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Le poisson-chat (Ameiurus melas)
LC
Ameiurus melas

Poisson-chat

Ameiurus melas

Aussi appelé poisson-chat noir, poisson-chat brun, barbotte brune

Le poisson-chat est un poisson d’eau douce originaire d’Amérique du Nord, reconnaissable à ses barbillons autour de la bouche et à ses nageoires épineuses. Introduit dans plusieurs régions françaises, il vit surtout dans les eaux calmes et chaudes. Il est classé en préoccupation mineure dans le monde, tandis qu’en France il s’agit d’une espèce introduite et réglementée comme espèce exotique envahissante.

Statut
Préoccupation mineurepopulation inconnue
Taille
20 à 35 cm de longueur, avec des individus pouvant atteindre environ 50 cm
Poids
200 g à 1 kg chez l’adulte, parfois davantage pour les grands individus
Longévité
Environ 8 à 10 ans dans la nature, avec des records pouvant dépasser cette durée
Régime
OmnivoreIl mange des larves d’insectes, des vers, des crustacés, des petits poissons, des têtards, des végétaux et des débris organiques.
Mode de vie
Nocturne, solitaire ou en petits groupes
Famille
Ictaluridés (Ictaluridae), ordre des Siluriformes

Fiche vérifiée le · 6 min de lecture

Centre et est de l’Amérique du Nord

Où vit le poisson-chat ?

Il fréquente les eaux douces lentes ou stagnantes, souvent près du fond, dans les étangs, les lacs, les canaux et les rivières de plaine, généralement à basse altitude.

Principales régions : États-Unis, Canada, Mexique.

  • Amérique du Nord et centrale
Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître le poisson-chat ?
  2. Où vit le poisson-chat ?
  3. Que mange le poisson-chat ?
  4. Comment se comporte le poisson-chat ?
  5. Comment se reproduit le poisson-chat ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître le poisson-chat ?

Le poisson-chat possède une tête large et aplatie, un corps trapu et une peau sans écailles. Sa couleur va du brun olive au gris très sombre, avec un ventre plus clair. Sa bouche est entourée de huit barbillons, de petits filaments tactiles qui lui permettent de repérer une proie dans la vase ou dans une eau peu transparente.

La nageoire dorsale et les nageoires pectorales portent des épines capables de piquer lorsqu’on le saisit. La nageoire caudale est légèrement échancrée. Ces caractères le distinguent des poissons-chats d’aquarium et de plusieurs autres espèces introduites, qui peuvent avoir des formes ou des motifs différents.

Un jeune individu mesure souvent quelques centimètres et peut être confondu avec un petit têtard au premier regard. Une observation attentive montre toutefois sa silhouette de poisson, ses barbillons et ses nageoires bien développées.

Où vit le poisson-chat ?

Dans son aire naturelle, le poisson-chat occupe une grande partie du centre et de l’est des États-Unis, ainsi que des secteurs du sud du Canada et du nord-est du Mexique. Il apprécie les eaux lentes, les bras morts, les étangs, les lacs et les fonds vaseux riches en abris.

En France, il a été introduit dans différents bassins et se rencontre dans des étangs, des canaux et des cours d’eau de plaine. Sa présence est signalée notamment dans plusieurs régions du sud-ouest, du bassin de la Loire, du bassin du Rhône et d’autres secteurs où les eaux sont calmes et relativement chaudes. Les populations changent selon les départements et les années.

Vous pouvez l’observer surtout de mai à septembre, au crépuscule ou la nuit, près des berges vaseuses, des herbiers et des obstacles immergés. En journée, il reste souvent caché au fond. La pêche et la détention d’animaux vivants sont soumises à des règles locales qu’il faut vérifier avant toute action.

Que mange le poisson-chat ?

Le poisson-chat est omnivore et fouille le fond avec ses barbillons. Il consomme des larves d’insectes, des vers, de petits crustacés, des mollusques, des têtards, de petits poissons et des œufs. Il prélève aussi des graines, des fragments de plantes et des débris organiques.

Son odorat et ses organes tactiles jouent un rôle important lorsque l’eau est trouble. Il peut chercher sa nourriture dans la vase, surtout au crépuscule et pendant la nuit, quand de nombreux invertébrés deviennent actifs.

Cette alimentation variée lui permet de vivre dans des milieux dégradés ou pauvres en oxygène. Elle peut aussi le mettre en concurrence avec des poissons indigènes qui utilisent les mêmes ressources, notamment dans les petits étangs et les eaux lentes.

Comment se comporte le poisson-chat ?

Le poisson-chat reste souvent près du fond et se déplace davantage lorsque la lumière baisse. Ses barbillons explorent le substrat tandis que ses nageoires l’aident à manœuvrer entre les plantes, les racines et les branches immergées.

Il supporte des conditions difficiles, notamment une eau chaude et peu oxygénée. Lorsque l’oxygène manque, il peut avaler de l’air à la surface et utiliser une partie de cet oxygène grâce à la muqueuse de sa bouche et de son tube digestif.

Les épines des nageoires pectorales et dorsale peuvent se bloquer en position dressée. Elles rendent sa manipulation délicate et peuvent provoquer une piqûre douloureuse. Si vous êtes piqué, nettoyez la plaie et demandez rapidement un avis médical en cas de douleur importante, de gonflement marqué ou de signes d’infection.

