Bearded collie
Sous sa longue barbe, le bearded collie garde l’énergie d’un chien qui conduisait les moutons dans les Highlands écossais. Ce compagnon de taille moyenne apprécie les activités partagées avec sa famille, mais son double pelage demande un brossage soigneux tous les deux jours.
Mis à jour le 5 min de lecture

Sommaire11 parties
- Carte d’identité
- Au quotidien
- Un berger des Highlands devenu compagnon familial
- Une silhouette allongée sous une double fourrure
- Un chien sociable dont l’enthousiasme se canalise
- Des sorties actives et un brossage jusque sous le poil
- Surveiller les hanches, la vision et les oreilles
- Vérifier l’origine du chien et prévoir son entretien
- Questions fréquentes
- Testez-vous
- Sources
Carte d’identité
- Origine
- Grande-Bretagne (notamment les Highlands d’Écosse)
- Groupe FCI
- 1, chiens de berger et de bouvier (sauf bouviers suisses)
- Section
- 1, chiens de berger
- Standard FCI
- n° 271
- Reconnaissance
- Race reconnue par la FCI, standard n° 271, groupe 1, section 1, et par la Société centrale canine.
- Taille
- 51 à 53 cm au garrot pour les femelles, 53 à 56 cm pour les mâles
- Poids
- 20 à 30 kg, selon le sexe et la morphologie
- Espérance de vie
- 12 à 14 ans en moyenne, avec des variations individuelles
- Poil
- Poil de couverture long, plat et rêche, avec un sous-poil doux et serré ; barbe sous le menton.
- Robes
- Gris ardoise, fauve rougeâtre, noir, bleu, nuances de gris, marron ou sable
- Usage d'origine
- Conduite et garde des troupeaux de moutons
Au quotidien
Repères pour un chien de la race ; chaque animal reste un individu, avec son histoire et son éducation.
- Besoin d’exercice
- Facilité d’éducation
- Patience avec les enfants
- Adaptation à l’appartement
- Entretien du poil
- Tolérance à la solitude
Un berger des Highlands devenu compagnon familial
La FCI donne la Grande-Bretagne comme pays d’origine du collie barbu. Son histoire est particulièrement liée aux Highlands d’Écosse, où il servait à conduire les troupeaux de moutons. Des traces de chiens de ce type sont rapportées dès le XVIe siècle. Cette ancienneté concerne ses prédécesseurs : elle ne permet pas de dater précisément la fixation de la race actuelle.
Des chiens de berger polonais, écossais et des bobtails figurent parmi les ancêtres évoqués, sans que tous ces liens soient établis avec certitude. Après la Seconde Guerre mondiale, à la fin des années 1940 et au début des années 1950, l’éleveuse britannique G. O. Willson contribue au développement du type moderne. La race connaît ensuite une période de popularité dans les années 1980.
Une silhouette allongée sous une double fourrure
Le corps est plus long que haut, avec une construction solide qui doit rester compatible avec des mouvements aisés. Les femelles mesurent de 51 à 53 cm au garrot et les mâles de 53 à 56 cm. Le poids va de 20 à 30 kg et varie selon la morphologie. Les oreilles, de taille moyenne, retombent de chaque côté de la tête.
Le poil de couverture est long, plat et rêche, tandis que le sous-poil est doux et serré. Sous le menton, les poils dessinent la barbe qui a donné son nom à la race. Les couleurs admises comprennent le gris ardoise, le fauve rougeâtre, le noir, le bleu, les nuances de gris, le marron et le sable. Des marques blanches peuvent accompagner ces robes aux emplacements prévus par le standard.
Un chien sociable dont l’enthousiasme se canalise
Son passé de berger se retrouve dans son goût du mouvement et des activités réalisées avec son humain. Il est généralement affectueux et réceptif à l’apprentissage, mais le tempérament varie avec les individus, la socialisation et les expériences. Travaillez le rappel, l’attente et le retour au calme avec des récompenses. Des séances courtes et régulières permettent de progresser sans entretenir une excitation permanente.
Il peut apprécier la compagnie des enfants, sans que cette disposition garantisse chaque rencontre. Son énergie et son gabarit peuvent faire tomber un jeune enfant pendant un jeu. Gardez un adulte présent et préservez un couchage où personne ne le dérange. Avec les chats ou d’autres chiens, organisez des présentations progressives ; certains individus peuvent chercher à poursuivre ou à rassembler les animaux en mouvement.
Des sorties actives et un brossage jusque sous le poil
Prévoyez chaque jour plusieurs sorties, dont de vraies promenades permettant de marcher, de renifler et d’explorer. Ajoutez des jeux de recherche ou des apprentissages adaptés à son âge et à sa condition physique. Un jardin ne remplace pas ces activités partagées. La vie en appartement reste possible si vous assurez les sorties et le calme nécessaires, mais son énergie et son gabarit demandent une organisation suivie.
