
Ara macavouanne
Orthopsittaca manilatus
Aussi appelé Ara de Manil, Ara à ventre rouge
L’ara macavouanne est un petit perroquet d’Amérique du Sud, reconnaissable à son front rouge, son corps vert et sa longue queue. Il vit surtout dans les savanes humides et les marais où pousse le palmier moriche, dont il consomme les fruits et les graines. L’espèce est classée en préoccupation mineure par l’UICN, avec une tendance mondiale à la baisse.
- Statut
- Préoccupation mineurepopulation en baisse
- Taille
- Environ 35 à 40 cm de longueur totale, queue comprise
- Poids
- Environ 250 à 300 g à l’âge adulte
- Longévité
- Probablement 20 à 30 ans dans la nature ; la longévité en parc zoologique est mal documentée
- Régime
- Mangeur de fruitsIl mange surtout les fruits, les graines, les fleurs et les jeunes parties du palmier moriche, avec quelques invertébrés à l’occasion.
- Mode de vie
- Diurne, en couples ou en groupes
- Famille
- Psittacidés (Psittacidae), ordre des Psittaciformes
Fiche vérifiée le · 5 min de lecture
Où vit l’ara macavouanne ?
Il fréquente les savanes humides, les marais boisés et les palmeraies de plaine, généralement du niveau de la mer jusqu’à environ 1 000 m d’altitude.
Principales régions : Venezuela, Colombie, Guyana, Suriname, Guyane française, Brésil, Bolivie.
- Amérique du Sud
Sommaire11 parties
Comment reconnaître l’ara macavouanne ?
L’ara macavouanne possède un plumage principalement vert, avec une tête légèrement bleutée et une zone rouge bien visible sur le front et le dessus de la tête. Ses ailes montrent des nuances bleues et jaunes lorsqu’il les déploie. Sa queue, longue et effilée, dépasse nettement de son corps et l’aide à garder son équilibre entre les branches.
Son bec est grand, recourbé et noirâtre, comme chez les autres aras. Il sert à ouvrir des fruits durs et à décortiquer des graines. Les adultes des deux sexes se ressemblent beaucoup, tandis que les jeunes ont souvent des couleurs moins nettes. En vol, ses battements rapides alternent avec de courts glissés.
Le cri est sonore et rauque. Il permet aux membres d’un groupe de rester en contact lorsqu’ils se déplacent entre une palmeraie, un marais et un dortoir collectif.
Où vit l’ara macavouanne ?
L’espèce vit dans le nord de l’Amérique du Sud, du Venezuela et de la Colombie jusqu’au Brésil et à la Bolivie, en passant par le Guyana, le Suriname et la Guyane française. Elle recherche surtout les plaines chaudes et humides, où les palmiers moriches forment des peuplements parfois étendus.
Le palmier moriche, Mauritia flexuosa, pousse dans les sols gorgés d’eau des marais et des savanes inondables. Ses fruits nourrissent l’ara et ses troncs creux peuvent fournir des cavités pour la reproduction. L’oiseau peut aussi fréquenter les lisières de forêt, les clairières et les zones agricoles proches de ces palmeraies.
En France métropolitaine, l’ara macavouanne n’est pas une espèce sauvage. Il est toutefois présent dans une partie de la Guyane française, qui appartient au territoire français, mais les données nationales métropolitaines de l’UICN ne s’appliquent pas directement à cette population guyanaise.
Que mange l’ara macavouanne ?
Il consomme surtout la pulpe et les graines de fruits de palmiers, en particulier celles du palmier moriche. Il complète ce régime avec des fleurs, des bourgeons et de jeunes feuilles. Son bec puissant exerce une forte pression et lui permet de casser des enveloppes végétales difficiles à ouvrir pour de petits oiseaux.
Les groupes se nourrissent souvent dans les palmes ou sur les grappes de fruits. Des invertébrés peuvent être capturés de façon occasionnelle, notamment pendant certaines périodes de reproduction, mais ils ne constituent pas la base de son alimentation.
En mangeant des fruits puis en se déplaçant, l’ara peut transporter des graines d’un palmier à l’autre. Son rôle dans la dispersion des graines dépend toutefois de la plante consommée et de la distance parcourue.
Comment vit l’ara macavouanne ?
L’ara macavouanne est actif pendant la journée. Il se déplace souvent en couple ou en petits groupes, avec des cris fréquents qui maintiennent le contact entre les oiseaux. Plusieurs individus peuvent se rassembler dans un même secteur d’alimentation ou rejoindre un dortoir commun à la tombée du jour.
Son vol alterne des battements rapides et des glissés courts. Entre deux déplacements, il grimpe avec son bec et ses pattes zygodactyles, dont deux doigts sont dirigés vers l’avant et deux vers l’arrière. Cette disposition lui donne une bonne prise sur les palmes et les branches.
Lorsqu’un danger approche, le groupe décolle bruyamment. Les rapaces, les serpents arboricoles et certains mammifères peuvent s’attaquer aux adultes, aux œufs ou aux jeunes, surtout lorsque les nids sont accessibles.
Comment se reproduit l’ara macavouanne ?
Le couple installe généralement son nid dans une cavité d’arbre ou de palmier. Les troncs et les palmes sèches des grands palmiers peuvent fournir des emplacements adaptés, mais les nids disponibles sont limités lorsque les arbres âgés sont coupés ou brûlés.
La femelle pond habituellement plusieurs œufs, souvent deux à quatre selon les observations disponibles. Elle les couve pendant environ quatre semaines, tandis que le mâle participe au ravitaillement. Les jeunes restent au nid plusieurs semaines après l’éclosion avant de pouvoir voler correctement.
Les dates de reproduction varient selon les pluies, la disponibilité des fruits et la région. Après leur envol, les jeunes restent encore dépendants des adultes pour apprendre à se nourrir et à reconnaître les sites sûrs.
Le saviez-vous ?
- 1.Le palmier moriche peut fournir à la fois la nourriture, le refuge et la cavité de nidification de l’ara macavouanne.
- 2.Ses deux doigts dirigés vers l’avant et ses deux doigts vers l’arrière forment une pince efficace pour grimper.
- 3.La couleur rouge du front contraste avec le plumage vert et reste visible lorsque l’oiseau se déplace entre les palmes.
- 4.Plusieurs aras peuvent rejoindre un dortoir collectif après avoir passé la journée à rechercher des fruits dans les marais.
Ce qui menace l’ara macavouanne
Disparition des palmeraies
La conversion des savanes humides en pâturages, cultures ou zones exploitées réduit les palmiers moriches utilisés pour l’alimentation et la nidification.
Capture et commerce
La capture d’oiseaux sauvages et le commerce illégal peuvent toucher l’espèce localement, surtout lorsque les oiseaux sont prélevés au nid ou dans les dortoirs.
Feux et sécheresses
Les incendies et la modification du régime de l’eau dégradent les marais à palmiers et peuvent diminuer la production de fruits dont dépendent les groupes.
Protéger l’ara macavouanne
- Commerce encadréL’ara macavouanne figure en annexe II de la CITES. Les échanges internationaux de spécimens doivent donc être accompagnés de documents et respecter les règles des pays concernés.
- Protection des habitatsLa conservation des savanes inondables, des marais et des palmeraies moriches dans les aires protégées d’Amérique du Sud protège simultanément ses sites d’alimentation et ses cavités de nidification.
Questions fréquentes
Que mange l’ara macavouanne ?
L’ara macavouanne mange surtout des fruits et des graines de palmiers, particulièrement ceux du palmier moriche. Il consomme aussi des fleurs, des bourgeons et de jeunes feuilles. De petits invertébrés peuvent compléter son alimentation, mais ils restent secondaires.
Combien de temps vit l’ara macavouanne ?
L’ara macavouanne pourrait vivre environ 20 à 30 ans dans la nature, mais les données précises sont limitées. La longévité en parc zoologique est mal documentée pour cette espèce et ne doit pas être déduite de celle des grands aras.
Où vit l’ara macavouanne ?
L’ara macavouanne vit dans le nord de l’Amérique du Sud, du Venezuela et de la Colombie jusqu’au Brésil et à la Bolivie. Il fréquente les savanes humides, les marais boisés et les palmeraies, notamment en Guyane française.
L’ara macavouanne est-il dangereux ?
L’ara macavouanne n’est pas dangereux pour une personne qui l’observe à distance. Comme tout perroquet, il peut toutefois mordre s’il est capturé ou coincé. Il vaut mieux ne pas tenter de toucher un oiseau sauvage et contacter un centre de soins s’il est blessé.
Quelle taille fait l’ara macavouanne ?
L’ara macavouanne mesure environ 35 à 40 cm de longueur, queue comprise, et pèse généralement entre 250 et 300 g. Sa longue queue représente une part importante de cette mesure et lui donne une silhouette plus grande que son corps seul.
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Sources
- UICN, Red List of Threatened Species iucnredlist.org
- BirdLife International, Data Zone datazone.birdlife.org
- Cornell Lab of Ornithology, Birds of the World birdsoftheworld.org
Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer





