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L'agame versicolore (Calotes versicolor)
LC
Calotes versicolor

Agame versicolore

Calotes versicolor

Aussi appelé Agame arlequin, Calotes versicolor

L’agame versicolore est un lézard diurne dont la longue queue et la crête épineuse se remarquent sur les branches. Originaire d’Asie du Sud, il a aussi été introduit à La Réunion, où vous pouvez l’observer dans les jardins. Ses couleurs changent avec son état et la reproduction. L’UICN le classe en préoccupation mineure, mais sa classification a récemment été révisée.

Statut
Préoccupation mineurepopulation inconnue
Taille
Environ 25 à 40 cm de longueur totale, dont une longue queue ; le corps, du museau au cloaque, mesure généralement 8 à 13 cm.
Poids
Variable selon le sexe et la population ; aucune fourchette suffisamment robuste n’est retenue ici.
Longévité
La longévité dans la nature est mal documentée ; les durées publiées pour la captivité ne permettent pas de retenir une valeur fiable commune à toutes les populations.
Régime
InsectivoreIl capture surtout des insectes et d’autres petits invertébrés, avec parfois de petits vertébrés.
Mode de vie
Diurne, plutôt solitaire, mâles territoriaux
Famille
Agamidés (Agamidae), ordre des Squamates (Squamata)

Fiche vérifiée le · 5 min de lecture

Sud de l’Inde et Sri Lanka pour l’espèce au sens strict ; populations introduites dans les Mascareignes

Où vit l’agame versicolore ?

Il fréquente les buissons, les jardins, les lisières et les milieux ouverts arborés, notamment dans les régions tropicales.

Principales régions : Inde, Sri Lanka, La Réunion (France, introduction), Maurice (introduction).

  • Asie
  • Afrique
Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître l’agame versicolore ?
  2. Où vit l’agame versicolore ?
  3. Que mange l’agame versicolore ?
  4. Comment se comporte l’agame versicolore ?
  5. Comment se reproduit l’agame versicolore ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître l’agame versicolore ?

Ce lézard possède une tête assez haute, un corps couvert d’écailles et une queue effilée qui dépasse largement la longueur du tronc. Une rangée d’écailles pointues forme une crête derrière la tête et sur le dos. Les mâles adultes ont généralement une tête plus massive et une crête plus développée que les femelles.

La coloration va du brun au gris, avec des nuances jaunâtres, orangées ou rouges selon l’individu et son état. Pendant la reproduction, certains mâles montrent une tête et un avant du corps vivement colorés, accompagnés d’une zone sombre à la gorge. Une photographie ne suffit donc pas toujours à identifier l’espèce : plusieurs agames apparentés lui ressemblent.

Où vit l’agame versicolore ?

Les anciennes descriptions attribuaient à Calotes versicolor une aire couvrant une grande partie de l’Asie du Sud et du Sud-Est. Des travaux taxonomiques ont distingué plusieurs espèces autrefois réunies sous ce nom. L’espèce au sens strict est notamment présente dans le sud de l’Inde et au Sri Lanka ; les cartes anciennes doivent donc être interprétées avec prudence.

En France, vous pouvez observer des populations introduites à La Réunion, surtout dans les jardins, les haies et les terrains ouverts arborés des zones habitées. Cherchez de jour, toute l’année, sur les branches exposées au soleil, lorsque le temps est chaud. Il n’existe pas de population sauvage établie connue en France métropolitaine. L’identité précise des populations introduites doit tenir compte des révisions taxonomiques.

Que mange l’agame versicolore ?

Son menu comprend surtout des insectes : criquets, grillons, coléoptères et autres petites proies rencontrées dans la végétation. Il consomme aussi des araignées et peut occasionnellement capturer de petits vertébrés. La taille des proies augmente avec celle du lézard ; les jeunes recherchent des invertébrés qu’ils peuvent saisir et avaler.

Il surveille souvent les alentours depuis une branche, puis se déplace rapidement pour attraper une proie. Ses dents servent à la maintenir avant de l’avaler. Pour l’observer, gardez vos distances et laissez-le chasser : un nourrissage modifie son comportement et peut favoriser les individus d’une espèce introduite dans les jardins réunionnais.

Comment se comporte l’agame versicolore ?

Actif le jour, il s’expose au soleil pour réchauffer son corps, puis gagne l’ombre lorsque la chaleur devient trop forte. Comme les autres reptiles, sa température dépend beaucoup de son environnement. Ses griffes lui permettent de grimper sur les troncs et les rameaux, où il trouve à la fois des postes de chasse et des refuges.

Les mâles défendent un territoire, particulièrement pendant la reproduction. Ils communiquent par des mouvements de tête, des postures et des changements de coloration ; un affrontement peut suivre si un rival reste proche. Face à un observateur, le lézard peut contourner une branche et se placer du côté opposé, ce qui le rend moins visible.

Comment se reproduit l’agame versicolore ?

L’agame versicolore pond des œufs. Après l’accouplement, la femelle creuse dans un sol meuble pour y déposer sa ponte, puis recouvre le trou. Une ponte compte généralement autour de 10 à 20 œufs dans les descriptions classiques, mais ce nombre varie selon la taille de la femelle, la région et les populations étudiées.

Les jeunes sortent de l’œuf après plusieurs semaines ; l’incubation dure souvent environ six à huit semaines, avec des variations liées à la température et à l’humidité du sol. Ils se nourrissent seuls dès leurs premiers jours. Les chiffres provenant d’anciennes études doivent être utilisés prudemment, car certaines concernaient des espèces aujourd’hui séparées de Calotes versicolor.

Le saviez-vous ?

  • 1.Le nom « versicolore » évoque ses changements de couleur, qui peuvent accompagner la reproduction, les interactions sociales et les variations de température.
  • 2.Sa queue représente une grande partie de sa longueur : un individu de 30 centimètres possède un corps nettement plus court.
  • 3.Malgré son allure de petit dragon, il appartient aux agamidés, une famille différente de celle des caméléons.
  • 4.Une observation faite à La Réunion est bien une observation en France, même si ce lézard n’est pas indigène de l’île.

Ce qui menace l’agame versicolore

  • Dégradation des habitats

    La suppression des buissons et des lisières réduit les refuges et les sites de ponte. Sa capacité à fréquenter les jardins explique toutefois sa présence dans certains milieux transformés.

  • Exposition aux pesticides

    Les traitements insecticides peuvent réduire ses proies et l’exposer à des substances toxiques. Leur impact global sur les populations de cette espèce n’est pas quantifié ici.

  • Introductions hors de l’aire

    Dans les îles où il a été introduit, sa prédation peut concerner la faune locale. Il faut distinguer la conservation de l’espèce dans son aire d’origine de la gestion de ses populations introduites.

Protéger l’agame versicolore

  • Évaluation mondialeCalotes versicolor est classé en préoccupation mineure (LC) par l’UICN. Les révisions qui séparent plusieurs espèces compliquent la comparaison entre cette évaluation et certaines descriptions anciennes de sa répartition.
  • Situation en FranceÀ La Réunion, il est introduit et ne bénéficie pas du statut de reptile indigène protégé. Son classement mondial ne constitue pas une catégorie de liste rouge française ; aucune catégorie nationale n’est attribuée ici faute de référence vérifiée.
  • Prévention des introductionsNe pas déplacer ni relâcher ces lézards limite leur dispersion hors des zones déjà occupées. À La Réunion, les consignes locales concernant les espèces introduites sont à vérifier auprès de la DEAL.

Comprendre les catégories de la Liste rouge

Questions fréquentes

Que mange l’agame versicolore ?

L’agame versicolore mange surtout des insectes et d’autres petits invertébrés. Il capture notamment des criquets, des grillons, des coléoptères et des araignées. Les grands individus peuvent aussi prendre de petits vertébrés. Dans la nature, évitez de le nourrir : il recherche lui-même ses proies.

Combien de temps vit l’agame versicolore ?

La durée de vie de l’agame versicolore dans la nature n’est pas suffisamment documentée pour donner un chiffre fiable. Les valeurs circulant pour la captivité varient et concernent parfois des populations dont l’identification est incertaine. La température, l’alimentation, les maladies et la prédation influencent sa survie.

Où vit l’agame versicolore ?

L’agame versicolore au sens strict vit notamment dans le sud de l’Inde et au Sri Lanka. Des populations introduites sont également présentes à La Réunion et à Maurice. Il fréquente les jardins, les buissons et les lisières. Les anciennes cartes asiatiques incluent parfois des espèces désormais distinctes.

L’agame versicolore est-il dangereux ?

L’agame versicolore n’est pas venimeux et évite généralement les personnes. S’il est saisi, il peut toutefois mordre pour se défendre. Observez-le sans le toucher. En cas de morsure, lavez la plaie à l’eau et au savon ; consultez rapidement un médecin si elle est profonde ou devient rouge, douloureuse ou gonflée.

Quelle taille fait l’agame versicolore ?

L’agame versicolore mesure généralement environ 25 à 40 centimètres, queue comprise. Le corps seul mesure souvent 8 à 13 centimètres du museau au cloaque, l’ouverture située à la base de la queue. Les dimensions varient selon le sexe, la population et les limites retenues pour l’espèce.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.À quoi servent notamment les couleurs vives du mâle pendant la reproduction ?
  2. 2.Où peut-on observer cet agame à l’état libre en France ?
  3. 3.Quel est le principal aliment de l’agame versicolore ?

Sources

  1. UICN, The IUCN Red List of Threatened Species : Calotes versicolor iucnredlist.org
  2. The Reptile Database, fiche taxonomique Calotes versicolor reptile-database.reptarium.cz
  3. MNHN et OFB, Inventaire national du patrimoine naturel : Calotes versicolor inpn.mnhn.fr
  4. DEAL de La Réunion, biodiversité et espèces exotiques envahissantes reunion.developpement-durable.gouv.fr

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

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