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Le cercopithèque à diadème (Cercopithecus mitis)
LC
Cercopithecus mitis

Cercopithèque à diadème

Cercopithecus mitis

Aussi appelé cercopithèque bleu, singe bleu

Le cercopithèque à diadème est un singe africain arboricole reconnaissable à son front clair, qui évoque un petit diadème, et à son pelage souvent bleu gris. Il vit dans les forêts d’Afrique centrale et orientale, où il se déplace surtout dans les arbres. L’UICN le classe actuellement parmi les espèces de préoccupation mineure, avec une tendance générale au déclin.

Statut
Préoccupation mineurepopulation en baisse
Taille
Corps de 40 à 65 cm, sans compter la queue, qui mesure environ 50 à 100 cm
Poids
Environ 2,5 à 6,5 kg pour les femelles et 4 à 10 kg pour les mâles
Longévité
Environ 20 ans dans la nature, parfois plus de 25 ans en parc zoologique
Régime
OmnivoreIl mange surtout des fruits, des feuilles et des graines, auxquels s’ajoutent des fleurs, des bourgeons et de petits animaux comme des insectes.
Mode de vie
Diurne, groupes de 10 à 40 individus
Famille
Cercopithécidés (Cercopithecidae), ordre des Primates

Fiche vérifiée le · 6 min de lecture

Afrique centrale et orientale, autour des grands massifs forestiers

Où vit le cercopithèque à diadème ?

Il fréquente les forêts tropicales humides, les forêts de montagne et les forêts-galeries, généralement du niveau de la mer jusqu’à environ 3 000 mètres selon les régions.

Principales régions : Kenya, Ouganda, Tanzanie, Rwanda, Burundi, République démocratique du Congo, Malawi, Zambie.

  • Afrique
Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître le cercopithèque à diadème ?
  2. Où vit le cercopithèque à diadème ?
  3. Que mange le cercopithèque à diadème ?
  4. Comment vit le cercopithèque à diadème ?
  5. Comment se reproduit le cercopithèque à diadème ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître le cercopithèque à diadème ?

Le cercopithèque à diadème possède un corps mince, des membres assez longs et une queue qui dépasse souvent la longueur du corps. Son pelage varie du gris bleuté au brun grisâtre selon les sous-espèces. Le visage est sombre, entouré de poils plus clairs, et une bande claire sur le front forme la marque qui a inspiré son nom français.

Les mâles sont en moyenne plus lourds que les femelles, mais les deux sexes se ressemblent beaucoup. Les jeunes ont souvent une teinte moins contrastée. Comme chez d’autres cercopithèques, les narines sont rapprochées et la queue aide à garder l’équilibre dans les branches, sans servir de cinquième main.

Le nom de cercopithèque bleu est également utilisé, surtout dans les traductions de sources anglophones. Cette appellation peut prêter à confusion, car la couleur du pelage n’est pas toujours franchement bleue et plusieurs sous-espèces présentent des teintes différentes.

Où vit le cercopithèque à diadème ?

L’espèce vit en Afrique centrale et orientale, dans des régions allant du Kenya et de l’Ouganda jusqu’à la Tanzanie, au Malawi et à la Zambie. Elle est aussi présente dans plusieurs pays des Grands Lacs, dont la République démocratique du Congo, le Rwanda et le Burundi. La répartition exacte change selon les sous-espèces reconnues.

Elle recherche les forêts humides, les forêts de montagne et les galeries forestières qui bordent certains cours d’eau. On peut la trouver dans des forêts secondaires si les grands arbres et les ressources alimentaires restent suffisants. Les routes, les champs et les zones habitées fragmentent toutefois les habitats et rendent les déplacements plus difficiles.

Dans les massifs montagneux d’Afrique de l’Est, certains groupes vivent à plus de 2 000 mètres d’altitude. L’espèce passe l’essentiel de la journée dans les arbres, où elle trouve de la nourriture et des branches élevées pour dormir à l’abri de nombreux prédateurs.

Que mange le cercopithèque à diadème ?

Le cercopithèque à diadème mange principalement des fruits et des feuilles. Il consomme aussi des graines, des fleurs, des bourgeons et parfois de l’écorce tendre. Quand les fruits sont rares, les feuilles et les jeunes pousses prennent une place plus grande dans son alimentation.

Des insectes, des œufs et de petits vertébrés complètent parfois le menu. Cette part animale varie selon la saison et le milieu. Les incisives servent à couper les végétaux, tandis que les molaires broient les aliments plus fibreux.

En se déplaçant de branche en branche, il peut disperser les graines contenues dans les fruits qu’il avale. Ce rôle aide certaines plantes forestières à coloniser de nouveaux endroits, surtout lorsque les graines traversent une partie du tube digestif avant d’être rejetées.

Comment vit le cercopithèque à diadème ?

Le cercopithèque à diadème vit généralement en groupe, avec un mâle adulte, plusieurs femelles et leurs jeunes. Certains groupes peuvent compter quelques dizaines d’individus. Les liens sociaux se voient lors de l’épouillage, quand deux singes retirent les parasites et les poussières du pelage de leur partenaire.

Il communique par des cris, des mouvements du visage, des postures et des contacts. Un cri d’alarme peut signaler la présence d’un aigle, d’un léopard ou d’un serpent. Le groupe se resserre alors ou gagne des branches plus épaisses, selon le danger.

