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Le ratel (Mellivora capensis)
LC
Mellivora capensis

Ratel

Mellivora capensis

Aussi appelé Blaireau à miel

Le ratel est un mustélidé trapu qui parcourt les savanes africaines et les régions sèches d’Arabie et d’Asie. Ses longues griffes lui permettent de déterrer des proies, tandis que sa peau épaisse et mobile l’aide à se défendre. L’UICN le classe en préoccupation mineure à l’échelle mondiale, malgré une population en baisse et des persécutions locales.

Statut
Préoccupation mineurepopulation en baisse
Taille
Environ 55 à 77 cm de longueur pour la tête et le corps, auxquels s’ajoutent 12 à 30 cm de queue.
Poids
Généralement 9 à 16 kg chez les mâles et 5 à 10 kg chez les femelles, avec des variations géographiques.
Longévité
Mal connue dans la nature ; jusqu’à environ 26 ans en captivité.
Régime
OmnivoreIl mange surtout de petits animaux, notamment des rongeurs, reptiles et insectes, ainsi que des larves d’abeilles, du miel et certains fruits.
Mode de vie
Actif de jour comme de nuit, principalement solitaire
Famille
Mustélidés (Mustelidae), ordre des Carnivores (Carnivora)

Fiche vérifiée le · 5 min de lecture

Afrique subsaharienne, péninsule Arabique et sud-ouest de l’Asie jusqu’au sous-continent indien

Où vit le ratel ?

Il fréquente les savanes, les broussailles, les régions arides et certaines forêts, jusque dans des milieux montagneux.

Principales régions : Afrique du Sud, Botswana, Namibie, Kenya, Tanzanie, Arabie saoudite, Iran, Inde.

  • Afrique
  • Asie
Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître le ratel
  2. Où vit le ratel ?
  3. Que mange le ratel ?
  4. Comment se comporte le ratel ?
  5. Comment se reproduit le ratel ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître le ratel

Vous pouvez le reconnaître à sa silhouette basse, à ses pattes courtes et à son large dos grisâtre ou blanchâtre. Le dessous du corps, les membres et une grande partie de la face sont noirs. Cette séparation des couleurs est très visible chez de nombreux individus, mais le pelage varie selon les régions.

Sa tête est large, son museau assez court et ses oreilles petites. Les pattes avant portent de longues griffes, utilisées pour ouvrir le sol et fouiller les terriers. Sa peau épaisse est aussi relativement lâche : lorsqu’il est saisi, il peut se retourner dans sa peau et tenter de mordre son adversaire.

Où vit le ratel ?

Son aire couvre une grande partie de l’Afrique subsaharienne et se prolonge, de façon discontinue, dans la péninsule Arabique, en Iran, au Pakistan et en Inde. Il utilise des milieux très différents, des savanes aux broussailles sèches, en passant par certaines forêts. Sa présence dépend notamment des proies disponibles et des possibilités de refuge.

Pour se reposer, il peut creuser un terrier ou occuper une cavité déjà disponible, comme un ancien terrier ou une fissure rocheuse. Un même individu utilise plusieurs abris au fil de ses déplacements. En France métropolitaine et dans les territoires ultramarins, l’espèce ne possède aucune population sauvage naturelle ; son observation concerne la captivité.

Que mange le ratel ?

Malgré son surnom de blaireau à miel, son alimentation comprend surtout des animaux. Il recherche des rongeurs, des lézards, des serpents, des insectes et d’autres petites proies. Son odorat l’aide à repérer celles qui se cachent sous terre. Il creuse alors rapidement avec ses pattes avant pour atteindre un terrier ou une réserve de nourriture.

Il peut ouvrir des nids d’abeilles pour consommer le couvain, c’est-à-dire les larves et les nymphes, ainsi que le miel. Il mange aussi des fruits et profite parfois d’une carcasse. Le menu change selon les régions et les saisons : dans un milieu sec, les ressources accessibles ne sont pas les mêmes qu’en forêt.

Comment se comporte le ratel ?

Il se déplace principalement seul, à l’exception des femelles accompagnées de leur jeune et des rencontres liées à la reproduction. Son horaire d’activité varie avec la température et le dérangement humain. Dans les secteurs chauds ou fréquentés, il peut rechercher sa nourriture surtout la nuit ; ailleurs, vous pourriez aussi le voir en plein jour.

Lorsqu’il est menacé, il peut grogner, faire face à l’adversaire et libérer une sécrétion odorante provenant de ses glandes anales. Ses griffes, ses dents et sa peau constituent des moyens de défense efficaces. Il reste toutefois vulnérable aux grands prédateurs, notamment aux lions et aux léopards : sa réputation d’invincibilité exagère ses capacités réelles.

Comment se reproduit le ratel ?

La reproduction reste moins bien documentée que chez beaucoup de mammifères familiers. Une portée compte généralement un petit, parfois deux. La femelle met bas dans un abri et assure seule les soins. Le nouveau-né dépend du lait maternel et demeure d’abord caché, tandis que sa mère part chercher de la nourriture.

