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Le poisson-lune (Mola mola)
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Mola mola

Poisson-lune

Mola mola

Aussi appelé Môle

Le poisson-lune est un grand poisson osseux des mers tempérées et tropicales, présent jusque sur les côtes françaises. Son corps aplati semble s’arrêter brusquement, sans la queue habituelle des poissons. Souvent aperçu couché à la surface, il plonge aussi à plusieurs centaines de mètres. L’UICN le classe « vulnérable », notamment en raison des captures accidentelles dans les pêcheries.

Statut
Vulnérablepopulation en baisse
Taille
Généralement 1 à 2 m de longueur chez les adultes observés ; les très grands individus approchent 3 m. La hauteur, nageoires comprises, peut dépasser la longueur.
Poids
Souvent plusieurs centaines de kilos ; les grands individus peuvent dépasser 1 000 kg. Les records anciens sont à interpréter avec prudence en raison de confusions entre espèces de poissons-lunes.
Longévité
Mal connue dans la nature ; les observations en aquarium ne permettent pas de donner une durée de vie maximale fiable.
Régime
CarnivoreIl mange des méduses et d’autres animaux gélatineux, mais aussi des crustacés, des mollusques et de petits poissons, selon sa taille et les ressources disponibles.
Mode de vie
Diurne, souvent solitaire, parfois en petits rassemblements
Famille
Molidés (Molidae), ordre des Tétraodontiformes (Tetraodontiformes)

Fiche vérifiée le · 6 min de lecture

Eaux tempérées et tropicales des océans Atlantique, Pacifique et Indien, ainsi que la Méditerranée

Où vit le poisson-lune ?

Eaux marines tempérées et tropicales, au large comme près des côtes, de la surface à plusieurs centaines de mètres de profondeur.

Principales régions : France, Espagne, Portugal, Royaume-Uni, États-Unis, Japon, Afrique du Sud, Australie.

  • Océans
  • Europe
  • Afrique
  • Asie
  • Amérique du Nord et centrale
  • Amérique du Sud
  • Océanie
Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître le poisson-lune
  2. Où vit le poisson-lune ?
  3. Que mange le poisson-lune ?
  4. Pourquoi flotte-t-il parfois sur le côté ?
  5. Comment se reproduit le poisson-lune ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître le poisson-lune

Son corps est très haut, aplati sur les côtés, avec une petite bouche et deux grandes nageoires opposées : l’une sur le dos, l’autre sous le ventre. À l’arrière, une bordure arrondie appelée « clavus » remplace la nageoire caudale habituelle. Sa peau épaisse présente des teintes grises, argentées ou brunâtres, parfois marbrées.

À la surface, vous pouvez apercevoir une nageoire dorsale qui dépasse de l’eau. Elle peut rappeler celle d’un requin, mais son mouvement et la silhouette du corps permettent de les distinguer. Plusieurs espèces proches existent, dont Mola alexandrini. Une photographie lointaine ne suffit donc pas toujours à confirmer Mola mola, et certains anciens records de poids concernent une autre espèce.

Où vit le poisson-lune ?

Il fréquente les mers tempérées et tropicales, aussi bien au large qu’à proximité du littoral. Sa présence dépend notamment de la température de l’eau et des ressources alimentaires. Les suivis par balises montrent qu’il utilise toute une épaisseur d’océan : il séjourne près de la surface, puis descend à plusieurs centaines de mètres, parfois au-delà de 600 mètres.

En France métropolitaine, vous pouvez le rencontrer en Méditerranée, dans le golfe de Gascogne et jusque dans la Manche. Les observations depuis les bateaux ou lors de plongées sont souvent plus favorables pendant la belle saison, mais elles restent imprévisibles. Une sortie en mer ne garantit aucune rencontre ; observez à distance, sans chercher à poursuivre l’animal.

Que mange le poisson-lune ?

Les méduses font partie de ses proies, avec d’autres animaux gélatineux comme les salpes, de petits organismes marins parfois réunis en chaînes. Son menu est toutefois plus varié : il comprend aussi des crustacés, des mollusques et de petits poissons. Les études du contenu digestif et de la composition des tissus montrent que son alimentation change avec la taille et les lieux fréquentés.

Sa petite bouche contient des dents soudées en une structure ressemblant à un bec. Il peut aspirer et fragmenter ses proies, sans avoir la grande mâchoire d’un prédateur comme le requin. Les plongées lui permettent d’accéder à des ressources situées sous la surface, y compris près du fond dans certaines zones côtières.

Pourquoi flotte-t-il parfois sur le côté ?

Le poisson-lune nage surtout grâce aux mouvements coordonnés de ses nageoires dorsale et anale. Malgré sa silhouette massive, il se déplace activement et peut parcourir de longues distances. On le rencontre souvent seul, mais plusieurs individus peuvent se rassembler dans des secteurs riches en nourriture ou auprès de poissons qui débarrassent leur peau de certains parasites.

Lorsqu’il reste sur le côté à la surface, il peut notamment se réchauffer après une plongée dans des eaux froides. Ce comportement n’indique donc pas, à lui seul, une maladie. Des oiseaux marins peuvent aussi picorer des parasites sur sa peau. L’explication d’une observation précise dépend toutefois du contexte : tous les séjours en surface n’ont pas nécessairement la même fonction.