L’espèce est active le jour. Elle se repose souvent à plusieurs mètres du sol et change de zone pour chercher des fruits mûrs. Les mâles peuvent aussi surveiller les alentours depuis une branche élevée, tandis que les femelles restent fréquemment proches des jeunes.

Comment se reproduit le cercopithèque à diadème ?

La femelle met généralement au monde un seul petit après une gestation d’environ cinq à six mois. Les naissances peuvent avoir lieu à différentes périodes selon les pluies et la disponibilité des fruits. Le nouveau-né s’accroche d’abord au ventre de sa mère, puis se déplace progressivement sur son dos.

La mère nourrit le petit avec son lait pendant plusieurs mois. Les autres membres du groupe peuvent le toucher, le toiletter ou le porter brièvement, mais la femelle assure l’essentiel des soins. Le jeune apprend en observant les adultes, notamment pour choisir les fruits et reconnaître les cris d’alarme.

La maturité sexuelle arrive après plusieurs années, souvent vers 4 ou 5 ans, avec des différences entre mâles et femelles. Les jeunes mâles peuvent quitter leur groupe natal en grandissant, alors que les femelles restent plus souvent dans leur groupe d’origine.

Le saviez-vous ?

  • 1.La bande claire au-dessus de ses yeux ressemble à un petit diadème, ce qui explique son nom français.
  • 2.Sa longue queue sert surtout de balancier lorsqu’il court sur des branches éloignées les unes des autres.
  • 3.Un groupe peut utiliser plusieurs cris différents pour signaler un rapace, un serpent ou un prédateur terrestre.
  • 4.Le terme de singe bleu vient d’un reflet gris bleuté du pelage, particulièrement visible chez certaines sous-espèces.

Ce qui menace le cercopithèque à diadème

  • Disparition des forêts

    La conversion des forêts en terres agricoles, l’exploitation du bois et la création de routes réduisent les zones où il peut se nourrir et se déplacer.

  • Forêts fragmentées

    Lorsque les arbres sont séparés par des champs ou des routes, les groupes sont isolés et ont davantage de difficultés à rejoindre d’autres populations.

  • Chasse locale

    Dans certaines régions, la chasse pour la viande ou pour protéger les cultures ajoute une pression aux populations déjà touchées par la perte de leur habitat.

Protéger le cercopithèque à diadème

  • Évaluation mondialeL’UICN classe l’espèce en préoccupation mineure, tout en signalant une tendance générale à la baisse. Cette catégorie mondiale ne signifie pas que toutes les populations locales sont en bon état.
  • Aires protégéesDes populations vivent dans des espaces protégés comme le parc national de Kibale en Ouganda, la réserve forestière de Kakamega au Kenya et le parc national des monts Udzungwa en Tanzanie.
  • Commerce encadréCercopithecus mitis est couvert par l’inscription des cercopithécidés à l’annexe II de la CITES, qui encadre le commerce international des spécimens et de leurs produits.

Comprendre les catégories de la Liste rouge

Questions fréquentes

Que mange le cercopithèque à diadème ?

Le cercopithèque à diadème mange surtout des fruits, des feuilles, des graines, des fleurs et des bourgeons. Il capture aussi des insectes et peut consommer de petits animaux. La composition du repas change selon la saison, l’endroit et la quantité de fruits disponibles dans la forêt.

Combien de temps vit le cercopithèque à diadème ?

Le cercopithèque à diadème peut vivre environ 20 ans dans la nature. En parc zoologique, où il reçoit des soins réguliers et rencontre moins de dangers, certains individus peuvent dépasser 25 ans. Les chiffres varient selon les sous-espèces, les conditions de vie et la qualité des observations.

Où vit le cercopithèque à diadème ?

Le cercopithèque à diadème vit dans les forêts tropicales et les forêts de montagne d’Afrique centrale et orientale. Son aire comprend notamment l’Ouganda, le Kenya, la Tanzanie, le Rwanda, le Burundi, la République démocratique du Congo, le Malawi et la Zambie.

Le cercopithèque à diadème est-il dangereux ?

Le cercopithèque à diadème est un animal sauvage qui peut mordre ou griffer s’il est capturé, poursuivi ou nourri. Il ne faut jamais tenter de l’approcher ni de le garder comme animal de compagnie. En cas de morsure ou de griffure par un singe, appelez rapidement un médecin, le 15 ou le 112 si la plaie est importante.

Quelle taille fait le cercopithèque à diadème ?

Le corps du cercopithèque à diadème mesure environ 40 à 65 centimètres. Sa queue ajoute souvent 50 à 100 centimètres. Les mâles sont généralement plus grands et plus lourds que les femelles, mais les mesures changent selon les sous-espèces et les régions.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Dans quel milieu le cercopithèque à diadème passe-t-il le plus de temps ?
  2. 2.Quel aliment occupe souvent une grande place dans le régime du cercopithèque à diadème ?
  3. 3.Que signifie principalement l’annexe II de la CITES pour cette espèce ?

Sources

  1. UICN, The IUCN Red List of Threatened Species iucnredlist.org
  2. CITES, Convention on International Trade in Endangered Species of Wild Fauna and Flora cites.org
  3. Animal Diversity Web, University of Michigan, Cercopithecus mitis animaldiversity.org

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

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