
Amèle de Spallanzani
Ameles spallanzania
Aussi appelé Ameles de Spallanzani
L’amèle de Spallanzani est une petite mante vivant dans les paysages secs et ensoleillés du pourtour méditerranéen. Son corps étroit lui permet de se confondre avec les herbes et les tiges, tandis que la femelle, souvent dépourvue d’ailes fonctionnelles, se déplace surtout à pied. L’espèce est classée « préoccupation mineure » à l’échelle mondiale.
- Statut
- Préoccupation mineurepopulation inconnue
- Taille
- Environ 24 à 40 mm de longueur corporelle, les femelles étant généralement plus grandes que les mâles
- Poids
- Non documenté de façon fiable
- Longévité
- Environ un an, avec une seule génération annuelle dans la plus grande partie de son aire
- Régime
- CarnivoreElle capture surtout de petits insectes et d’autres arthropodes, parfois presque aussi grands qu’elle.
- Mode de vie
- Diurne, solitaire
- Famille
- Amélidés (Amelidae), ordre des Mantoptères (Mantodea)
Fiche vérifiée le · 5 min de lecture
Où vit l’amèle de Spallanzani ?
Elle fréquente les herbes sèches, les friches, les garrigues et les buissons des régions méditerranéennes, généralement des plaines jusqu’aux reliefs modérés.
Principales régions : Espagne, Italie, Grèce, Croatie, Turquie, Maroc, Algérie, Tunisie.
- Europe
- Afrique
- Asie
Sommaire11 parties
Comment reconnaître l’amèle de Spallanzani ?
Cette mante mesure généralement entre 24 et 40 millimètres. Sa couleur varie du vert au brun, parfois avec des nuances grisâtres, ce qui l’aide à se dissimuler parmi les herbes sèches. Son corps est fin, sa tête triangulaire et ses pattes antérieures sont repliées contre la poitrine pour saisir les proies.
La femelle est souvent plus grande et plus trapue que le mâle. Chez elle, les ailes sont très courtes et ne recouvrent pas tout l’abdomen. Le mâle possède des ailes plus développées et peut voler sur une courte distance, notamment lorsqu’il recherche une partenaire.
Les deux sexes portent de grands yeux dirigés vers l’avant. Cette disposition leur donne une bonne perception du relief et les aide à estimer la distance avant de refermer leurs pattes ravisseuses.
Où vit l’amèle de Spallanzani ?
L’espèce vit surtout dans les régions méditerranéennes chaudes, sur les talus secs, les prairies maigres, les friches, les garrigues et les lisières broussailleuses. Elle recherche une végétation assez ouverte, avec des tiges où elle peut attendre une proie tout en restant difficile à repérer.
Son aire couvre une partie de l’Europe du Sud, de l’Afrique du Nord et de l’ouest de l’Asie. Les limites exactes de sa répartition varient selon les sources et les révisions taxonomiques. Le recoupement fourni pour cette fiche ne la signale pas comme espèce établie en France.
Dans les zones où elle est présente, on peut surtout l’observer de la fin du printemps à l’automne. Les adultes sont plus faciles à trouver pendant les journées chaudes, lorsqu’ils se tiennent sur les herbes ou les petits buissons.
Que mange l’amèle de Spallanzani ?
L’amèle de Spallanzani est carnivore. Elle attend immobile qu’un insecte passe à portée, puis projette ses pattes antérieures en une fraction de seconde. Ses épines maintiennent la proie contre ses cuisses pendant qu’elle la mord.
Son menu comprend de petites sauterelles, des mouches, des papillons, des punaises et d’autres arthropodes de taille adaptée. Elle peut aussi capturer des proies relativement volumineuses, mais elle évite généralement les animaux capables de la blesser.
Une mante ne poursuit pas longtemps ses victimes. Elle compte surtout sur son camouflage, son immobilité et la mobilité indépendante de ses yeux pour surveiller son environnement.
Comment se comporte l’amèle de Spallanzani ?
Cette mante mène une vie solitaire. Chaque individu utilise une petite zone de végétation pour chasser et se chauffer au soleil. Les rencontres entre adultes peuvent devenir agressives si les animaux se disputent une place ou si la femelle considère le mâle comme une proie.
Elle reste souvent immobile, le corps incliné parmi les tiges. Lorsqu’elle est repérée, elle peut marcher rapidement, se balancer avec la végétation ou ouvrir ses ailes chez les individus qui en possèdent de suffisamment développées.
