
Artémie des salines
Artemia salina
Aussi appelé Artémie, artémie des marais salants, crevette des salines
L’artémie des salines est un minuscule crustacé qui nage dans les eaux très salées des marais salants et des lagunes. Ses œufs résistants peuvent rester secs pendant des années avant d’éclore lorsque l’eau revient. En France, elle vit surtout sur le littoral méditerranéen, sans statut de protection nationale connu et sans évaluation mondiale par l’UICN.
- Statut
- Non évaluéepopulation inconnue
- Taille
- Environ 8 à 15 mm chez l’adulte, antennes comprises, avec des femelles souvent plus grandes que les mâles.
- Poids
- Quelques milligrammes à quelques dizaines de milligrammes selon le sexe, l’âge et la quantité de nourriture.
- Longévité
- En général 2 à 6 mois dans la nature, selon la salinité, la température et la durée de mise en eau.
- Régime
- Mangeur de planctonElle filtre de très petites algues, des bactéries, des débris organiques et d’autres particules en suspension dans l’eau.
- Mode de vie
- Actif de jour comme de nuit, en groupes parfois très nombreux
- Famille
- Artémiidés (Artemiidae), ordre des Anostracés (Anostraca)
Fiche vérifiée le · 5 min de lecture
Où vit l’artémie des salines ?
Elle fréquente les lagunes très salées, les salins, les mares temporaires et les bassins côtiers, généralement à basse altitude.
Principales régions : France méditerranéenne, Espagne, Italie, Grèce, Turquie, Maroc, Algérie, Tunisie.
- Europe
- Afrique
- Asie
Sommaire11 parties
Comment reconnaître l’artémie des salines ?
L’artémie possède un corps allongé, presque transparent, et de nombreux petits appendices qui battent régulièrement sous son abdomen. Ces appendices servent à nager, à faire circuler l’eau et à récupérer les particules alimentaires. Elle nage souvent sur le côté ou le dos, ce qui la rend reconnaissable dans une coupelle d’eau salée.
Les femelles atteignent généralement 10 à 15 millimètres et portent parfois une poche d’œufs visible vers l’arrière du corps. Les mâles sont souvent un peu plus petits et se reconnaissent à leurs grandes antennes recourbées, utilisées pour retenir la femelle pendant l’accouplement. Une loupe facilite l’observation des détails.
Où vit l’artémie des salines ?
Cette espèce vit dans des eaux côtières où le sel se concentre fortement par évaporation. On peut la trouver dans des bassins de salins, des lagunes, des mares temporaires et certains étangs littoraux. Une salinité élevée limite la présence de poissons et de nombreux prédateurs, ce qui lui laisse davantage de possibilités pour se nourrir et se reproduire.
En France, elle est surtout associée aux zones humides salées de la façade méditerranéenne, notamment en Camargue, autour des étangs littoraux et dans certains salins. L’observation est généralement plus facile du printemps au début de l’automne, lorsque l’eau est chaude et que les bassins sont suffisamment remplis.
Que mange l’artémie des salines ?
L’artémie filtre l’eau grâce aux mouvements coordonnés de ses appendices. Elle capture des algues microscopiques, des bactéries, de très petits organismes et des fragments de matière organique. Elle avale ensuite ces particules grâce à des pièces buccales adaptées à une alimentation de filtration.
La nourriture disponible dépend de la lumière, de la température, de la salinité et de la quantité de matière présente dans le bassin. Une eau légèrement trouble peut contenir davantage de particules alimentaires, tandis qu’une eau très claire n’indique pas forcément l’absence d’artémies.
Comment vit l’artémie des salines ?
Elle nage en agitant ses appendices selon un rythme régulier. Ces mouvements lui permettent de rester dans la colonne d’eau, de respirer et de diriger les particules vers sa bouche. Elle peut vivre de jour comme de nuit, avec une activité souvent plus visible lorsque l’eau est calme et bien éclairée.
Des groupes importants peuvent se former dans les bassins favorables. L’artémie supporte des concentrations de sel qui éliminent de nombreux concurrents, mais elle reste sensible aux changements rapides de salinité, au manque d’eau et à la disparition de son bassin. Les adultes servent de nourriture à certains oiseaux des zones humides.
Comment se reproduit l’artémie des salines ?
Les mâles saisissent les femelles avec leurs grandes antennes pendant l’accouplement. Selon les conditions de vie, une femelle peut produire des œufs à développement rapide ou des cystes résistants. Ces cystes sont des œufs entourés d’une enveloppe protectrice, capables de supporter le dessèchement du bassin.
Lorsque la pluie ou l’arrivée d’eau remet le bassin en eau, les cystes peuvent éclore en nauplius, une larve minuscule. Elle grandit par plusieurs mues avant de devenir adulte. Cette stratégie permet à l’espèce de survivre dans des mares qui s’assèchent régulièrement, parfois pendant plusieurs mois ou davantage.
Le saviez-vous ?
- 1.Les cystes d’artémie peuvent rester dormants et secs pendant des années, puis éclore après avoir été replacés dans une eau adaptée.
- 2.Les artémies sont souvent vendues sous le nom de « crevettes des salines », mais elles ne sont pas des crevettes au sens courant.
- 3.Leurs appendices servent à la fois à nager, à respirer et à filtrer la nourriture, une combinaison rare chez les animaux familiers.
- 4.Des artémies peuvent vivre dans une eau plusieurs fois plus salée que la mer, où beaucoup de poissons ne survivraient pas.
Ce qui menace l’artémie des salines
Disparition des salins
L’abandon, le remblaiement ou la transformation des marais salants peut supprimer les bassins où l’espèce se reproduit. La gestion de l’eau et de la salinité modifie aussi les périodes de présence.
Pollution des lagunes
Les hydrocarbures, pesticides, déchets et apports excessifs de nutriments peuvent perturber les algues et les petits organismes dont l’artémie se nourrit.
Confusion avec d’autres artémies
Des artémies introduites, notamment Artemia franciscana dans plusieurs régions, peuvent être confondues avec Artemia salina. L’identification fiable demande parfois une étude morphologique ou génétique.
Protéger l’artémie des salines
- Protection des zones humidesEn France, la conservation de ses habitats passe par la protection des lagunes, des étangs et des salins, notamment dans des sites Natura 2000 et des espaces littoraux protégés. Artemia salina ne bénéficie pas, à ma connaissance, d’une protection nationale spécifique et ne figure pas dans les annexes de la CITES.
- Gestion des salinsLe maintien de bassins en eau, de niveaux de salinité variés et de périodes de mise en assec compatibles avec la reproduction aide les communautés d’invertébrés et les oiseaux qui utilisent les salins.
Questions fréquentes
Que mange l’artémie des salines ?
L’artémie des salines mange surtout des algues microscopiques, des bactéries et de petites particules organiques qu’elle filtre dans l’eau. Elle ne chasse pas de proies visibles à l’œil nu. Dans un bassin, la quantité de nourriture varie avec la lumière, la température, la salinité et la présence de matière en suspension.
Combien de temps vit l’artémie des salines ?
L’artémie des salines vit généralement de 2 à 6 mois à l’état adulte, avec de grandes variations selon la température, la salinité et la durée de mise en eau du bassin. Ses cystes peuvent toutefois rester dormants et secs beaucoup plus longtemps avant de produire de nouvelles larves.
Où vit l’artémie des salines ?
L’artémie des salines vit dans les marais salants, les lagunes, les étangs littoraux et les mares temporaires très salées. En France, elle est surtout recherchée sur le littoral méditerranéen, notamment en Camargue. Elle préfère les bassins chauds, peu profonds et suffisamment isolés des poissons.
L’artémie des salines est-elle dangereuse ?
L’artémie des salines est sans danger pour les personnes, les chiens et les chats. Elle ne mord pas et ne possède pas de venin. Il faut toutefois éviter de boire l’eau d’un bassin salin, car elle peut contenir des microbes, des polluants ou une forte concentration de sel.
Quelle taille fait l’artémie des salines ?
L’artémie des salines mesure généralement entre 8 et 15 millimètres à l’âge adulte. Les femelles sont souvent plus grandes que les mâles. Les larves nouvellement écloses, appelées nauplius, ne mesurent que quelques dixièmes de millimètre et demandent une loupe pour être bien observées.
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Autour de cet animal
Sources
- UICN, The IUCN Red List of Threatened Species iucnredlist.org
- Inventaire national du patrimoine naturel, Muséum national d’Histoire naturelle inpn.mnhn.fr
Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer
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