Comment se reproduit le poisson-lune ?

La reproduction reste difficile à observer en pleine mer. Les œufs et le sperme sont libérés dans l’eau, où a lieu la fécondation. Une grande femelle peut porter un nombre immense de petits œufs : jusqu’à environ 300 millions ont été rapportés dans les ovaires d’un individu. Ce chiffre ne décrit ni une ponte systématique ni le nombre de jeunes survivants.

À l’éclosion, les larves ne mesurent que quelques millimètres. Leur corps porte des épines et ressemble peu à la silhouette arrondie de l’adulte ; ces épines disparaissent au cours de la croissance. Une grande partie des premiers stades est consommée par d’autres animaux marins. L’âge de maturité et la durée de vie restent insuffisamment connus pour donner des valeurs fiables.

Le saviez-vous ?

  • 1.Le nom scientifique Mola évoque une meule de moulin : vu de profil, son corps arrondi rappelle ce gros disque de pierre.
  • 2.Il appartient au même ordre que les poissons-ballons, malgré une silhouette adulte très différente et l’absence de leur capacité caractéristique à se gonfler.
  • 3.Les poissons nettoyeurs peuvent retirer des parasites de sa peau. Certains oiseaux marins participent aussi à ce nettoyage lorsqu’il séjourne en surface.
  • 4.Les records de poids demandent de vérifier l’espèce : le poisson-lune géant Mola alexandrini a longtemps été confondu avec Mola mola.

Ce qui menace le poisson-lune

  • Captures accidentelles

    Il peut être pris dans des filets dérivants, des chaluts ou d’autres engins destinés à des espèces commerciales. L’évaluation mondiale de l’UICN retient les captures accidentelles comme une menace majeure.

  • Déchets en mer

    Des déchets plastiques peuvent être ingérés, et des engins de pêche perdus peuvent piéger les animaux. L’ampleur de ces effets sur la population mondiale de Mola mola reste mal quantifiée.

  • Collisions et dérangement

    Son séjour près de la surface l’expose aux bateaux. Une approche rapide ou une poursuite peut provoquer un dérangement et augmenter le risque de collision.

Protéger le poisson-lune

  • Statut mondial vulnérableL’UICN classe Mola mola dans la catégorie « vulnérable », avec une tendance à la baisse. Il n’existe pas d’estimation fiable du nombre total d’individus sauvages.
  • Situation en FranceAucune catégorie de Liste rouge nationale française n’est identifiée ici pour cette espèce marine : son statut mondial ne doit pas être présenté comme un statut national. Elle ne bénéficie pas d’une protection nationale spécifique et n’est pas inscrite aux annexes de la CITES.
  • Réduire les prises accidentellesLe suivi des captures par les observateurs de pêche permet de mieux mesurer les risques selon les engins et les secteurs. Éviter les captures et améliorer les pratiques de remise à l’eau sont des leviers de conservation, sans garantir la survie de chaque animal relâché.

Comprendre les catégories de la Liste rouge

Questions fréquentes

Le poisson-lune est-il dangereux pour les nageurs ?

Il ne chasse pas les humains et n’est pas considéré comme un poisson agressif envers les nageurs. Sa taille et ses nageoires peuvent néanmoins occasionner un contact brusque. Si vous le croisez, restez à distance, sans le toucher ni lui barrer le passage : vous éviterez de le déranger.

Est-il malade lorsqu’il flotte couché à la surface ?

Cette position peut faire partie de son comportement normal, notamment lorsqu’il se réchauffe après une plongée. Elle ne suffit pas à conclure qu’il est malade. Un animal échoué, pris dans un filet ou portant une blessure visible nécessite en revanche un signalement rapide à l’OFB ou à un centre de soins.

Peut-on voir un poisson-lune en France ?

Oui, en Méditerranée et sur la façade atlantique, avec des observations jusque dans la Manche. Les rencontres sont souvent plus favorables à la belle saison, depuis un bateau ou en plongée. Elles restent aléatoires, car l’animal se déplace et peut rester longtemps sous la surface.

Pourquoi semble-t-il ne pas avoir de queue ?

L’adulte ne possède pas la nageoire caudale habituelle de nombreux poissons. L’arrière de son corps se termine par une bordure appelée « clavus », qui participe à la direction. Pour avancer, il utilise surtout ses deux grandes nageoires, l’une sur le dos et l’autre sous le ventre.

Mange-t-il uniquement des méduses ?

Les méduses et d’autres animaux gélatineux font partie de son alimentation, mais il consomme aussi des crustacés, des mollusques et de petits poissons. La proportion de ces proies varie selon sa taille et son milieu. Ses plongées lui permettent de chercher sa nourriture à différentes profondeurs.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Quelles nageoires assurent l’essentiel de sa propulsion ?
  2. 2.Que peut faire un poisson-lune couché à la surface ?
  3. 3.Quel est le statut mondial de Mola mola sur la Liste rouge de l’UICN ?

Autour de cet animal

Sources

  1. UICN, The IUCN Red List of Threatened Species : Mola mola iucnredlist.org
  2. FishBase, fiche Mola mola fishbase.se
  3. DORIS, Fédération française d’études et de sports sous-marins : fiche Môle, Mola mola doris.ffessm.fr
  4. Monterey Bay Aquarium, Ocean sunfish montereybayaquarium.org

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

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