Dans l’expression « verser des larmes de crocodile », que sait-on réellement des crocodiles ?
Réponse : Leurs larmes lubrifient et protègent leurs yeux, et peuvent couler pendant un repas sans exprimer de tristesse.. Les crocodiliens ont des glandes lacrymales fonctionnelles. Des larmes peuvent apparaître pendant l’alimentation, notamment sous l’effet des mouvements musculaires autour des yeux, ce qui a probablement nourri l’expression.
L’expression « un froid de canard » évoque une aptitude réelle du canard colvert. Laquelle ?
Réponse : Ses pattes disposent d’un échange thermique à contre-courant qui limite les pertes de chaleur dans l’eau froide.. Dans les pattes, les vaisseaux sanguins artériels et veineux sont proches. Le sang chaud qui descend réchauffe le sang plus froid qui remonte, ce qui permet aux pattes de rester fraîches tout en réduisant les pertes de chaleur.
Que traduit le mieux l’expression « avoir une mémoire d’éléphant » chez l’éléphant d’Afrique ?
Réponse : Les femelles âgées peuvent conserver la mémoire de routes, de points d’eau et de nombreux congénères pendant des années, voire des décennies.. Les femelles âgées jouent souvent un rôle de guide dans le groupe. Leur expérience les aide à retrouver des ressources et à réagir à des situations déjà rencontrées, notamment lors des périodes de sécheresse.
L’expression « avoir un œil de lynx » s’appuie sur une adaptation visuelle. Laquelle aide notamment le lynx ibérique à voir quand la lumière baisse ?
Réponse : Un tapetum lucidum, couche réfléchissante située derrière la rétine, qui renvoie la lumière vers les cellules sensibles.. Le tapetum lucidum augmente la quantité de lumière utilisable par la rétine. Il explique aussi le reflet brillant des yeux de nombreux mammifères lorsqu’ils sont éclairés dans l’obscurité.
Quand on dit « faire le paon », quel comportement du paon bleu est représenté ?
Réponse : Le mâle déploie les longues plumes sus-caudales de sa traîne et expose leurs ocelles pendant la parade nuptiale.. Les grandes plumes visibles ne sont pas les rectrices elles-mêmes, mais surtout des plumes sus-caudales. Leurs ocelles et leurs vibrations participent à la parade du mâle devant la femelle.
L’expression « lent comme un escargot » oublie un mécanisme de déplacement. Comment l’escargot de Bourgogne avance-t-il ?
Réponse : Son pied musculaire produit des ondes et sécrète du mucus sur lequel il glisse, à une vitesse souvent mesurée en quelques centimètres par minute.. Le pied est une large masse musculaire qui produit des mouvements ondulatoires. Le mucus réduit les frottements et adhère au support, même si la vitesse varie selon l’humidité, la température et le sol.
Pourquoi le renard roux peut-il être qualifié de « rusé » dans de nombreuses cultures ?
Réponse : Son ouïe fine peut l’aider à localiser de petits rongeurs sous la neige, tandis que son régime très varié lui permet d’exploiter de nombreuses ressources.. La « ruse » est une image culturelle, mais le renard possède de réelles facultés d’adaptation. Il entend des sons de faible intensité, chasse seul et mange des rongeurs, des invertébrés, des fruits ou des déchets selon les occasions.
Dans « sauter du coq à l’âne », que désigne zoologiquement l’âne de Somalie ?
Réponse : Une sous-espèce de l’âne sauvage d’Afrique, adaptée aux régions arides de la Corne de l’Afrique.. L’âne de Somalie correspond à une forme de l’âne sauvage d’Afrique, dont le nom scientifique est Equus africanus somaliensis. L’expression signifie, elle, passer brusquement d’un sujet à un autre sans lien apparent.
L’expression « être comme un poisson dans l’eau » peut être illustrée par une relation étonnante du poisson-clown. Laquelle ?
Réponse : Il vit souvent au contact d’anémones de mer, dont les tentacules urticants le protègent, tandis qu’un mucus particulier limite les effets des cellules urticantes.. Le poisson-clown vit en association avec certaines anémones. Sa couche de mucus et son acclimatation progressive contribuent à le protéger des cellules urticantes, tandis que l’anémone bénéficie de restes alimentaires et d’une défense contre certains prédateurs.
« Prendre le taureau par les cornes » évoque une prise directe avec la difficulté. Chez le bœuf watussi, de quoi sont faites les cornes ?
Réponse : Elles comportent un axe osseux recouvert d’une gaine de kératine, la même matière que celle des ongles.. Comme chez les autres bovins, la corne repose sur un axe osseux relié au crâne et est recouverte de kératine. Chez le bœuf watussi, cette structure peut atteindre une grande longueur et sert notamment à la défense et à la régulation de la chaleur.