Brossez et peignez sa robe tous les deux jours, en séparant les mèches pour atteindre le sous-poil sans tirer sur la peau. Vérifiez particulièrement les aisselles, l’arrière des oreilles et les zones de frottement du harnais. Après une sortie, retirez les débris végétaux. Donnez une alimentation complète adaptée à son âge, ajustée à son activité et à son état corporel, avec de l’eau disponible en permanence.
Surveiller les hanches, la vision et les oreilles
L’espérance de vie rapportée est de 12 à 14 ans, avec des variations individuelles. La dysplasie de la hanche et l’atrophie rétinienne progressive font partie des affections mentionnées pour cette race. La première touche l’articulation ; la seconde peut dégrader progressivement la vision. Lors d’un achat, demandez quels dépistages ont été réalisés chez les parents et faites expliquer les résultats par votre vétérinaire.
Inspectez régulièrement les oreilles et la peau sous les nœuds. Une oreille douloureuse, une mauvaise odeur ou des secouements répétés de la tête justifient d’appeler le vétérinaire dans la journée. Une boiterie persistante ou une gêne visuelle demande également un rendez-vous rapide. Si le chien ne peut plus se lever, souffre fortement ou perd soudainement la vue, contactez immédiatement votre vétérinaire ou le service de garde.
Vérifier l’origine du chien et prévoir son entretien
Rencontrez un élevage déclaré ou un refuge et décrivez votre rythme réel : temps de promenade, absences et disponibilité pour le toilettage. Demandez à observer le comportement du chien et, pour un chiot, ses conditions de vie ainsi que sa mère lorsque c’est possible. En France, l’appellation « chien de race » suppose une inscription au Livre des origines français, le LOF. Vérifiez les justificatifs annoncés.
L’identification est obligatoire avant toute cession, gratuite ou payante ; vérifiez aussi le transfert des coordonnées dans le fichier I-CAD. Depuis 2022, le certificat d’engagement et de connaissance s’applique aux acquisitions concernées : il doit être délivré par une personne habilitée et signé au moins sept jours avant l’acquisition. Un chiot ne peut être cédé avant huit semaines. Prévoyez le budget vétérinaire, l’alimentation et, si nécessaire, un toilettage professionnel.
Races proches du groupe 1
Berger australienÉtats-Unis, avec des ancêtres probablement liés aux chiens de bergers basques et asturiensGroupe 1 FCI
Border collieGrande-Bretagne, frontière entre l’Angleterre et l’ÉcosseGroupe 1 FCI
Berger de BeauceFranceRace française
Berger allemandAllemagneGroupe 1 FCI
Berger blanc suisseSuisseGroupe 1 FCI
Chien-loup tchécoslovaqueTchécoslovaquie, avec une origine liée aux loups des CarpatesGroupe 1 FCI
Questions fréquentes
Le bearded collie peut-il vivre en appartement ?
Oui, si vous pouvez lui proposer plusieurs sorties quotidiennes, des promenades actives et des occupations calmes à la maison. Son énergie rend toutefois cette organisation exigeante. La présence d’un jardin ne suffit pas davantage : il a besoin d’explorer et d’interagir avec vous. Pensez aussi à la place nécessaire pour brosser et sécher son pelage.
Est-il adapté à une famille avec de jeunes enfants ?
Il peut bien s’intégrer à une famille, mais son tempérament individuel et ses apprentissages comptent autant que sa race. Son enthousiasme peut bousculer un petit enfant. Surveillez les jeux, apprenez aux enfants à respecter son sommeil et ses repas, et donnez au chien un espace de repos inaccessible aux sollicitations.
Faut-il vraiment le brosser tous les deux jours ?
Ce rythme constitue un bon repère pour éviter que le poil long et le sous-poil dense ne s’emmêlent. La fréquence peut augmenter pendant la mue ou après des sorties dans la végétation. Brossez par petites zones jusqu’à la base du poil. Si les nœuds sont serrés contre la peau, consultez un toiletteur.
Peut-il rester seul pendant toute une journée de travail ?
Une longue journée sans sortie ni compagnie répond mal aux besoins de ce chien actif. Apprenez-lui progressivement de courtes absences et organisez un passage pour une promenade lorsque vous travaillez longtemps. La tolérance varie selon les individus. Des hurlements, des destructions ou une agitation répétée justifient un échange avec votre vétérinaire.
Testez-vous
3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.
Sources
- Fédération cynologique internationale, standard n° 271 fci.be
- Wikipédia, Bearded collie fr.wikipedia.org
Mis à jour le . Ces repères généraux ne remplacent pas l’avis du vétérinaire qui suit votre animal