Comment se reproduit le poisson-chat ?

La reproduction a généralement lieu de la fin du printemps au début de l’été, lorsque l’eau atteint environ 20 à 25 °C. Le couple choisit une cavité ou une zone abritée, par exemple sous une berge, une racine, une pierre ou un amas de végétaux.

La femelle dépose plusieurs milliers d’œufs en une masse collante. Le mâle les féconde puis garde souvent le nid et ventile les œufs avec ses nageoires. Cette surveillance augmente les chances d’éclosion dans les eaux calmes.

Les jeunes restent d’abord groupés en boule compacte près du nid. Ils se dispersent ensuite et commencent à chercher de très petits organismes. La maturité sexuelle survient généralement vers deux ou trois ans, selon la température, la nourriture et les conditions locales.

Le saviez-vous ?

  • 1.Ses barbillons ne sont pas des moustaches décoratives : ils portent des récepteurs capables de détecter des substances et des mouvements dans l’eau.
  • 2.Le poisson-chat peut survivre un certain temps dans une eau très pauvre en oxygène, une capacité qui favorise sa présence dans les étangs chargés en matière organique.
  • 3.Le mâle garde parfois les œufs et les ventile avec ses nageoires jusqu’à l’éclosion, un comportement observé chez plusieurs poissons-chats.
  • 4.Ses épines pectorales peuvent se verrouiller. Cette particularité protège le poisson de certains prédateurs, mais complique sa prise par les pêcheurs.

Ce qui menace le poisson-chat

  • Milieux dégradés

    L’espèce supporte assez bien la chaleur, la turbidité et le manque d’oxygène. Elle peut toutefois souffrir de l’assèchement des étangs, de la pollution aiguë et de la disparition des zones calmes nécessaires à sa reproduction.

  • Concurrence écologique

    Introduit hors de son aire naturelle, le poisson-chat peut consommer les mêmes invertébrés, œufs et petits animaux que des poissons indigènes. Il peut aussi modifier les équilibres des petits plans d’eau.

  • Déplacements par l’être humain

    Le transport d’animaux vivants ou le déversement d’un bassin, d’un aquarium ou d’un étang peut créer une nouvelle population. Cette pratique est interdite ou fortement encadrée selon le lieu et la réglementation applicable.

Protéger le poisson-chat

  • Espèce introduiteLe poisson-chat n’est pas une espèce protégée en France et n’est pas évalué comme espèce indigène dans la Liste rouge nationale. Il est concerné par la réglementation européenne et française sur certaines espèces exotiques envahissantes, qui encadre notamment la détention, le transport, la vente et le relâcher.
  • Prévention des introductionsLa mesure la plus utile consiste à empêcher les déplacements vers de nouveaux milieux. Les gestionnaires peuvent surveiller les populations et mener des opérations locales de contrôle, selon les arrêtés et règles de pêche en vigueur.

Comprendre les catégories de la Liste rouge

Questions fréquentes

Que mange le poisson-chat ?

Le poisson-chat mange surtout des larves d’insectes, des vers, des crustacés, des mollusques, des têtards et de petits poissons. Il consomme aussi des graines, des végétaux et des débris organiques. Ses barbillons l’aident à localiser cette nourriture dans la vase et les eaux troubles.

Combien de temps vit le poisson-chat ?

Le poisson-chat vit généralement 8 à 10 ans dans la nature, même si certains individus peuvent dépasser cette durée. Sa longévité dépend de la température de l’eau, de la nourriture, des maladies, de la pêche et des conditions du plan d’eau.

Où vit le poisson-chat ?

Le poisson-chat vit à l’origine dans le centre et l’est de l’Amérique du Nord. En France, il fréquente surtout les étangs, les canaux, les lacs et les rivières lentes de plaine. Il reste souvent près du fond, dans la vase, les herbiers et les zones abritées.

Le poisson-chat est-il dangereux ?

Le poisson-chat n’est généralement pas dangereux lorsqu’il est observé dans l’eau. Ses épines dorsale et pectorales peuvent toutefois piquer douloureusement lorsqu’on le saisit. Évitez de le manipuler et consultez rapidement si une piqûre provoque une forte douleur, un gonflement important ou des signes d’infection.

Quelle taille fait le poisson-chat ?

Le poisson-chat mesure le plus souvent 20 à 35 centimètres, du bout du museau à l’extrémité de la queue. De grands individus peuvent approcher 50 centimètres. Son poids se situe souvent entre 200 grammes et 1 kilogramme, avec des variations selon la nourriture et le milieu.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.À quoi servent principalement les barbillons du poisson-chat ?
  2. 2.Quel milieu le poisson-chat fréquente-t-il le plus souvent en France ?
  3. 3.Que faut-il faire avec un poisson-chat pêché dans un plan d’eau français ?

Sources

  1. UICN Red List, Ameiurus melas iucnredlist.org
  2. INPN, Inventaire national du patrimoine naturel inpn.mnhn.fr
  3. OFB, espèces exotiques envahissantes ofb.gouv.fr

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

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