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Basset fauve de Bretagne

Originaire de Bretagne, ce petit chien courant est réputé pour sa finesse de nez et sa ténacité au lapin. Son poil rêche protège sa peau dans les fourrés, tandis que son tempérament sociable lui permet de vivre en famille, à condition de recevoir des sorties régulières et une éducation commencée tôt.

Mis à jour le 5 min de lecture

Basset fauve de Bretagne
Sommaire11 parties
  1. Carte d’identité
  2. Au quotidien
  3. Un chien courant né en Bretagne
  4. Une silhouette basse et robuste
  5. Un tempérament sociable avec du caractère
  6. Des sorties qui font travailler le nez
  7. Un chien rustique dont le dos mérite de l’attention
  8. Préparer une adoption responsable
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Carte d’identité

Race française
Origine
France (Bretagne)
Groupe FCI
6, chiens courants, chiens de recherche au sang et races apparentées
Section
1, chiens courants
Standard FCI
n° 36
Reconnaissance
Race reconnue par la Fédération cynologique internationale, standard n° 36, et par la Société centrale canine.
Taille
32 à 38 cm au garrot
Poids
Environ 14 à 15 kg, avec des variations selon le sexe et la morphologie
Espérance de vie
Environ 12 à 14 ans, selon les individus
Poil
Poil très dur, sec et assez court, avec une face peu embroussaillée et des oreilles au poil très court.
Robes
Fauve uniforme, du froment doré au rouge brique
Usage d'origine
Chasse au lapin, chasse à tir du gibier à poil et recherche au sang, seul ou en meute.

Standard officiel de la race : PDF de la FCI

Au quotidien

Repères pour un chien de la race ; chaque animal reste un individu, avec son histoire et son éducation.

  • Besoin d’exercice
  • Facilité d’éducation
  • Patience avec les enfants
  • Adaptation à l’appartement
  • Entretien du poil
  • Tolérance à la solitude

Un chien courant né en Bretagne

Le basset fauve de Bretagne descend du Grand Fauve de Bretagne, ancien chien courant utilisé en meute. Ce dernier a évolué vers le griffon fauve de Bretagne, tandis que des croisements avec le basset vendéen ont participé à la formation du basset actuel. Très populaire en Bretagne au XIXe siècle, la race s’est ensuite diffusée dans le reste de la France.

Le Club du Fauve de Bretagne a été créé en 1949 par des passionnés bretons. La renommée nationale du basset fauve de Bretagne s’est développée durant les trente dernières années du XXe siècle, notamment grâce à ses résultats dans les épreuves de chasse au lapin. La race reste associée au travail au nez et à la chasse en terrain varié.

Une silhouette basse et robuste

Le basset fauve de Bretagne mesure généralement 32 à 38 cm au garrot. Son corps est allongé, porté par des membres courts, avec une queue de longueur moyenne, large à la base et effilée vers la pointe. En action, elle est portée au-dessus de la ligne du dos et décrit des mouvements latéraux réguliers.

La robe est fauve unicolore, du froment doré au rouge brique. Quelques poils noirs sur le dos ou les oreilles sont tolérés, et une petite étoile blanche au poitrail peut exister sans être recherchée. Les mâles et les femelles suivent le même standard de taille ; le mâle peut avoir une ossature plus forte, sans différence de couleur imposée.

Un tempérament sociable avec du caractère

Le standard décrit un chien passionné de chasse, sociable, affectueux et équilibré. Sur le terrain, il se montre courageux, débrouillard et opiniâtre, qualités utiles lorsqu’une piste se prolonge dans une végétation dense. À la maison, il recherche volontiers la présence de ses proches et conserve un côté joueur, qui facilite les moments partagés.

Avec une socialisation progressive, il cohabite généralement bien avec les autres chiens. Son origine de chien courant peut toutefois l’inciter à suivre une odeur ou à poursuivre un petit animal ; les sorties sans laisse demandent donc un rappel réellement fiable et un lieu sécurisé. Il est réputé doux avec les enfants, qui doivent apprendre à respecter ses temps de repos.

