : France, Espagne, Italie, Royaume-Uni, Afrique du Nord, États-Unis, Australie, Nouvelle-Zélande.
- Europe
- Afrique
- Asie
- Amérique du Nord et centrale
- Amérique du Sud
- Océanie
Sommaire11 parties
Comment reconnaître la dysdère rouge
L’avant du corps et les pattes sont rouge orangé à brun rouge, tandis que l’abdomen est généralement crème, gris clair ou beige. Chez l’adulte, le corps mesure environ 9 à 15 mm, sans compter les pattes. Les femelles sont habituellement plus grandes que les mâles.
À l’avant, deux grandes chélicères, les pièces buccales qui portent les crochets, sont bien visibles. Ses six yeux sont regroupés sur une petite zone de la tête. Attention, d’autres dysdères lui ressemblent : une photographie générale ne suffit pas toujours pour identifier l’espèce avec certitude, notamment face à Dysdera erythrina.
Où vit la dysdère rouge ?
Son origine est située dans la région méditerranéenne, mais les transports de plantes, de terre et de matériaux ont favorisé sa présence dans de nombreux pays. Elle habite notamment les jardins, les parcs, les bois et les abords des maisons, là où des abris conservent assez d’humidité pour ses proies.
En France métropolitaine, elle est largement répartie et peut être rencontrée sous une pierre, un pot ou une branche au sol. Les observations sont possibles une grande partie de l’année dans les refuges abrités. Les nuits douces du printemps à l’automne facilitent l’observation d’individus en déplacement ; remettez les objets soulevés en place.
Pourquoi chasse-t-elle les cloportes ?
Les cloportes constituent une part importante de son alimentation. Ces petits crustacés terrestres possèdent des plaques protectrices sur le dos. Les longues chélicères de la dysdère lui permettent de les saisir et d’atteindre des zones moins protégées, notamment leur face inférieure, sans devoir traverser toute l’épaisseur de leur carapace.
Elle poursuit ou approche ses proies au sol, sans tendre de toile pour les piéger. Une fois la proie immobilisée, elle utilise des liquides digestifs puis aspire les tissus liquéfiés, comme les autres araignées. Son menu peut aussi comprendre d’autres petits invertébrés : elle n’est donc pas exclusivement dépendante des cloportes.
Une chasseuse active la nuit
Le jour, elle reste généralement dans une retraite de soie installée sous un objet ou dans une fissure. La nuit, elle sort pour chercher ses proies. Cette retraite limite son exposition à l’air sec et lui procure un abri pendant les périodes vulnérables, notamment lorsqu’elle renouvelle son enveloppe externe par une mue.
Elle vit habituellement seule et peut se défendre si elle est coincée contre la peau. Une morsure est possible lors d’une manipulation, mais elle n’est pas considérée comme une araignée d’importance médicale. Pour l’observer, gardez vos doigts à distance de ses crochets et privilégiez une photographie sans la saisir.
Des œufs protégés dans un abri de soie
Après l’accouplement, la femelle dépose ses œufs dans un cocon associé à sa retraite de soie. Une ponte peut compter plusieurs dizaines d’œufs ; les nombres rapportés varient selon les observations. La femelle reste auprès du cocon et le protège dans ce refuge, généralement dissimulé sous une pierre ou un autre abri.
Les jeunes ressemblent à de petites araignées et grandissent par mues successives, car leur enveloppe rigide ne s’étire pas comme une peau humaine. Leur vitesse de développement dépend notamment de la température et de la nourriture disponible. La durée exacte des différentes étapes est moins bien documentée que leur apparence ou leur régime alimentaire.
Le saviez-vous ?
- 1.Les cloportes qu’elle mange sont des crustacés terrestres : ils appartiennent au même grand groupe que les crabes et les crevettes.
- 2.Elle fabrique de la soie pour son refuge et son cocon, même si elle ne construit pas de toile destinée à capturer ses proies.
- 3.Ses six yeux la distinguent de nombreuses araignées familières, qui en possèdent huit ; ce détail s’observe mieux sur une photographie rapprochée.
- 4.Des populations vivent loin de la Méditerranée, notamment en Amérique et en Océanie, après des introductions liées aux activités humaines.
Ce qui menace la dysdère rouge
Disparition des petits refuges
L’enlèvement systématique des pierres, du bois mort et de la litière réduit les abris humides utilisés par cette araignée et ses proies. L’effet sur ses populations n’est pas quantifié à l’échelle mondiale.
Traitements au jardin
Les insecticides et autres traitements contre les petits invertébrés peuvent l’exposer directement ou diminuer ses ressources alimentaires. Aucune tendance mondiale chiffrée n’est disponible pour l’espèce.
Protéger la dysdère rouge
- Statut en FranceLa dysdère rouge est classée en préoccupation mineure (LC) dans la Liste rouge des araignées de France métropolitaine publiée en 2023. Elle ne bénéficie pas d’une protection nationale spécifique.
- Statut mondialL’espèce n’a pas été évaluée sur la Liste rouge mondiale de l’UICN, d’où le code NE. Elle n’est pas inscrite aux annexes de la CITES.
Questions fréquentes
Que mange la dysdère rouge ?
La dysdère rouge mange surtout des cloportes, ainsi que d’autres petits invertébrés. Ses grandes chélicères lui permettent de saisir ces crustacés et d’atteindre leurs parties moins protégées. Elle chasse principalement la nuit au sol, sans utiliser de toile pour capturer ses proies.
Combien de temps vit la dysdère rouge ?
La dysdère rouge peut vivre environ 2 à 3 ans selon les descriptions naturalistes, mais sa longévité dans la nature reste peu documentée. La température, la nourriture et les conditions d’humidité influencent son développement. Cette durée doit donc être lue comme un ordre de grandeur, pas comme une moyenne précisément établie.
Où vit la dysdère rouge ?
La dysdère rouge vit dans les refuges humides des jardins, des bois et des abords des bâtiments. Présente en France métropolitaine, elle se cache souvent sous les pierres, les pots et le bois mort. Son aire actuelle dépasse largement la Méditerranée, avec des populations introduites sur plusieurs continents.
La dysdère rouge est-elle dangereuse ?
La dysdère rouge n’est pas considérée comme dangereuse pour l’être humain, mais elle peut mordre si elle est coincée ou manipulée. Une morsure peut provoquer une douleur locale : lavez à l’eau et au savon. Demandez un avis médical si les symptômes augmentent ; en cas de difficulté respiratoire ou de malaise, appelez le 15 ou le 112.
Quelle taille fait la dysdère rouge ?
La dysdère rouge mesure généralement de 9 à 15 mm de longueur de corps, sans les pattes. Les mâles se situent souvent autour de 9 à 10 mm et les femelles autour de 11 à 15 mm. Les limites varient légèrement selon les sources ; pattes comprises, elle paraît nettement plus grande.
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Autour de cet animal
Sources
- Liste rouge mondiale de l’UICN, Dysdera crocata iucnredlist.org
- British Arachnological Society, fiches d’identification des araignées : Dysdera crocata britishspiders.org.uk
- Muséum national d’histoire naturelle, INPN : Dysdera crocata inpn.mnhn.fr
Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer





