Aller au contenu
L'ara de Lafresnaye (Ara rubrogenys)
CR
Ara rubrogenys

Ara de Lafresnaye

Ara rubrogenys

Aussi appelé Ara à front rouge, Ara à joues rouges

L’ara de Lafresnaye est un perroquet endémique de Bolivie, reconnaissable à son front rouge et à ses ailes vivement colorées. Il vit dans des vallées sèches et rocheuses des Andes, où il se nourrit de graines et de fruits. La destruction des habitats, les captures et les dérangements ont conduit cette espèce en danger critique d’extinction.

Statut
En danger critiquepopulation en baisse
Taille
Environ 55 à 60 cm de longueur, queue comprise
Poids
Environ 450 à 600 g
Longévité
La longévité dans la nature est mal documentée. En captivité, des individus peuvent vivre environ 30 à 40 ans selon les soins.
Régime
Mangeur de grainesIl mange des graines, des fruits, des noix, des bourgeons et parfois des cultures comme le maïs, ainsi que des parties de cactus et d’autres plantes.
Mode de vie
Diurne, en couples et petits groupes
Famille
Psittacidés (Psittacidae), ordre des Psittaciformes

Fiche vérifiée le · 6 min de lecture

Vallées sèches interandines du centre et du sud de la Bolivie

Où vit l’ara de Lafresnaye ?

Il fréquente les vallées sèches et les versants rocheux des Andes boliviennes, généralement entre 1 100 et 2 700 m d’altitude.

Principales régions : Bolivie.

  • Amérique du Sud

Environ 134 à 272 individus matures selon l’évaluation mondiale de l’UICN, avec une tendance à la baisse.

Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître l’ara de Lafresnaye ?
  2. Où vit l’ara de Lafresnaye ?
  3. Que mange l’ara de Lafresnaye ?
  4. Comment vit l’ara de Lafresnaye ?
  5. Comment se reproduit l’ara de Lafresnaye ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître l’ara de Lafresnaye ?

L’ara de Lafresnaye mesure environ 55 à 60 cm, dont une grande partie correspond à sa longue queue. Son plumage est surtout vert, avec un front et une zone autour des yeux rougeâtres. Les ailes montrent du bleu et du jaune, particulièrement visibles lorsque l’oiseau vole au-dessus des vallées.

Son bec crochu, épais et noirâtre lui permet de casser des graines dures. Les adultes ont une silhouette élancée, des ailes longues et une queue pointue. Le mâle et la femelle ont un plumage très semblable, ce qui rend leur distinction visuelle difficile.

En vol, ses battements d’ailes rapides alternent avec de courts glissés. Ses cris rauques portent loin entre les falaises et servent à maintenir le contact entre les membres d’un couple ou d’un petit groupe.

Où vit l’ara de Lafresnaye ?

Cette espèce est endémique de la Bolivie, ce qui signifie qu’elle n’existe naturellement dans aucun autre pays. Elle occupe des vallées sèches interandines du centre et du sud du pays, dans des paysages de falaises, de ravins, de buissons épineux, de petits bois et de terres cultivées.

Elle est observée à des altitudes généralement comprises entre 1 100 et 2 700 m, selon les secteurs et les saisons. Les oiseaux recherchent des falaises ou de grands arbres pour dormir et nicher, ainsi que des zones où les plantes produisent assez de graines et de fruits.

L’aire de répartition est très morcelée. Des groupes séparés par de longues distances ont moins de possibilités de se rencontrer, ce qui complique la reproduction et la diversité génétique de la population.

Que mange l’ara de Lafresnaye ?

Il se nourrit principalement de graines, de fruits, de noix, de bourgeons et de parties tendres de plantes. Dans les vallées sèches, il exploite aussi des cactus et d’autres végétaux capables de résister au manque d’eau. Son bec puissant ouvre des graines que de nombreux petits oiseaux ne peuvent pas utiliser.

Il peut chercher sa nourriture dans les arbres, les buissons et au sol. Des groupes visitent parfois des parcelles cultivées, notamment lorsque le maïs ou d’autres graines deviennent disponibles. Cette présence peut provoquer des conflits avec les agriculteurs, surtout quand les ressources naturelles diminuent.

Les déplacements entre les sites de repos, les zones d’alimentation et les lieux de nidification peuvent couvrir plusieurs kilomètres. Les cris permettent alors aux partenaires de rester en contact dans un relief où la végétation et les rochers masquent souvent les oiseaux.

Comment vit l’ara de Lafresnaye ?

L’ara de Lafresnaye vit souvent en couple ou en petit groupe. Les couples restent proches pendant les déplacements et se toilettent mutuellement, un comportement qui entretient leurs liens. Plusieurs couples peuvent se rassembler dans un même secteur lorsque la nourriture ou les sites de repos sont concentrés.

Il est actif pendant la journée, surtout le matin et en fin d’après-midi, lorsque les températures sont moins élevées. Aux heures chaudes, il peut rester immobile à l’ombre d’une falaise ou d’un arbre. Ses pattes et son bec l’aident à grimper sur les branches et à manipuler les aliments.

Ses cris puissants servent à signaler sa présence et à coordonner les déplacements. Comme beaucoup de perroquets, il apprend rapidement les itinéraires qui relient les ressources saisonnières, mais il reste dépendant de la continuité des paysages où il vit.

Comment se reproduit l’ara de Lafresnaye ?

La reproduction a lieu dans des cavités d’arbres ou dans des fissures de falaises, selon les possibilités locales. Le couple utilise parfois un site plusieurs années de suite. Les parois rocheuses peuvent protéger le nid des prédateurs, mais elles deviennent vulnérables lorsque les visiteurs s’approchent ou retirent les jeunes.

La ponte compte généralement deux à trois œufs. La femelle les couve pendant environ 26 jours, tandis que le mâle apporte souvent de la nourriture. Les jeunes restent au nid plusieurs semaines après l’éclosion et dépendent encore des adultes lorsqu’ils commencent à voler.

Le nombre de jeunes qui atteignent l’âge adulte varie selon la nourriture, les intempéries, les prédateurs et les dérangements. La disparition d’un arbre creux ou d’une falaise adaptée peut donc réduire rapidement les possibilités de reproduction d’un petit groupe.

Le saviez-vous ?

  • 1.Son nom scientifique, Ara rubrogenys, fait référence à la coloration rouge de sa face, visible même lorsque l’oiseau se déplace rapidement.
  • 2.La longue queue et les ailes colorées sont particulièrement faciles à repérer lorsque l’oiseau traverse une vallée sèche en groupe.
  • 3.Chaque couple peut défendre une cavité de nidification, alors que plusieurs couples se rassemblent parfois pour se nourrir.
  • 4.Il fait partie des perroquets dont l’aire naturelle est limitée à un seul pays, la Bolivie.

Ce qui menace l’ara de Lafresnaye

  • Habitat fragmenté

    La conversion des vallées sèches en terres agricoles, la coupe des arbres et la collecte du bois réduisent les zones où l’espèce se nourrit et se reproduit.

  • Captures illégales

    Le prélèvement d’oiseaux sauvages pour le commerce des animaux de compagnie a contribué au déclin historique de la population. Les captures peuvent aussi retirer des adultes reproducteurs.

  • Conflits agricoles

    Lorsque les graines naturelles manquent, des groupes visitent les cultures. Les dégâts peuvent entraîner des persécutions, surtout dans les secteurs où la nourriture sauvage a diminué.

  • Dérangement des nids

    La présence humaine près des falaises ou des cavités peut perturber les adultes et exposer les œufs ou les jeunes à l’échec de la reproduction.

Protéger l’ara de Lafresnaye

  • Protection internationaleL’espèce est classée à l’annexe I de la CITES, qui encadre très strictement le commerce international des spécimens sauvages. Elle est aussi protégée par la législation bolivienne.
  • Aires protégéesDes populations vivent dans ou près d’aires protégées boliviennes, notamment le parc national Torotoro et l’aire naturelle de gestion intégrée El Palmar. La protection des falaises, des arbres et des zones d’alimentation y est suivie.
  • Suivi des populationsDes associations et organismes boliviens suivent les groupes, protègent certains nids et travaillent avec les habitants pour réduire les conflits liés aux cultures et préserver les sites de reproduction.

Comprendre les catégories de la Liste rouge

Questions fréquentes

Que mange l’ara de Lafresnaye ?

L’ara de Lafresnaye mange surtout des graines, des fruits, des noix, des bourgeons et des parties de cactus. Il peut aussi visiter des cultures de maïs ou d’autres graines lorsque les ressources naturelles sont rares. Son bec très puissant lui permet d’ouvrir des aliments durs.

Combien de temps vit l’ara de Lafresnaye ?

La durée de vie dans la nature est mal connue, car les oiseaux sauvages sont difficiles à suivre pendant toute leur existence. En captivité, un ara de Lafresnaye peut vivre environ 30 à 40 ans lorsque son alimentation, son espace, ses soins vétérinaires et ses besoins sociaux sont correctement pris en compte.

Où vit l’ara de Lafresnaye ?

L’ara de Lafresnaye vit uniquement en Bolivie, dans des vallées sèches et rocheuses des Andes. Il fréquente généralement des altitudes comprises entre 1 100 et 2 700 m, avec des falaises, des arbres, des buissons et des zones ouvertes où il trouve ses graines et ses fruits.

L’ara de Lafresnaye est-il dangereux ?

L’ara de Lafresnaye n’est pas un animal dangereux pour l’être humain lorsqu’il est observé à distance dans la nature. Comme tous les grands perroquets, il peut toutefois mordre s’il est capturé, stressé ou manipulé de force. Il faut respecter son espace et ne jamais tenter d’approcher un oiseau sauvage.

Quelle taille fait l’ara de Lafresnaye ?

L’ara de Lafresnaye mesure environ 55 à 60 cm de longueur, queue comprise, et pèse généralement entre 450 et 600 g. Sa longue queue donne une impression de grande taille, tandis que son corps reste plus léger que celui des plus grands aras.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Dans quel pays l’ara de Lafresnaye vit-il naturellement ?
  2. 2.Quel milieu correspond le mieux à l’habitat de l’ara de Lafresnaye ?
  3. 3.Quel signe permet de reconnaître l’ara de Lafresnaye ?

Sources

  1. UICN, Liste rouge mondiale des espèces menacées iucnredlist.org
  2. BirdLife International, Data Zone des espèces d’oiseaux datazone.birdlife.org
  3. CITES, Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages cites.org

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

Espèces proches