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Quelle différence entre le pic épeiche et la sittelle torchepot ?

Au jardin ou en forêt, ces deux oiseaux peuvent se croiser sur les mêmes arbres et chercher des insectes dans l’écorce. Leur silhouette, leur façon de se déplacer et quelques couleurs bien placées permettent pourtant de les distinguer rapidement, même lorsque l’observation ne dure que quelques secondes.

Mis à jour le 3 min de lecture

Pic épeiche
Sittelle torchepot
Sommaire8 parties
  1. Point par point
  2. Une grande différence de silhouette et de couleurs
  3. Deux grimpeurs, deux façons d’explorer les arbres
  4. Des cousins éloignés, pas deux espèces de pics
  5. Forêts, parcs et mangeoires
  6. Questions fréquentes
  7. Testez-vous
  8. Sources

En bref

Le pic épeiche est un oiseau plus grand, noir et blanc, marqué de rouge sous la queue, tandis que la sittelle torchepot est plus petite, bleu-gris dessus et souvent orangée dessous. Tous deux grimpent aux troncs, mais ils appartiennent à des familles différentes.

Point par point

Taille
Pic épeiche20 à 24 cmSittelle torchepotEnviron 14 cm
Silhouette
Pic épeicheCorps allongé, queue rigideSittelle torchepotCorps trapu, queue courte
Couleurs
Pic épeicheNoir, blanc et rougeSittelle torchepotBleu-gris, blanc et roux
Bec
Pic épeicheDroit, puissant, en forme de ciseauSittelle torchepotLong, fin et pointu
Déplacement
Pic épeicheGrimpe avec la queue en appuiSittelle torchepotDescend souvent tête la première
Nourriture
Pic épeicheInsectes, larves, graines et fruitsSittelle torchepotInsectes, graines et fruits secs
Nid
Pic épeicheCreuse une cavité dans le boisSittelle torchepotUtilise une cavité et peut en réduire l’entrée avec de la boue
Statut UICN
Pic épeichePréoccupation mineureSittelle torchepotPréoccupation mineure

L’astuce du naturaliste.Regardez d’abord la couleur et la queue. Le pic épeiche paraît noir et blanc, avec une tache rouge près de la queue, et s’appuie contre le tronc grâce à ses plumes caudales rigides. La sittelle montre un dos bleu-gris, un trait noir sur l’œil et descend volontiers tête la première.

Une grande différence de silhouette et de couleurs

Le pic épeiche mesure environ 20 à 24 centimètres et pèse de 70 à 98 grammes. Son dos noir porte de grandes zones blanches, tandis que ses joues et sa gorge sont claires. Le mâle possède une petite tache rouge sur la nuque, et les adultes ont du rouge vif sous le ventre, près de la queue. La femelle garde la nuque noire.

La sittelle torchepot mesure environ 14 centimètres. Son corps paraît plus court et plus rond, avec une queue réduite. Son dos est bleu-gris, son bec est long et pointu, et un trait noir traverse l’œil. Le dessous varie selon les régions, du blanc au roux jaunâtre. Cette combinaison permet de l’identifier même lorsque la lumière est faible.

Deux grimpeurs, deux façons d’explorer les arbres

Le pic épeiche se déplace sur les troncs en s’aidant de ses doigts et de ses rectrices, les grandes plumes de la queue. Ces plumes sont rigides et servent d’appui quand l’oiseau frappe le bois avec son bec. Il recherche des insectes et leurs larves, mais consomme aussi des graines et des fruits selon la saison.

La sittelle inspecte les troncs et les branches avec une grande agilité. Elle peut descendre la tête la première, une position inhabituelle chez les oiseaux grimpeurs. Elle mange surtout des insectes pendant la belle saison, puis ajoute des graines et des fruits secs en automne et en hiver. Elle cache parfois des réserves dans les fissures de l’écorce.

Des cousins éloignés, pas deux espèces de pics

Le pic épeiche appartient à la famille des Picidés, qui réunit les pics, les épeiches et leurs proches. La sittelle torchepot appartient à la famille des Sittidés. Elles ne sont donc ni de la même famille ni deux noms pour une même espèce. Leurs ressemblances viennent surtout de leur vie dans les arbres.

Leurs adaptations ne sont pas identiques. Le pic épeiche possède une queue rigide et un bec conçu pour marteler le bois. La sittelle a une queue courte et utilise son bec pour décoller des proies dans les crevasses. Toutes deux vivent souvent seules ou en couple sur un territoire, mais la sittelle devient plus sociable hors de la reproduction.

Forêts, parcs et mangeoires

Le pic épeiche est largement répandu en Europe et dans le nord de l’Asie. Il fréquente les boisements, les parcs et les jardins comportant des arbres. Il reste souvent dans son territoire, y compris en hiver, même si certains individus se déplacent lorsque la nourriture devient moins abondante.

La sittelle torchepot peuple une grande partie de l’Eurasie tempérée et quelques secteurs montagneux du Maroc. Elle apprécie les arbres âgés qui fournissent des cavités, des crevasses et des graines. Elle visite volontiers les mangeoires. Pour l’observer, cherchez un oiseau qui se déplace sans cesse le long d’un tronc, parfois la tête vers le sol.

Questions fréquentes

Le pic épeiche peut-il grimper la tête en bas comme la sittelle ?

Il peut descendre ou se déplacer sur un tronc, mais il s’appuie généralement sur sa queue rigide et garde une posture différente. La sittelle est beaucoup plus reconnaissable par ses descentes tête la première, souvent rapides, le long de l’écorce.

La sittelle torchepot utilise-t-elle un ancien nid de pic ?

Oui. Elle installe souvent son nid dans une cavité déjà présente, notamment un ancien trou de pic. Si l’ouverture est trop large, elle la réduit avec de la boue, ce qui explique son nom de « torchepot ».

Ces deux oiseaux sont-ils menacés ?

Les deux espèces sont classées « Préoccupation mineure » sur la Liste rouge de l’UICN. Ce statut mondial ne signifie pas que toutes les populations locales se portent de la même manière, car les conditions peuvent varier selon les régions et les habitats.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Quel détail rouge aide à reconnaître le pic épeiche adulte ?
  2. 2.Comment la sittelle torchepot descend-elle souvent des troncs ?
  3. 3.À quelle famille appartient la sittelle torchepot ?

Sources

  1. Wikipédia, article « Pic épeiche » fr.wikipedia.org
  2. Wikipédia, article « Sittelle torchepot » fr.wikipedia.org
  3. INPN, Inventaire national du patrimoine naturel inpn.mnhn.fr
  4. UICN, Liste rouge des espèces menacées iucnredlist.org

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