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Le martin-chasseur sacré (Todiramphus sanctus)
LC
Todiramphus sanctus

Martin-chasseur sacré

Todiramphus sanctus

Aussi appelé Martin-pêcheur sacré, Kingfisher sacré

Le martin-chasseur sacré est un oiseau coloré de la famille des alcédinidés, présent surtout en Australie, en Nouvelle-Zélande et dans plusieurs îles du Pacifique. Il chasse depuis un perchoir avant de fondre sur une proie au sol ou dans l’eau. L’espèce est classée en préoccupation mineure à l’échelle mondiale, avec une tendance probablement décroissante.

Statut
Préoccupation mineurepopulation en baisse
Taille
Environ 20 à 23 cm de longueur, avec une envergure proche de 30 à 36 cm
Poids
Environ 28 à 50 g
Longévité
La longévité dans la nature est mal documentée ; quelques individus bagués ont dépassé 10 ans
Régime
CarnivoreIl capture surtout des insectes, des lézards, des grenouilles, des petits poissons et parfois de jeunes oiseaux ou des crustacés.
Mode de vie
Diurne, en couple hors migration
Famille
Alcédinidés (Alcedinidae), ordre des Coraciiformes

Fiche vérifiée le · 6 min de lecture

Australie, Nouvelle-Zélande, Nouvelle-Guinée et îles du sud-ouest du Pacifique

Où vit le martin-chasseur sacré ?

Il fréquente les lisières, les bois ouverts, les mangroves, les jardins, les cours d’eau et les côtes, généralement du niveau de la mer jusqu’à environ 1 000 m d’altitude.

Principales régions : Australie, Nouvelle-Zélande, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Indonésie, Vanuatu, Fidji, Nouvelle-Calédonie, Îles Salomon.

  • Océanie
  • Asie
Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître le martin-chasseur sacré
  2. Où vit le martin-chasseur sacré ?
  3. Que mange le martin-chasseur sacré ?
  4. Comment vit le martin-chasseur sacré ?
  5. Comment se reproduit le martin-chasseur sacré ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître le martin-chasseur sacré

Le martin-chasseur sacré mesure environ 20 à 23 cm, soit à peu près la longueur d’une règle. Son dos et ses ailes sont bleu-vert, tandis que sa tête paraît brunâtre à noire selon la lumière. Un collier blanc traverse la nuque et les côtés du cou. Le dessous du corps est blanc cassé à beige, avec parfois une teinte roussâtre sur les flancs.

Son bec noir, épais et droit sert à saisir des proies très variées. Les pattes sont courtes et grisâtres. Les mâles et les femelles se ressemblent beaucoup, même si la femelle peut présenter des couleurs un peu moins nettes. Les jeunes ont souvent un plumage plus terne et des marques sombres sur la poitrine.

En vol, les taches blanches visibles sur les ailes et le contraste entre le dos bleu-vert et le ventre clair permettent de le distinguer de plusieurs autres martins-chasseurs. Son cri sonore, souvent répété depuis un arbre ou un poteau, aide aussi à le repérer dans les paysages ouverts.

Où vit le martin-chasseur sacré ?

L’espèce vit principalement en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Nouvelle-Guinée et sur des îles du Pacifique comme le Vanuatu et les Fidji. En Australie, une partie des oiseaux se reproduit dans le sud et l’est du pays, puis gagne des régions plus chaudes du nord après la saison de reproduction.

Elle occupe les boisements clairs, les lisières, les mangroves, les zones humides, les parcs, les jardins et les berges arborées. Elle évite généralement les forêts très fermées, car elle a besoin de branches dégagées pour surveiller le sol et les petits plans d’eau.

Le martin-chasseur sacré n’est pas une espèce installée en France. Un oiseau observé dans notre pays serait une observation exceptionnelle et devrait être vérifiée par une association locale d’ornithologie, notamment à l’aide de photographies et d’un enregistrement du cri.