Ses pattes ravisseuses servent à capturer les proies, non à attaquer les personnes. Une manipulation répétée peut toutefois stresser l’animal et lui faire tenter de pincer avec ses mandibules.
Comment se reproduit l’amèle de Spallanzani ?
La reproduction a lieu après la période de croissance, lorsque les mâles et les femelles sont adultes. Le mâle doit s’approcher lentement, car la femelle peut le saisir et le manger, avant, pendant ou après l’accouplement. Le cannibalisme sexuel existe chez plusieurs mantes, mais il ne se produit pas à chaque rencontre.
Après l’accouplement, la femelle dépose ses œufs dans une oothèque, une enveloppe mousseuse qui durcit au contact de l’air. Cette structure protège les œufs contre le dessèchement et une partie des prédateurs.
Les jeunes éclosent sous forme de petites nymphes ressemblant déjà aux adultes. Elles grandissent par plusieurs mues, sans stade de chrysalide, puis deviennent adultes au cours de la saison chaude.
Le saviez-vous ?
- 1.La femelle possède souvent des ailes si courtes qu’elles ne lui permettent pas de voler comme celles de nombreux autres insectes.
- 2.Ses yeux mobiles peuvent suivre une proie pendant que la tête reste presque immobile, ce qui améliore son attaque à courte distance.
- 3.Les jeunes nymphes ressemblent aux adultes, mais elles sont plus petites et leurs ailes ne sont pas encore développées.
- 4.L’oothèque durcie qui contient les œufs reste fixée à une tige ou à un support végétal pendant la mauvaise saison.
Ce qui menace l’amèle de Spallanzani
Disparition des friches
La conversion des prairies sèches en cultures, routes ou zones bâties réduit les plantes basses où l’espèce chasse et pond.
Fauche trop précoce
Une coupe répétée pendant la période chaude peut supprimer les adultes, les nymphes et les oothèques fixées à la végétation.
Pesticides insecticides
Les traitements diminuent directement les proies disponibles et peuvent intoxiquer les mantes qui capturent des insectes contaminés.
Protéger l’amèle de Spallanzani
- Préserver les milieux secsLa conservation des prairies maigres, des talus herbeux et des garrigues ouvertes protège les plantes et les insectes dont dépend l’espèce.
- Statut mondialL’espèce est classée LC, « préoccupation mineure », sur la Liste rouge mondiale de l’UICN. Elle n’est pas connue comme inscrite aux annexes de la CITES.
Questions fréquentes
Que mange l’amèle de Spallanzani ?
L’amèle de Spallanzani mange de petits insectes et d’autres arthropodes, notamment des mouches, des sauterelles, des punaises et de petits papillons. Elle les capture à l’affût avec ses pattes antérieures épineuses, qu’elle referme très rapidement lorsque la proie passe à portée.
Combien de temps vit l’amèle de Spallanzani ?
L’amèle de Spallanzani vit généralement autour d’un an, mais la durée varie selon la température, la nourriture disponible et la région. Les œufs passent une partie de la mauvaise saison dans une oothèque, puis les nymphes grandissent avant la reproduction des adultes.
Où vit l’amèle de Spallanzani ?
L’amèle de Spallanzani vit surtout autour de la Méditerranée, dans les prairies sèches, les friches, les garrigues et les lisières broussailleuses. Elle est signalée dans plusieurs pays d’Europe du Sud, d’Afrique du Nord et d’Asie occidentale. Le recoupement utilisé pour cette fiche ne la signale pas comme établie en France.
L’amèle de Spallanzani est-elle dangereuse ?
L’amèle de Spallanzani n’est pas dangereuse pour l’être humain et ne possède pas de venin. Elle peut essayer de pincer si elle est saisie, mais le meilleur geste consiste à l’observer sans la toucher. Une mante sauvage doit rester dans son milieu naturel.
Quelle taille fait l’amèle de Spallanzani ?
L’amèle de Spallanzani mesure environ 24 à 40 millimètres de longueur corporelle. Les femelles sont généralement plus grandes que les mâles. Leur petite taille, leur couleur variable et leur immobilité parmi les herbes les rendent parfois difficiles à distinguer d’une brindille.
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Sources
- UICN, The IUCN Red List of Threatened Species iucnredlist.org
- GBIF, Global Biodiversity Information Facility, données d’occurrence des espèces gbif.org
- INPN, Inventaire national du patrimoine naturel, référentiels taxonomiques et données de biodiversité inpn.mnhn.fr
Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer





