Parson Russell terrier
Développé au XIXe siècle pour la chasse au renard, le Parson Russell terrier se reconnaît à ses longues pattes et à sa silhouette peu massive. Ce petit chien de travail peut partager la vie d’une famille, à condition de lui proposer chaque jour des sorties actives et des occasions de chercher, apprendre et explorer.
Mis à jour le 5 min de lecture

Sommaire11 parties
- Carte d’identité
- Au quotidien
- Un terrier britannique développé pour suivre la chasse au renard
- De longues pattes, une poitrine étroite et une robe surtout blanche
- Un chien entreprenant dont l’instinct de chasse reste présent
- Des sorties variées et un entretien adapté au type de poil
- Surveiller les yeux, l’audition et les signes neurologiques
- Vérifier les documents et la compatibilité avec votre quotidien
- Questions fréquentes
- Testez-vous
- Sources
Carte d’identité
- Origine
- Grande-Bretagne (Angleterre)
- Groupe FCI
- 3, terriers
- Section
- 1, terriers de grande et moyenne taille
- Standard FCI
- n° 339
- Reconnaissance
- Race reconnue par la FCI, standard n° 339, groupe 3 (Terriers), section 1 (Terriers de grande et moyenne taille), et par la Société centrale canine.
- Taille
- Environ 31 à 38 cm au garrot ; le standard indique une taille idéale de 33 cm pour les femelles et de 36 cm pour les mâles, avec une tolérance de 2 cm.
- Poids
- Environ 6 à 8 kg, variable selon le sexe, la taille et la constitution.
- Espérance de vie
- Environ 12 à 15 ans, avec des variations individuelles.
- Poil
- Poil naturellement rêche, serré et dense, lisse, dur ou intermédiaire, avec un sous-poil.
- Robes
- Blanc, blanc prédominant avec marques fauves, blanc prédominant avec marques citron, blanc prédominant avec marques noires, blanc prédominant avec marques fauves et noires
- Usage d'origine
- Chasse au renard, notamment travail au terrier.
Au quotidien
Repères pour un chien de la race ; chaque animal reste un individu, avec son histoire et son éducation.
- Besoin d’exercice
- Facilité d’éducation
- Patience avec les enfants
- Adaptation à l’appartement
- Entretien du poil
- Tolérance à la solitude
Un terrier britannique développé pour suivre la chasse au renard
L’histoire de cette race commence en Grande-Bretagne au XIXe siècle, autour du révérend John Russell, passionné de chasse au renard. La sélection recherchait un terrier capable de suivre la chasse puis de travailler sous terre. Ses pattes relativement longues et sa poitrine peu volumineuse répondaient à ces contraintes : avancer sur le terrain tout en pouvant accéder à des passages étroits.
Le Parson Russell et le Jack Russell partagent cette origine, mais leurs standards actuels décrivent deux races distinctes. Le premier est plus haut sur pattes ; le second présente un format plus bas et allongé. La Fédération cynologique internationale classe le Parson dans le groupe des terriers, section des terriers de grande et moyenne taille, sous le numéro 339. Cette catégorie ne signifie pas qu’il s’agit d’un grand chien.
De longues pattes, une poitrine étroite et une robe surtout blanche
La silhouette est équilibrée, légèrement plus longue que haute, avec des membres suffisamment longs pour se déplacer sur des terrains variés. La poitrine doit rester assez étroite pour le travail au terrier. Les oreilles, petites et en forme de V, retombent vers l’avant. Le standard donne une taille idéale de 36 cm pour les mâles et de 33 cm pour les femelles, avec une tolérance de 2 cm.
Le pelage peut être lisse, dur ou intermédiaire, parfois appelé « broken ». Dans tous les cas, il reste dense et naturellement rêche, avec un sous-poil. La robe est blanche ou à prédominance blanche, avec des marques fauves, citron ou noires. Les marques sont de préférence concentrées sur la tête et à la naissance de la queue. Le poids varie avec la taille et la constitution ; la silhouette ne doit pas s’alourdir.
Un chien entreprenant dont l’instinct de chasse reste présent
La sélection pour la chasse a favorisé l’initiative, la persévérance et l’intérêt pour les odeurs et les mouvements. À la maison, ces qualités se traduisent souvent par un chien qui explore volontiers et sollicite des activités. Pour lui apprendre les règles, utilisez des récompenses et des séances courtes, répétées dans différents lieux. Le rappel mérite un entraînement progressif ; près du gibier, une longe reste une sécurité utile.
Avec des enfants respectueux de ses signaux, il peut participer aux jeux de la famille. Un adulte doit surveiller les interactions et préserver un lieu de repos où personne ne le dérange. La cohabitation avec d’autres chiens dépend de la socialisation et des individus. Avec les chats, elle demande une introduction prudente ; les lapins, rongeurs et autres petits animaux doivent rester dans des espaces réellement sécurisés.
Des sorties variées et un entretien adapté au type de poil
Prévoyez plusieurs sorties quotidiennes, dont une promenade permettant de marcher, renifler et explorer. Leur durée et leur intensité doivent suivre son âge, son état de santé et sa condition physique. Les recherches de friandises et l’apprentissage de petits exercices l’occupent aussi mentalement. L’agility peut lui convenir une fois sa croissance terminée, avec une progression encadrée. En appartement, ces besoins restent les mêmes ; un jardin ne remplace pas les promenades.
Choisissez une alimentation complète adaptée à son âge et ajustez les portions à son activité et à son état corporel. Vous devez pouvoir sentir ses côtes sans qu’elles soient fortement saillantes. Brossez régulièrement le pelage et vérifiez les griffes, les oreilles et les dents. Un poil dur peut nécessiter une épilation manuelle chez un toiletteur compétent. Habituez-le progressivement à rester seul, en commençant par de très courtes absences.
Surveiller les yeux, l’audition et les signes neurologiques
La race peut vivre une quinzaine d’années, mais sa réputation de robustesse ne garantit pas l’absence de maladie. Des affections héréditaires sont connues, notamment la luxation primaire du cristallin, certaines ataxies, qui perturbent la coordination des mouvements, et la surdité congénitale. Des examens ou tests génétiques existent pour certaines de ces affections. Demandez au vétérinaire quels dépistages sont pertinents et, avant l’achat, consultez les résultats disponibles pour les parents.
Un œil rouge ou douloureux, surtout s’il s’accompagne d’une baisse de vision, nécessite un appel au vétérinaire dans la journée ; si la douleur est forte ou apparaît la nuit, contactez le service de garde immédiatement. Une perte soudaine d’équilibre, des convulsions ou un effondrement justifient également un appel immédiat. Après les sorties, recherchez tiques et épillets. Malgré son pelage protecteur, évitez l’effort soutenu par forte chaleur et les expositions prolongées au froid humide.
Vérifier les documents et la compatibilité avec votre quotidien
Adressez-vous à un élevage déclaré ou à un refuge capable de décrire les besoins du chien. Pour un chiot, demandez à voir son lieu de vie, sa mère et les documents sanitaires disponibles. En France, l’appellation « chien de race » suppose une inscription au Livre des origines français, le LOF. Un pedigree définitif s’obtient après confirmation ; la seule ressemblance avec un Parson Russell ne prouve pas cette inscription.
L’identification par puce électronique ou tatouage est obligatoire avant toute cession, même gratuite, et, hors cession, pour les chiens de plus de quatre mois. Vérifiez le transfert du détenteur auprès d’I-CAD. Le certificat d’engagement et de connaissance, instauré en 2022, doit être signé lorsqu’il est requis, notamment pour une première acquisition, au moins sept jours avant la cession. Demandez aussi le certificat vétérinaire et prévoyez un budget pour les soins, l’alimentation et les activités.
Races proches du groupe 3
Fox-terrier à poil durGrande-Bretagne (Angleterre)Groupe 3 FCI
Airedale terrierGrande-Bretagne, Yorkshire, vallée de l’AireGroupe 3 FCI
Border TerrierGrande-Bretagne, région des Borders entre l’Angleterre et l’ÉcosseGroupe 3 FCI
Terrier de chasse allemandAllemagneGroupe 3 FCI
Terrier irlandais à poil douxIrlandeGroupe 3 FCI
Terrier irlandaisIrlandeGroupe 3 FCI
Questions fréquentes
Quelle différence y a-t-il entre un Parson Russell et un Jack Russell ?
Le Parson Russell est plus haut sur pattes : le standard vise 33 cm chez la femelle et 36 cm chez le mâle. Le Jack Russell mesure généralement 25 à 30 cm et présente un corps plus allongé. Tous deux conservent des besoins d’activité et un instinct de chasse ; leur taille ne permet pas de prévoir leur tempérament individuel.
Peut-il vivre en appartement avec une famille ?
Oui, si vous pouvez assurer plusieurs sorties quotidiennes, des activités de recherche et un apprentissage progressif de la solitude. La surface du logement compte moins que cette organisation. Son envie de poursuivre et ses éventuels aboiements doivent aussi être pris en compte. Avec les enfants, préservez son repos et gardez un adulte présent pendant les interactions.
Peut-il cohabiter avec un chat ou un lapin ?
Une cohabitation avec un chat est parfois possible, notamment lorsque les présentations sont progressives et que le chat dispose de refuges en hauteur. Elle ne doit jamais être supposée acquise. Avec un lapin ou un rongeur, l’instinct de prédation impose des espaces séparés et sécurisés. Une rencontre calme ne garantit pas l’absence de poursuite ultérieure.
Faut-il tondre son poil dur ?
Le poil dur s’entretient généralement par brossage et épilation manuelle, qui retire les poils morts. Une tonte systématique peut modifier sa texture et son aspect. Demandez à un toiletteur habitué aux terriers d’évaluer le pelage de votre chien. Le poil lisse demande surtout un brossage régulier ; tous les types de pelage peuvent perdre des poils.
Testez-vous
3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.
Sources
- Fédération cynologique internationale, standard n° 339 fci.be
- Wikipédia, Parson Russell terrier fr.wikipedia.org
Mis à jour le . Ces repères généraux ne remplacent pas l’avis du vétérinaire qui suit votre animal
