Aller au contenu
La phalène de l'oseille (Camptogramma bilineata)
NE
Camptogramma bilineata

Phalène de l’oseille

Camptogramma bilineata

Aussi appelé Phalène bilignée

La phalène de l’oseille est un petit papillon de nuit de la famille des Géométridés. Ses ailes jaunes portent des lignes brunes ondulées qui la rendent reconnaissable lorsqu’elle se pose dans les herbes. Elle est largement présente en France, où elle fréquente les prairies et les lisières. L’espèce n’a pas encore été évaluée par la Liste rouge mondiale de l’UICN.

Statut
Non évaluéepopulation inconnue
Taille
Envergure d’environ 20 à 25 mm
Poids
Quelques dizaines de milligrammes chez l’adulte, valeur rarement mesurée
Longévité
L’adulte vit généralement quelques semaines ; l’ensemble du cycle, de l’œuf à l’adulte, dure plusieurs mois selon la température et la génération.
Régime
HerbivoreLa chenille mange des feuilles de plantes herbacées, notamment des oseilles du genre Rumex ; l’adulte se nourrit surtout de liquides sucrés.
Mode de vie
Nocturne, solitaire
Famille
Géométridés (Geometridae), ordre des Lépidoptères (Lepidoptera)

Fiche vérifiée le · 6 min de lecture

Europe, Afrique du Nord et grande partie de l’Asie tempérée

Où vit la phalène de l’oseille ?

Elle fréquente les prairies, talus, lisières, clairières, friches et jardins fleuris, depuis les plaines jusqu’à la moyenne montagne.

Principales régions : France, Royaume-Uni, Espagne, Allemagne, Italie, Russie, Chine, Japon.

  • Europe
  • Afrique
  • Asie
Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître la phalène de l’oseille ?
  2. Où vit la phalène de l’oseille ?
  3. Que mange la phalène de l’oseille ?
  4. Comment vit la phalène de l’oseille ?
  5. Comment se reproduit la phalène de l’oseille ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître la phalène de l’oseille ?

La phalène de l’oseille mesure environ 20 à 25 millimètres d’une extrémité des ailes à l’autre. Ses ailes antérieures sont jaune pâle à jaune orangé et traversées par plusieurs lignes brunes, parfois fines et parfois plus marquées. Une ligne sombre près du bord extérieur forme souvent un dessin ondulé bien visible.

Au repos, elle garde généralement les ailes étalées sur une feuille ou une tige. Les motifs peuvent varier selon les individus et s’atténuer lorsque les écailles sont usées. Les antennes du mâle sont parfois légèrement plumeuses, tandis que celles de la femelle paraissent plus fines.

La chenille possède le corps allongé des Géométridés. Elle avance en rapprochant successivement l’arrière et l’avant du corps, ce qui lui donne une démarche en boucle. Sa couleur peut être verte, brune ou jaunâtre, ce qui l’aide à se confondre avec les tiges et les feuilles.

Où vit la phalène de l’oseille ?

Cette espèce vit dans une grande partie de l’Europe, en Afrique du Nord et dans les régions tempérées d’Asie. En France métropolitaine, elle est observée dans de nombreux départements, surtout là où subsistent des prairies, des friches, des talus herbeux et des lisières riches en plantes sauvages.

Elle peut être rencontrée de la plaine à la moyenne montagne, avec une altitude maximale variable selon le climat local. Les adultes volent surtout de la fin du printemps au début de l’automne. Dans les régions chaudes, plusieurs générations peuvent se succéder durant la même année.

Pour l’observer, cherchez-la après le coucher du soleil près des herbes hautes et des fleurs. Une lampe attire parfois les adultes, mais il vaut mieux éviter d’éclairer longtemps les mêmes endroits, car la lumière artificielle perturbe les déplacements et l’activité de nombreux insectes nocturnes.

Que mange la phalène de l’oseille ?

La chenille mange des feuilles de plantes herbacées. Les oseilles du genre Rumex font partie de ses plantes nourricières connues, ce qui explique son nom français. Elle peut aussi utiliser d’autres plantes basses selon la région et les ressources disponibles.

L’adulte possède une trompe enroulée qui lui permet d’aspirer le nectar de fleurs. Il peut ainsi visiter des plantes à corolle accessible pendant les heures crépusculaires ou nocturnes. La chenille concentre toutefois l’essentiel de la croissance et de la prise de nourriture.

Dans un jardin, la présence de quelques zones d’herbes spontanées augmente les chances d’accueillir cette espèce. Une pelouse tondue très ras et régulièrement laisse peu de plantes nourricières aux chenilles.

Comment vit la phalène de l’oseille ?

La phalène de l’oseille est solitaire. Elle reste dissimulée pendant la journée, posée dans la végétation, puis devient active à la tombée de la nuit. Les mâles recherchent les femelles grâce à des signaux chimiques, tandis que les adultes se déplacent entre les plantes et les fleurs.

Comme beaucoup de papillons de nuit, elle peut être attirée par les éclairages extérieurs. Cette attraction détourne les insectes de leurs déplacements habituels et augmente leur exposition aux prédateurs. Une lumière dirigée vers le sol, allumée seulement lorsque cela est nécessaire, réduit cette perturbation.

Les adultes servent de nourriture à des chauves-souris, des araignées et des oiseaux insectivores. Les chenilles sont également consommées par différents prédateurs et peuvent être parasitées par de petites guêpes ou des mouches spécialisées.

Comment se reproduit la phalène de l’oseille ?

Après l’accouplement, la femelle dépose ses œufs sur des plantes adaptées aux futures chenilles. Le nombre d’œufs et leur emplacement varient selon l’âge de la femelle, la température et les plantes disponibles. Les œufs éclosent après un délai qui dépend fortement des conditions météorologiques.

Les chenilles passent par plusieurs stades et grandissent en consommant des feuilles. Elles se métamorphosent ensuite en chrysalide, généralement dans la végétation basse ou dans la litière. La durée totale du développement change selon la région, et une ou plusieurs générations peuvent apparaître dans l’année.

La forme qui passe l’hiver peut varier avec le climat et la génération. Dans les régions tempérées, une partie du cycle se déroule pendant la saison froide avant la reprise d’activité au printemps.

Le saviez-vous ?

  • 1.Son nom de famille vient de la forme des chenilles de Géométridés, qui semblent mesurer les tiges avec leur corps en avançant par boucles.
  • 2.Les lignes de ses ailes peuvent paraître plus contrastées chez un individu fraîchement émergé que chez un adulte dont les écailles sont usées.
  • 3.Une même prairie peut abriter plusieurs générations au cours d’une saison lorsque les températures restent suffisamment douces.
  • 4.Les oseilles du genre Rumex sont aussi des plantes fréquentes des talus, prairies et friches, ce qui rapproche la chenille de milieux souvent accessibles.

Ce qui menace la phalène de l’oseille

  • Disparition des prairies

    La conversion des prairies et des friches en cultures, routes ou zones bâties réduit les plantes dont les chenilles ont besoin. La tonte très fréquente peut également supprimer les œufs et les jeunes chenilles.

  • Insecticides

    Les traitements insecticides peuvent tuer directement les chenilles et les adultes, y compris lorsqu’ils sont appliqués sur des plantes non cultivées. Le manque de fleurs réduit aussi les ressources disponibles pour les adultes.

  • Lumière nocturne

    Les éclairages artificiels attirent les adultes et peuvent perturber leurs déplacements, leur alimentation et leur reproduction. L’effet dépend de la puissance, de la couleur et de la durée d’allumage.

Protéger la phalène de l’oseille

  • Situation en FranceLa phalène de l’oseille est présente en France métropolitaine et ne bénéficie pas, à l’échelle nationale, d’une protection spécifique connue. Elle n’est pas inscrite aux annexes de la CITES ; sa situation détaillée peut toutefois être suivie par les inventaires naturalistes régionaux.
  • Milieux favorablesLa conservation des prairies, talus, lisières et friches diversifiés maintient les plantes nourricières des chenilles. Les suivis d’insectes réalisés par les associations naturalistes et les inventaires de l’INPN aident à documenter sa répartition.

Comprendre les catégories de la Liste rouge

Questions fréquentes

Que mange la phalène de l’oseille ?

La chenille de la phalène de l’oseille mange des feuilles de plantes herbacées, notamment des oseilles du genre Rumex. L’adulte se nourrit surtout de liquides sucrés, comme le nectar de certaines fleurs, grâce à sa trompe.

Combien de temps vit la phalène de l’oseille ?

La phalène de l’oseille adulte vit généralement quelques semaines. Son cycle complet, de l’œuf à l’adulte, peut durer plusieurs mois, selon la température, la quantité de nourriture et le nombre de générations produites dans la région.

Où vit la phalène de l’oseille ?

La phalène de l’oseille vit dans les prairies, friches, talus, clairières, lisières et jardins peu traités. Elle est largement présente en France métropolitaine et s’étend à une grande partie de l’Europe, de l’Afrique du Nord et de l’Asie tempérée.

La phalène de l’oseille est-elle dangereuse ?

Non, la phalène de l’oseille est sans danger pour les personnes et les animaux domestiques. Elle ne pique pas, ne mord pas et ne possède pas de venin. Il vaut mieux éviter de la manipuler, car ses ailes portent des écailles fragiles.

Quelle taille fait la phalène de l’oseille ?

La phalène de l’oseille mesure environ 20 à 25 millimètres d’envergure. Cette mesure correspond à la distance entre les extrémités de ses ailes ouvertes, et non à la longueur de son corps.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.À quel moment la phalène de l’oseille est-elle surtout active ?
  2. 2.Quelle plante fait partie des plantes nourricières connues de sa chenille ?
  3. 3.Dans quel groupe classe-t-on la phalène de l’oseille ?

Sources

  1. MNHN, Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) inpn.mnhn.fr
  2. UICN, The IUCN Red List of Threatened Species iucnredlist.org
  3. Office pour les insectes et leur environnement, ressources sur les insectes insectes.org

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

Espèces proches