
Tanystropheus
Tanystropheus hydroides
Aussi appelé Tanystrophée, T. hydroides
Tanystropheus hydroides était un reptile du Trias moyen, il y a environ 242 à 237 millions d’années. Il nageait dans les mers côtières de la Téthys, en Europe. Son corps mesurait jusqu’à 6 mètres, mais son cou occupait presque la moitié de cette longueur, une silhouette si particulière qu’elle a longtemps dérouté les paléontologues.
- Époque
- Trias moyen, Anisien à Ladinien, il y a environ 242 à 237 millions d’années
- Découverte
- Le genre Tanystropheus a été nommé en 1852 par le paléontologue allemand Hermann von Meyer, à partir de fossiles trouvés dans les roches du Trias en Europe. Les fossiles les plus célèbres viennent de Monte San Giorgio, entre la Suisse et l’Italie. L’espèce Tanystropheus hydroides a été distinguée plus récemment grâce à la réétude de grands spécimens.
- Taille
- Environ 5 à 6 mètres de longueur, dont près de 2,5 à 3 mètres pour le cou selon les estimations
- Poids
- Environ 100 à 250 kilogrammes, estimation très incertaine fondée sur la forme du squelette
- Longévité
- Inconnue
- Régime
- Mangeur de poissonsSes dents longues et serrées indiquent qu’il capturait probablement des poissons et des céphalopodes, comme des calmars, mais aucun contenu stomacal certain n’a été identifié.
- Mode de vie
- Inconnu
- Famille
- Tanystrophéidés (Tanystropheidae)
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Où vivait le tanystropheus ?
Il vivait probablement dans des mers côtières peu profondes de la Téthys, près des îles et des rivages de l’Europe du Trias.
Principales régions : Suisse, Italie, Allemagne.
- Europe
Sommaire10 parties
À quoi ressemblait le tanystropheus ?
Le trait le plus frappant était son cou extraordinairement long. Il comportait environ treize vertèbres, chacune étirée en longueur. Chez Tanystropheus hydroides, le cou pouvait atteindre 2,5 à 3 mètres, alors que le tronc et la queue étaient beaucoup plus courts. Sa tête était petite, allongée et munie de dents fines, adaptées à la capture de proies glissantes.
Le corps mesurait probablement 5 à 6 mètres, avec une longue queue et quatre pattes relativement courtes. Ses doigts portaient des griffes, mais ses membres ne ressemblaient pas à ceux d’un animal construit pour courir vite sur la terre ferme. Les os du corps étaient assez denses, un indice compatible avec la vie dans l’eau.
Les proportions exactes restent discutées, car les fossiles sont souvent comprimés dans la roche et certains spécimens sont incomplets. Les paléontologues distinguent toutefois les grands individus de T. hydroides des petits Tanystropheus longobardicus, qui ne représentent probablement pas seulement des jeunes du même animal.
Quand et où vivait le tanystropheus ?
Tanystropheus vivait au Trias moyen, entre environ 242 et 237 millions d’années avant notre époque. Les dates varient selon les couches géologiques étudiées. Les continents étaient alors regroupés autour de la Pangée, tandis qu’une vaste mer appelée Téthys s’étendait entre l’Europe et l’Afrique du Nord.
Les fossiles les plus connus proviennent de Monte San Giorgio, dans le Tessin suisse et près de la frontière italienne. Cette région conservait autrefois des bassins marins peu profonds, séparés de la pleine mer par des îles et des récifs. D’autres restes attribués au genre viennent de bassins triasiques d’Allemagne et de régions voisines.
L’espèce Tanystropheus hydroides est surtout associée aux grands spécimens des gisements marins du domaine alpin. La répartition précise des espèces reste étudiée, car les squelettes anciens ont parfois été nommés différemment avant les révisions récentes.
Que mangeait le tanystropheus ?
Ses dents coniques, longues et rapprochées indiquent un régime de prédateur aquatique. Elles pouvaient retenir des poissons ou de petits animaux marins au corps mou, comme des céphalopodes. Les paléontologues le classent donc généralement parmi les reptiles piscivores, même si son menu exact n’est pas connu.
La forme du crâne et la disposition des dents suggèrent une capture rapide de proies dans l’eau. Une mâchoire faite pour trancher de gros morceaux aurait été différente. Aucun contenu stomacal attribué avec certitude à Tanystropheus hydroides ne permet cependant de préciser la proportion de poissons et de céphalopodes.
Son très long cou a donné lieu à plusieurs hypothèses. Il pouvait peut-être approcher sa tête d’une proie sans déplacer tout son corps, mais cette idée reste une interprétation. Les modèles numériques du squelette soutiennent une vie aquatique ou semi-aquatique, sans révéler à eux seuls la technique de chasse.
Comment vivait le tanystropheus ?
Les recherches récentes indiquent que Tanystropheus était probablement bien adapté à l’eau. Sa densité osseuse, la forme de ses membres et la position de ses narines sont compatibles avec un animal qui nageait ou se déplaçait dans des eaux côtières. Il pouvait peut-être revenir à terre, mais la fréquence de ces sorties reste inconnue.
Son cou devait être souple dans certaines directions, tout en étant moins flexible qu’un cou de cygne. Des vertèbres aussi longues auraient probablement limité les mouvements brusques. Les spécialistes discutent encore de la position exacte du cou pendant la nage et de la manière dont l’animal évitait de trop se fatiguer.
Nous ne savons pas si ces reptiles vivaient seuls, en couple ou en groupes. Les gisements regroupent parfois de nombreux animaux marins, mais cette concentration peut résulter d’un événement de mortalité ou du transport des carcasses par les courants. Elle ne prouve donc pas une vie sociale organisée.
Ce que nous apprennent ses fossiles
Les fossiles de tanystropheus sont célèbres parce que ses vertèbres cervicales sont extrêmement allongées. Elles donnent au cou son aspect spectaculaire, mais elles rendent aussi le squelette fragile et difficile à préparer. Dans la roche, les os ont souvent été aplatis et déplacés après la mort.
La réétude de nombreux spécimens a montré que les petits et les grands individus ne formaient probablement pas une seule série de croissance. Les petits fossiles appartiennent surtout à Tanystropheus longobardicus, tandis que les grands sont attribués à T. hydroides. Cette distinction a aidé à comprendre pourquoi les anciens dessins mélangeaient des animaux de tailles et de proportions différentes.
Ce qui est établi par les fossiles concerne surtout l’anatomie, la présence de dents de prédateur et l’existence dans des dépôts marins. La façon précise de nager, la profondeur fréquentée, la longévité et la reproduction restent supposées. Les paléontologues testent ces hypothèses en comparant les os avec ceux d’autres reptiles aquatiques et en utilisant des modèles en trois dimensions.
Le saviez-vous ?
- 1.Le nom Tanystropheus vient du grec et évoque des vertèbres particulièrement allongées.
- 2.Son cou comptait environ treize vertèbres, alors que les mammifères actuels n’en ont généralement que sept.
- 3.Pendant longtemps, les grands et les petits fossiles ont été considérés comme des âges différents d’une même espèce.
- 4.Monte San Giorgio est un site fossilifère classé au patrimoine mondial pour la richesse de ses fossiles du Trias.
Ce qu’il en reste aujourd’hui
- Fossiles dans les muséesDes fossiles de tanystropheus et de reptiles marins du même environnement sont conservés au Museo cantonale di storia naturale de Lugano, au Museo civico dei fossili de Besano et dans des musées européens spécialisés en paléontologie. Le Muséum national d’histoire naturelle de Paris présente aussi des collections de fossiles du Trias, selon les expositions et les réserves accessibles.
Questions fréquentes
Que mange Tanystropheus ?
Tanystropheus mangeait probablement surtout des poissons et des céphalopodes. Ses dents longues et rapprochées convenaient à la capture de proies glissantes. Les fossiles ne livrent toutefois pas de contenu stomacal certain pour Tanystropheus hydroides, donc la composition exacte de ses repas reste inconnue.
Combien de temps vit Tanystropheus ?
La durée de vie de tanystropheus est inconnue. Les fossiles ne montrent pas encore de lignes de croissance assez régulières pour calculer son âge comme chez certains dinosaures. Les paléontologues savent distinguer de petits et de grands individus, sans pouvoir transformer cette différence de taille en nombre d’années fiable.
Où vit Tanystropheus ?
Tanystropheus vivait dans des mers côtières peu profondes de la Téthys, au Trias moyen. Ses fossiles les plus célèbres proviennent de Monte San Giorgio, entre la Suisse et l’Italie. D’autres restes du genre sont connus dans des bassins triasiques d’Allemagne et d’Europe centrale.
Tanystropheus est-il dangereux ?
Tanystropheus pouvait être un prédateur pour les petits animaux marins, mais il ne représentait aucun danger pour les humains, puisqu’il a disparu il y a environ 237 millions d’années. Rien ne prouve qu’il chassait de grandes proies ou qu’il attaquait des animaux terrestres.
Quelle taille fait Tanystropheus ?
Tanystropheus hydroides mesurait probablement 5 à 6 mètres de long, avec un cou pouvant atteindre 2,5 à 3 mètres. Ces valeurs sont des estimations, car les fossiles sont souvent incomplets ou aplatis. Les autres espèces du genre étaient parfois beaucoup plus petites, autour de 1,2 mètre.
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Sources
- Natural History Museum de Londres, paléontologie nhm.ac.uk
- Current Biology, articles de paléontologie et étude sur Tanystropheus cell.com
Mis à jour le . Datations et mensurations selon les publications scientifiques ; elles évoluent avec les nouvelles découvertes