Le jeune accompagne ensuite sa mère pendant de nombreux mois, souvent plus d’un an dans les populations étudiées. Il apprend progressivement à trouver les proies et à les déterrer. Cette longue période d’apprentissage limite la fréquence des naissances : une femelle ne renouvelle pas rapidement sa portée lorsqu’elle élève encore un jeune dépendant.

Le saviez-vous ?

  • 1.Le ratel appartient à la même famille que la loutre, la fouine et le blaireau européen, malgré leurs silhouettes et leurs modes de vie différents.
  • 2.Sa peau relativement lâche lui permet de se retourner contre un animal qui l’a saisi, une défense utile lorsque la fuite devient difficile.
  • 3.Il peut grimper pour atteindre de la nourriture, même si ses pattes courtes et ses longues griffes sont particulièrement adaptées au creusement.
  • 4.Certaines adaptations moléculaires contribuent à sa résistance à des neurotoxines de serpents. Elles ne le rendent pas insensible à tous les venins ni aux blessures.

Ce qui menace le ratel

  • Conflits avec les apiculteurs

    En ouvrant des ruches, il peut endommager le matériel et les colonies d’abeilles. Ces dégâts entraînent parfois des captures ou des mises à mort.

  • Pièges et poisons

    Il peut être tué intentionnellement après des attaques de petits élevages, ou accidentellement par des dispositifs visant d’autres carnivores. Les appâts empoisonnés menacent aussi les animaux qui consomment ensuite les carcasses.

  • Transformation des habitats

    L’extension des cultures et des aménagements peut réduire les refuges et augmenter les contacts avec les humains. L’espèce reste largement répartie, mais cette situation mondiale ne garantit pas le maintien de chaque population locale.

Protéger le ratel

  • Présence en aires protégéesDes populations vivent notamment dans le parc national Kruger, en Afrique du Sud, et le parc transfrontalier de Kgalagadi, entre l’Afrique du Sud et le Botswana. Ces espaces conservent des habitats et des proies sur de grandes surfaces.
  • Protection des ruchesEn Afrique australe, des ruches surélevées sur des supports adaptés, notamment des poteaux métalliques difficiles à escalader, permettent de réduire les dégâts. Cette prévention diminue les motifs de persécution.
  • Suivi des populationsLa Liste rouge mondiale de l’UICN classe l’espèce en préoccupation mineure, tout en indiquant une tendance à la baisse. Les observations de terrain et les pièges photographiques aident à préciser sa présence et les pressions locales.

Comprendre les catégories de la Liste rouge

Questions fréquentes

Le ratel est-il dangereux pour l’être humain ?

Il peut infliger une morsure sérieuse si vous tentez de le saisir, de le coincer ou de toucher son jeune. À distance, laissez-lui une possibilité de fuite et ne l’attirez pas avec de la nourriture. En cas de morsure, lavez la plaie à l’eau et au savon et consultez rapidement un médecin, notamment pour évaluer le risque de rage.

Est-il vraiment immunisé contre le venin des serpents ?

Il possède une résistance à certaines toxines, notamment grâce à des particularités des récepteurs sur lesquels elles agissent. Cette protection varie selon les venins et n’empêche pas toutes les intoxications. Une morsure peut l’affaiblir ou le tuer. Pour une personne mordue par un serpent, appelez immédiatement le 15 ou le 112.

Mange-t-il surtout du miel ?

Les rongeurs, reptiles et autres petits animaux occupent une grande place dans son alimentation. Lorsqu’il trouve un nid d’abeilles, il consomme aussi les larves et les nymphes, qui apportent des protéines. Son surnom souligne donc une habitude réelle, sans décrire à lui seul l’ensemble de son menu.

Peut-on voir un ratel sauvage en France ?

Aucune population sauvage naturelle n’est présente en France. Il n’a donc pas de statut de population française à présenter dans les listes rouges nationales. Certains établissements zoologiques peuvent en accueillir ; vérifiez leur liste d’animaux avant une visite, car les espèces hébergées changent au fil des années.

Est-ce un animal que l’on peut apprivoiser ?

Le ratel est une espèce sauvage, non domestiquée, qui creuse, explore et peut mordre fortement. Un individu élevé par des humains conserve ces comportements. Sa détention relève de règles sur les animaux non domestiques et nécessite des installations adaptées ainsi que des compétences spécialisées ; il ne convient pas à la vie familiale.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.À quelle famille le ratel appartient-il ?
  2. 2.À quoi servent surtout ses longues griffes avant ?
  3. 3.Quelle affirmation sur le ratel est exacte ?

Autour de cet animal

Sources

  1. UICN, The IUCN Red List of Threatened Species : Mellivora capensis iucnredlist.org
  2. South African National Biodiversity Institute, Honey badger sanbi.org
  3. University of Michigan, Animal Diversity Web : Mellivora capensis animaldiversity.org
  4. Wikipédia, Ratel fr.wikipedia.org

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

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