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Le diprotodon (Diprotodon optatum)
Fos.
Diprotodon optatum

Diprotodon

Diprotodon optatum

Aussi appelé Diprotodon optatum, marsupial géant australien

Le diprotodon était le plus grand marsupial connu. Il vivait en Australie pendant le Pléistocène, jusqu’à environ 44 000 ans avant notre époque. Avec son corps massif, ses deux grandes incisives inférieures et son alimentation végétale, il rappelle à la fois un wombat géant et un rhinocéros sans corne.

Époque
Pléistocène, il y a environ 1,6 million d’années à 44 000 ans
Découverte
Des fossiles ont été signalés dans les années 1830 près de Wellington, en Nouvelle-Galles du Sud, puis Richard Owen a nommé le genre Diprotodon en 1838 ; aucun fossile connu ne vient de France.
Taille
Environ 3 à 4 mètres de longueur
Poids
Environ 2 à 3 tonnes, selon les estimations et les individus
Longévité
Inconnue
Régime
HerbivoreSes incisives et ses molaires indiquent un régime végétal ; il broutait ou cueillait probablement des feuilles, des herbes, des plantes basses et peut-être des fruits selon les milieux.
Mode de vie
Inconnu ; des concentrations de fossiles existent, mais elles peuvent résulter d’une accumulation naturelle et ne prouvent pas à elles seules une vie en troupeau.
Famille
diprotodontidés (Diprotodontidae), ordre des diprotodontes (Diprotodontia)

Fiche vérifiée le · 5 min de lecture

Australie continentale et Tasmanie, dans des gisements du sud, de l’est et du centre

Où vivait le diprotodon ?

Il vivait dans des plaines, des boisements ouverts, des zones humides et des paysages plus secs de l’Australie du Pléistocène.

Principales régions : Australie.

  • Océanie
Sommaire10 parties
  1. À quoi ressemblait le diprotodon ?
  2. Quand et où vivait le diprotodon ?
  3. Que mangeait le diprotodon ?
  4. Comment vivait le diprotodon ?
  5. Ce que nous apprennent ses fossiles
  6. Le saviez-vous ?
  7. Ce qu’il en reste
  8. Questions fréquentes
  9. Testez-vous
  10. Sources

À quoi ressemblait le diprotodon ?

Le diprotodon avait un corps lourd, quatre pattes épaisses et une tête assez basse. Les fossiles montrent un animal proche, par sa construction générale, des wombats et des koalas actuels, qui sont eux aussi des diprotodontes. Sa longueur est souvent estimée entre 3 et 4 mètres, tandis que sa masse atteignait probablement 2 à 3 tonnes.

Son nom signifie « deux dents vers l’avant ». Il fait référence à ses deux grandes incisives inférieures, visibles sur les crânes fossiles. Il possédait aussi des molaires adaptées à l’usure des végétaux. La forme exacte de ses lèvres, de ses oreilles et de son pelage reste inconnue, car les tissus mous se fossilisent rarement.

Comme les autres marsupiaux, il devait donner naissance à un très petit nouveau-né qui terminait son développement dans une poche. Cette étape est déduite de sa parenté, et non d’une poche fossilisée chez un diprotodon.

Quand et où vivait le diprotodon ?

Diprotodon optatum a vécu au Pléistocène, une époque commencée il y a environ 2,6 millions d’années et terminée il y a 11 700 ans. Les fossiles attribués à cette espèce couvrent une période d’environ 1,6 million d’années à 44 000 ans, avec des différences selon les gisements et les méthodes de datation.

Ses restes sont connus dans plusieurs régions de l’Australie actuelle, notamment près de Wellington en Nouvelle-Galles du Sud, dans le bassin du lac Callabonna en Australie-Méridionale, à Naracoorte et dans les Darling Downs du Queensland. Des fossiles de diprotodontes sont aussi connus en Tasmanie, mais l’attribution précise à D. optatum peut varier selon les études.

Il fréquentait des paysages très différents. Des pollens, des sédiments et les isotopes conservés dans les dents indiquent des environnements allant de plaines humides et boisées à des secteurs plus ouverts et plus secs. Il ne vivait donc probablement pas dans un seul type de paysage.

Que mangeait le diprotodon ?

Le diprotodon était herbivore. Ses incisives servaient vraisemblablement à couper ou saisir les végétaux, tandis que ses molaires broyaient la nourriture. L’usure dentaire et la forme des dents montrent une alimentation composée de plantes, mais elles ne permettent pas de reconstituer chaque repas.

Les chercheurs ont étudié les isotopes du carbone conservés dans l’émail dentaire. Ces analyses suggèrent que certains individus mangeaient surtout des plantes de type C3, comme des feuilles, des arbustes et des herbes de saison fraîche. Dans d’autres régions, son alimentation a pu inclure davantage de végétation herbacée.

