
Acropore corne d’élan
Acropora palmata
Aussi appelé corail corne d’élan, corail staghorn
L’acropore corne d’élan est un corail constructeur de récifs des Caraïbes et de l’Atlantique tropical occidental. Ses branches épaisses forment des abris pour de nombreux poissons et invertébrés. Les maladies, le réchauffement de l’eau, les tempêtes et la pollution ont fortement réduit ses colonies, classées en danger critique d’extinction par l’UICN.
- Statut
- En danger critiquepopulation en baisse
- Taille
- Colonies généralement hautes de 0,5 à 2 mètres, parfois davantage
- Poids
- Longévité
- Les colonies peuvent vivre plusieurs dizaines à plusieurs centaines d’années, tandis que chaque polype vit beaucoup moins longtemps.
- Régime
- Mangeur de planctonSes algues symbiotiques produisent une grande partie de son énergie grâce à la lumière, tandis que les polypes capturent aussi du plancton et de petites particules.
- Mode de vie
- Actif de jour comme de nuit, colonies de nombreux polypes
- Famille
- Acroporidés (Acroporidae), ordre des Madrépores (Scleractinia)
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Où vit l’acropore corne d’élan ?
Il vit sur les récifs coralliens tropicaux peu profonds, généralement de la surface à environ 15 mètres, parfois jusqu’à une trentaine de mètres.
Principales régions : États-Unis, Mexique, Bahamas, Cuba, Belize, Jamaïque, République dominicaine, Colombie.
- Amérique du Nord et centrale
- Amérique du Sud
- Océans
Sommaire11 parties
Comment reconnaître l’acropore corne d’élan ?
Cette espèce forme une colonie composée de milliers de petits animaux appelés polypes. Chaque polype sécrète un squelette calcaire, puis les squelettes s’assemblent en branches épaisses. Les branches s’étendent souvent vers le haut et sur les côtés, avec une silhouette qui rappelle les bois d’un élan ou les ramifications d’un arbre sous-marin.
La couleur varie du brun doré au brun grisâtre, avec parfois des teintes vertes ou jaunâtres. Les pointes de croissance sont souvent plus claires. À la surface, de minuscules calices, sortes de petites loges calcaires, entourent les polypes. La forme change selon la profondeur, les courants, les vagues et les blessures.
Où vit l’acropore corne d’élan ?
L’acropore corne d’élan vit dans les eaux chaudes et salées des Caraïbes, du golfe du Mexique et de l’Atlantique tropical occidental. Il occupe surtout les crêtes et les pentes supérieures des récifs, là où la lumière est abondante et où les vagues apportent de l’oxygène.
Les colonies supportent parfois des mouvements d’eau puissants, mais elles souffrent lorsque la température reste trop élevée ou que l’eau devient trouble. Elles ne vivent naturellement ni en Méditerranée ni dans les eaux françaises d’outre-mer. Des coraux tropicaux peuvent toutefois être présentés dans certains aquariums publics.
Que mange l’acropore corne d’élan ?
Une grande partie de son énergie provient de dinoflagellés microscopiques, souvent appelés zooxanthelles, qui vivent dans les tissus des polypes. Grâce à la lumière, ces algues fabriquent des substances nutritives dont le corail utilise une partie. Cette association permet à la colonie de construire son squelette calcaire.
La nuit ou lorsque de petites proies passent à proximité, les polypes déploient leurs tentacules et capturent du plancton, des bactéries et des particules organiques. Une eau trop chargée en vase peut recouvrir les polypes et gêner à la fois la capture de nourriture et la photosynthèse.
Comment vit l’acropore corne d’élan ?
Chaque polype reste fixé au squelette de la colonie, mais ses tentacules peuvent se déployer pour capturer de minuscules particules. Les polypes communiquent et partagent une partie des ressources dans le tissu vivant qui recouvre les branches. La colonie grandit par bourgeonnement, lorsque de nouveaux polypes apparaissent près des anciens.
Les branches créent des cachettes pour de petits poissons, des crabes, des crevettes et d’autres animaux récifaux. Une colonie saine participe donc à l’architecture du récif. Les fragments cassés peuvent parfois se fixer ailleurs et former une nouvelle colonie, si les conditions restent favorables.
Comment se reproduit l’acropore corne d’élan ?
La reproduction sexuée se déroule généralement lors de pontes synchronisées, quelques nuits après la pleine lune, selon la saison et la région. Les colonies libèrent dans l’eau des ovules et des spermatozoïdes. Après la fécondation, une larve nageuse se forme, puis elle se fixe sur un support dur et commence à produire un squelette.
La reproduction asexuée joue aussi un rôle important. Lorsqu’une branche se casse pendant une tempête, son fragment peut être transporté par les courants, se fixer au fond et devenir une nouvelle colonie. Cette capacité aide le récif à se reconstituer, mais elle ne compense pas toujours les pertes causées par les maladies et le réchauffement.
Le saviez-vous ?
- 1.Une colonie est formée de nombreux polypes, chacun étant un petit animal apparenté aux anémones de mer et aux méduses.
- 2.Les récifs construits par cette espèce peuvent ralentir les vagues et contribuer à protéger certaines côtes contre l’érosion.
- 3.Une branche cassée peut devenir une colonie indépendante si elle se fixe sur un fond dur et échappe aux maladies.
- 4.Les coraux blanchissent lorsque le stress pousse les polypes à perdre leurs algues symbiotiques, ce qui les prive d’une partie de leur énergie.
Ce qui menace l’acropore corne d’élan
Réchauffement de l’eau
Les températures marines élevées provoquent le blanchissement et peuvent entraîner la mort des colonies lorsque le stress dure trop longtemps.
Maladies coralliennes
La maladie de la bande blanche et d’autres infections ont provoqué de fortes diminutions dans plusieurs régions des Caraïbes.
Tempêtes et ouragans
Les vagues puissantes cassent les branches et peuvent détruire des colonies entières, surtout lorsqu’elles sont déjà affaiblies.
Pollution côtière
La vase, les nutriments en excès et les eaux usées réduisent la lumière disponible et favorisent des conditions défavorables aux coraux.
Protéger l’acropore corne d’élan
- Protection internationaleLes coraux madréporaires sont inscrits à l’annexe II de la CITES, ce qui encadre le commerce international des spécimens et des fragments.
- Protection américaineAux États-Unis, l’espèce est protégée par l’Endangered Species Act. Le Florida Keys National Marine Sanctuary protège une partie de son habitat.
- Restauration des récifsDes organismes marins cultivent des fragments dans des nurseries sous-marines ou terrestres avant de les fixer sur des récifs dégradés. La réussite dépend de la température, de la qualité de l’eau et de l’état sanitaire des colonies.
Questions fréquentes
Que mange l’acropore corne d’élan ?
L’acropore corne d’élan reçoit une grande partie de son énergie d’algues microscopiques vivant dans ses tissus. Ses polypes capturent aussi du plancton, des bactéries et de petites particules organiques avec leurs tentacules, surtout lorsque la lumière diminue.
Combien de temps vit l’acropore corne d’élan ?
Une colonie d’acropore corne d’élan peut vivre plusieurs dizaines à plusieurs centaines d’années, selon les conditions locales. Il faut distinguer la colonie, qui grandit par addition de polypes, des polypes individuels, dont la durée de vie est beaucoup plus courte.
Où vit l’acropore corne d’élan ?
L’acropore corne d’élan vit dans les eaux tropicales peu profondes des Caraïbes, du golfe du Mexique et de l’Atlantique occidental. Il ne vit pas naturellement en France, y compris sur les côtes méditerranéennes et dans les territoires français d’outre-mer.
L’acropore corne d’élan est-il dangereux ?
L’acropore corne d’élan n’est pas un animal agressif et ne poursuit personne. Ses branches calcaires peuvent toutefois érafler la peau, et les récifs abritent parfois d’autres animaux pouvant piquer ou mordre. Évitez de toucher les coraux et portez des chaussures adaptées dans les zones autorisées.
Quelle taille fait l’acropore corne d’élan ?
Une colonie atteint souvent 0,5 à 2 mètres de hauteur, avec une largeur comparable ou supérieure. Certaines colonies historiques ont été plus grandes. La taille dépend de l’âge, de la profondeur, des courants, des tempêtes et des maladies.
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Sources
- UICN, Red List of Threatened Species iucnredlist.org
- NOAA Fisheries, coraux protégés et restauration des récifs fisheries.noaa.gov
- National Park Service, Florida Keys National Marine Sanctuary nps.gov
Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer





