Dobermann
Créé en Allemagne vers 1870, le Dobermann a d’abord été sélectionné pour protéger son créateur, percepteur d’impôts. Athlétique, sensible et très attaché à sa famille, il a besoin d’une éducation cohérente, d’activité quotidienne et d’une vie proche de ses humains.
Mis à jour le 5 min de lecture

Sommaire11 parties
Carte d’identité
- Origine
- Allemagne
- Groupe FCI
- 2, pinschers, schnauzers, molossoïdes, chiens de montagne et bouviers suisses
- Section
- 1, type pinscher et schnauzer
- Standard FCI
- n° 143
- Reconnaissance
- Race reconnue par la Fédération cynologique internationale et la Société centrale canine, selon le standard FCI n° 143.
- Taille
- Mâle : 68 à 72 cm au garrot, femelle : 63 à 68 cm
- Poids
- Femelle : environ 32 à 35 kg, mâle : environ 40 à 45 kg
- Espérance de vie
- Environ 10 à 13 ans, avec des variations individuelles
- Poil
- Poil court, rude, lisse, serré et bien couché, sans sous-poil
- Robes
- Noir et feu, marron et feu
- Usage d'origine
- Chien de protection, de garde et de travail
Standard officiel de la race : PDF de la FCI
Au quotidien
Repères pour un chien de la race ; chaque animal reste un individu, avec son histoire et son éducation.
- Besoin d’exercice
- Facilité d’éducation
- Patience avec les enfants
- Adaptation à l’appartement
- Entretien du poil
- Tolérance à la solitude
Une race née en Allemagne au XIXe siècle
Le Dobermann a été créé vers 1870 à Apolda, en Allemagne, par Karl Friedrich Louis Dobermann. Percepteur d’impôts et responsable d’une fourrière, celui-ci recherchait un chien courageux, rapide et capable de le protéger pendant ses déplacements. Les origines précises restent discutées, avec une influence généralement attribuée au Pinscher allemand, au Rottweiler, au Berger de Thuringe, au Greyhound et au Braque de Weimar.
Après la mort de Karl Friedrich Louis Dobermann en 1893, Otto Göller et d’autres éleveurs ont affiné la race. Le premier club spécialisé a été fondé en 1899, puis le premier standard allemand a été reconnu en 1900. La Fédération cynologique internationale classe aujourd’hui le Dobermann dans le groupe 2, section 1, parmi les chiens de type Pinscher et Schnauzer.
Une silhouette carrée et athlétique
Le Dobermann possède une silhouette élégante, musclée et inscrite dans un carré. Le mâle mesure généralement de 68 à 72 cm au garrot, tandis que la femelle mesure de 63 à 68 cm. Le poids varie habituellement autour de 40 à 45 kg chez le mâle et de 32 à 35 kg chez la femelle. La tête est forte, l’encolure puissante et la démarche souple.
Le poil est court, lisse, serré et dépourvu de sous-poil. En France, le standard retient les robes noire et feu ou marron et feu, avec des marques feu nettement délimitées. Les oreilles restent naturelles et tombantes. La coupe des oreilles et de la queue est interdite en France, conformément aux règles applicables à la protection des animaux de compagnie.
Un chien sensible qui demande un cadre cohérent
Intelligent, vigilant et très attaché à ses proches, le Dobermann peut devenir un compagnon fiable lorsqu’il se sent en confiance. Sa sensibilité demande une éducation précoce, patiente et constante. Les récompenses, la clarté des consignes et l’apprentissage progressif conviennent mieux à son tempérament que les cris ou les rapports de force.
Une socialisation régulière aide le chiot à rencontrer des personnes, des chiens et des environnements variés. Les relations avec les enfants peuvent être bonnes dans une famille attentive, sous la surveillance d’un adulte et avec des règles respectées par tous. Avec les autres animaux, la cohabitation dépend de l’individu, des présentations et de l’apprentissage des comportements adaptés.
Une vie active et proche de la famille
Le Dobermann a besoin de sorties quotidiennes, de jeux de recherche, d’exercices d’obéissance et d’activités adaptées à son âge. Les adultes peuvent apprécier la randonnée, le footing ou certains sports canins, à condition que l’entraînement soit progressif et que les articulations soient respectées. Un jardin ne remplace pas les promenades ni les échanges avec son maître.
Son poil court se brosse rapidement, généralement avec une brosse douce ou un gant, et les griffes, les oreilles ainsi que les dents doivent être surveillées régulièrement. Il supporte mal le froid et les températures extrêmes, car il n’a pas de sous-poil. Une alimentation complète, adaptée à son âge, à son activité et à son état corporel, est à choisir avec le vétérinaire.
Les points de santé à surveiller
La cardiomyopathie dilatée, une maladie du muscle cardiaque, est particulièrement surveillée dans cette race. Le risque de maladie de von Willebrand, qui touche la coagulation, ainsi que certains problèmes vertébraux ou articulaires peuvent aussi être évoqués avec l’éleveur et le vétérinaire. Un dépistage des reproducteurs selon les recommandations de la race contribue à mieux informer les familles.
Une baisse inhabituelle d’endurance, une respiration difficile, un malaise, un ventre qui gonfle rapidement ou des efforts de vomissement sans résultat nécessitent un appel vétérinaire rapide. En cas de détresse respiratoire, d’effondrement ou d’aggravation brutale, contactez immédiatement un service d’urgence vétérinaire. Le suivi préventif comprend les examens réguliers, la vaccination, l’identification et la surveillance du poids.
Préparer une adoption responsable
Avant l’arrivée d’un Dobermann, rencontrez l’éleveur déclaré ou le refuge, observez le comportement de la mère lorsque cela est possible et demandez les documents disponibles sur la santé des parents. Le chien doit être identifié avant toute cession. En France, l’identification des chiens est obligatoire, notamment par puce électronique ou tatouage selon les conditions prévues par la réglementation.
Toute personne qui acquiert un chien doit signer un certificat d’engagement et de connaissance au moins sept jours avant la cession. Une inscription au Livre des origines français peut être demandée lorsque le chien répond aux conditions du pedigree, mais elle ne remplace ni l’identification ni les soins vétérinaires. Prévoyez aussi une solution de garde, car cette race supporte mal les longues périodes de solitude.
Races proches du groupe 2
Pinscher nainAllemagneGroupe 2 FCI
Pinscher allemandAllemagneGroupe 2 FCI
Schnauzer nainAllemagneGroupe 2 FCI
SchnauzerAllemagne, notamment le Bade-Wurtemberg et la BavièreGroupe 2 FCI
Schnauzer géantAllemagne (sud du pays, notamment Bavière et Bade-Wurtemberg)Groupe 2 FCI
Terrier noir russeRussie (région de Moscou)Groupe 2 FCI
Questions fréquentes
Le Dobermann est-il adapté à une famille avec des enfants ?
Il peut vivre en famille lorsque les adultes encadrent les interactions, apprennent aux enfants à respecter le repos du chien et assurent une socialisation suivie. Sa taille et sa vivacité imposent une surveillance constante avec les plus jeunes. Aucun chien ne doit être laissé seul avec un enfant, même s’il est habituellement doux.
Le Dobermann peut-il vivre en appartement ?
La vie en appartement est possible pour un chien adulte bien dépensé, à condition de prévoir plusieurs sorties quotidiennes et des activités de réflexion. Le manque d’exercice, l’ennui et les absences prolongées lui conviennent mal. Un logement calme, un accès régulier à l’extérieur et une présence familiale suffisante sont nécessaires.
Le Dobermann est-il naturellement agressif ?
La race est vigilante et protectrice, mais l’agressivité incontrôlable ne définit pas le Dobermann. Le tempérament dépend notamment de la sélection, de la socialisation, de l’éducation et des expériences vécues. Un encadrement stable, des rencontres progressives et l’aide d’un professionnel compétent en cas de difficulté réduisent les situations à risque.
Comment protéger un Dobermann du froid ?
Son poil court et l’absence de sous-poil le rendent sensible au froid, à la pluie et aux températures basses. Les sorties doivent être adaptées aux conditions météorologiques, avec un abri intérieur chauffé et sec. Un manteau peut être envisagé avec l’avis du vétérinaire, surtout pour un chiot, un chien âgé ou un animal malade.
Testez-vous
3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.
Sources
- Fédération cynologique internationale, standard n° 143 fci.be
- Société centrale canine, races et réglementation canine centrale-canine.fr
Mis à jour le . Ces repères généraux ne remplacent pas l’avis du vétérinaire qui suit votre animal