Son régime exact variait probablement selon l’âge, la saison et la région. Les contenus de l’estomac sont extrêmement rares chez les animaux aussi anciens, et aucun menu détaillé ne peut être affirmé pour toute l’espèce.

Comment vivait le diprotodon ?

Le squelette indique un animal quadrupède, capable de porter une masse considérable sur des membres robustes. Ses proportions ne montrent pas une adaptation à la course rapide. Il devait se déplacer pour rechercher de la nourriture et de l’eau, comme les grands herbivores actuels.

Les femelles devaient élever un petit dans une poche, comme les wombats et les kangourous. La durée de la gestation et le nombre de petits ne sont pas connus pour cette espèce. Les traces de comportement parental ne se conservent presque jamais dans les gisements.

On ignore si les diprotodons vivaient seuls, en petits groupes ou en rassemblements saisonniers. Des os nombreux trouvés au même endroit peuvent provenir d’une sécheresse, d’une inondation, d’un piège naturel ou d’une accumulation sur une longue période.

Ce que nous apprennent ses fossiles

Les crânes, dents et os des membres permettent d’identifier un grand marsupial herbivore et d’estimer sa taille. Les dents renseignent sur la végétation consommée, tandis que les os porteurs indiquent un animal très lourd. Les sédiments associés donnent des indices sur les points d’eau, les sols et les paysages de son époque.

Le diprotodon a été nommé à partir de fossiles australiens étudiés au XIXe siècle. Depuis, les découvertes ont montré que la mégafaune australienne comprenait de nombreux grands marsupiaux, reptiles et oiseaux. Certains gisements, comme ceux du lac Callabonna, ont conservé de nombreux os dans des sédiments salins et argileux.

Sa disparition est généralement située autour de 50 000 à 40 000 ans avant notre époque, selon les régions et les datations. Les chercheurs discutent encore la part des changements climatiques, de la transformation des végétations, des sécheresses et de la chasse humaine. Les fossiles montrent une période de disparition, mais ils ne donnent pas une cause unique et certaine pour chaque population.

Le saviez-vous ?

  • 1.Le nom Diprotodon signifie « deux dents vers l’avant », en référence à ses grandes incisives inférieures.
  • 2.Sa masse pouvait approcher celle d’une petite voiture, alors que ses proches actuels sont des wombats beaucoup plus petits.
  • 3.Des ossements ont été retrouvés près du lac Callabonna, dans un ancien environnement salin d’Australie-Méridionale.
  • 4.Il a vécu en même temps que les premiers humains installés en Australie, mais le lien exact avec sa disparition reste discuté.

Ce qu’il en reste aujourd’hui

  • Fossiles australiensDes fossiles ou des moulages de diprotodon sont présentés dans plusieurs institutions australiennes, notamment l’Australian Museum de Sydney, le Melbourne Museum et le Queensland Museum.

Questions fréquentes

Le diprotodon était-il un dinosaure ?

Non. Il vivait des dizaines de millions d’années après les derniers dinosaures non aviens. C’était un mammifère marsupial, dans le même grand groupe que les wombats et les koalas.

Était-il dangereux pour les humains ?

On ne connaît pas de preuve qu’il attaquait les humains. Sa grande taille pouvait le rendre dangereux s’il était surpris ou poursuivi, comme un très grand herbivore actuel, mais son régime était végétal.

Avait-il vraiment une poche ?

C’est très probable, car les marsupiaux femelles mettent au monde un nouveau-né très immature qui poursuit son développement dans une poche ou une structure comparable. Aucun tissu de poche n’a toutefois été conservé chez un diprotodon.

Pourquoi le diprotodon a-t-il disparu ?

Sa disparition s’est produite pendant une période de changements climatiques et d’arrivée des humains en Australie. Les scientifiques étudient encore la combinaison de la chasse, des sécheresses, des feux et des modifications de la végétation.

Existe-t-il encore un animal aussi grand en Australie ?

Non. Les plus grands animaux terrestres australiens actuels sont beaucoup plus petits. Le diprotodon dépassait largement la masse d’un kangourou roux adulte et comptait parmi les plus grands mammifères terrestres connus d’Australie.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Quel type d’animal était Diprotodon optatum ?
  2. 2.À quoi le nom Diprotodon fait-il référence ?
  3. 3.Sur quel continent les principaux fossiles de diprotodon ont-ils été trouvés ?

Autour de cet animal

Sources

  1. Australian Museum, Diprotodon australian.museum
  2. Natural History Museum de Londres, Diprotodon nhm.ac.uk
  3. University of Adelaide, Lake Callabonna fossils and Australian megafauna adelaide.edu.au

Mis à jour le . Datations et mensurations selon les publications scientifiques ; elles évoluent avec les nouvelles découvertes

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