Des sorties qui font travailler le nez

La vie en appartement est possible si les sorties sont suffisamment fréquentes et variées. Prévoyez au moins trois sorties par jour, dont une permettant de marcher longuement et de renifler. Les jeux de recherche, les pistes courtes et l’exploration de lieux sécurisés répondent à son besoin d’utiliser son odorat, sans remplacer l’apprentissage du rappel.

Son alimentation doit être adaptée à son âge, à son activité et à sa condition corporelle. La ration peut évoluer pendant une période de chasse, avec l’avis du vétérinaire. Un brossage régulier, sans être quotidien, suffit généralement ; une brosse souple ou un peigne convient mieux qu’une brosse métallique. Surveillez aussi les oreilles après les sorties dans les herbes.

Un chien rustique dont le dos mérite de l’attention

Le basset fauve de Bretagne est généralement considéré comme un chien solide et rustique, capable de supporter des conditions météorologiques variées. Sa silhouette au dos long justifie toutefois de limiter les sauts répétés et les montées ou descentes fréquentes d’escaliers. Une prise de poids peut aussi augmenter les contraintes sur le dos et les articulations.

Une visite vétérinaire régulière permet de suivre le poids, les dents, les oreilles, les vaccinations et l’état général. Consultez rapidement si votre chien présente une douleur, une faiblesse des membres, une difficulté à se déplacer, une perte d’appétit persistante ou un changement brutal de comportement. La nuit, appelez le service de garde vétérinaire ; en cas de détresse vitale, contactez le 15 ou le 112.

Préparer une adoption responsable

Avant l’achat ou l’adoption, rencontrez le chien dans son lieu de vie et demandez les documents disponibles sur son identité, sa santé et ses conditions d’élevage. Un éleveur doit exercer dans un cadre déclaré ; un refuge peut aussi vous aider à trouver un adulte dont le tempérament et les besoins sont déjà mieux connus. L’inscription au LOF concerne les chiens issus d’une généalogie reconnue par la Société centrale canine.

Depuis 2022, toute personne qui acquiert un chien doit signer un certificat d’engagement et de connaissance après un délai réglementaire de sept jours. Le chien doit être identifié avant sa cession, par puce électronique ou tatouage, et l’identification doit être enregistrée dans le fichier national I-CAD. Demandez les consignes écrites de l’éleveur ou du refuge et prévoyez un suivi vétérinaire dès l’arrivée.

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Questions fréquentes

Le basset fauve de Bretagne peut-il vivre en appartement ?

Oui, si vous lui proposez au moins trois sorties quotidiennes, dont une vraie promenade avec exploration et activité olfactive. Un appartement ne compense pas l’absence d’exercice ; il faut aussi sécuriser les escaliers et limiter les sauts répétés pour préserver son dos.

Est-il facile à éduquer ?

Son éducation est généralement accessible, surtout lorsqu’elle commence dès le plus jeune âge avec des récompenses et des règles constantes. Son odorat et son tempérament opiniâtre peuvent détourner son attention. Le rappel doit être travaillé progressivement dans des endroits clos avant toute liberté en extérieur.

Le basset fauve de Bretagne s’entend-il avec les enfants ?

Il est réputé affectueux et gentil avec les enfants, y compris les plus jeunes. Les interactions doivent rester surveillées par un adulte : l’enfant apprend à ne pas tirer les oreilles, déranger le chien pendant son repas ou le réveiller lorsqu’il dort.

Faut-il beaucoup toiletter cette race ?

Non, son poil dur, sec et assez court demande surtout un brossage régulier pour retirer les poils morts et les débris. Une brosse souple ou un peigne convient. Après une sortie, vérifiez les oreilles, les pattes et le pelage si le chien a traversé des fourrés.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Quelle activité correspond particulièrement aux aptitudes du basset fauve de Bretagne ?
  2. 2.Quelle couleur de robe correspond au standard de la race ?
  3. 3.Quel point de prévention concerne particulièrement sa morphologie ?

Sources

  1. Fédération cynologique internationale, standard n° 36 fci.be
  2. Société centrale canine, races et Livre des origines français centrale-canine.fr

Mis à jour le . Ces repères généraux ne remplacent pas l’avis du vétérinaire qui suit votre animal