Que mange le martin-chasseur sacré ?

Il mange surtout des insectes, notamment des coléoptères, des sauterelles, des criquets et des larves. Il capture aussi des araignées, des lézards, des grenouilles, des petits poissons, des crustacés et parfois de jeunes oiseaux. La composition du repas change selon le milieu et les proies disponibles.

Il se perche sur une branche, une clôture ou un poteau, puis observe le sol ou l’eau. Quand une proie est repérée, il descend rapidement, la saisit avec son bec et revient souvent sur son perchoir pour l’avaler ou la frapper avant de la manger.

Les petits vertébrés sont généralement assommés contre une branche avant d’être avalés. Cette technique limite les mouvements d’une proie qui pourrait blesser la bouche ou la gorge de l’oiseau.

Comment vit le martin-chasseur sacré ?

Le martin-chasseur sacré est actif pendant la journée. Hors migration, il vit généralement en couple et défend un territoire de reproduction. Un individu peut rester immobile plusieurs minutes sur un perchoir, ce qui donne l’impression qu’il ne fait rien, alors qu’il surveille attentivement les mouvements au sol.

Les populations australiennes sont souvent migratrices. Des oiseaux quittent les régions méridionales après la reproduction et remontent vers le nord, parfois jusqu’en Nouvelle-Guinée. Les dates et les distances varient selon la région, l’âge et les conditions météorologiques.

Son cri est une série de notes aiguës et perçantes, émises depuis un arbre, un fil ou un poteau. Comme il fréquente aussi les jardins et les parcs, il peut vivre près des humains lorsque des arbres, des perchoirs et des zones de chasse subsistent.

Comment se reproduit le martin-chasseur sacré ?

La période de reproduction dépend de la région, mais elle se situe souvent au printemps et en été dans le sud de l’aire. Le couple choisit une cavité d’arbre, une berge, une souche ou parfois une termitière. Le nid ne contient généralement pas de matériaux : les œufs sont déposés directement sur le fond de la cavité.

La ponte compte le plus souvent trois à six œufs blancs. Les deux adultes participent à l’incubation et au nourrissage, même si la durée exacte varie selon les conditions locales. Les jeunes restent au nid plusieurs semaines avant de commencer à voler.

Après leur sortie, les jeunes dépendent encore des adultes pour recevoir de la nourriture et apprendre à reconnaître les bons perchoirs et les proies. La disponibilité des insectes, des petits vertébrés et des cavités adaptées influence directement le succès de la reproduction.

Le saviez-vous ?

  • 1.Le martin-chasseur sacré peut utiliser une ancienne termitière comme chambre de reproduction, même lorsque la termitière est fixée dans un arbre.
  • 2.Un oiseau qui paraît immobile sur un poteau peut suivre du regard un lézard, un insecte ou une grenouille avant de plonger vers le sol.
  • 3.Les oiseaux d’Australie peuvent parcourir de grandes distances pendant leur migration et rejoindre la Nouvelle-Guinée ou des îles du Pacifique.
  • 4.Son nom scientifique, Todiramphus sanctus, contient sanctus, un mot latin signifiant « sacré ».

Ce qui menace le martin-chasseur sacré

  • Disparition des habitats

    La destruction des boisements ouverts, des mangroves, des berges et des arbres creux réduit les lieux de chasse et de reproduction. L’urbanisation peut aussi fragmenter les territoires.

  • Baisse des proies

    L’emploi de pesticides et la modification des milieux peuvent diminuer les insectes, les petits reptiles et les amphibiens dont il se nourrit.

  • Risques migratoires

    Les migrations exposent les oiseaux aux tempêtes, aux collisions et à la perte des haltes où ils se reposent et s’alimentent.

Protéger le martin-chasseur sacré

  • Protection des habitatsLa conservation des boisements riverains, des mangroves, des arbres âgés et des zones humides protège ses perchoirs, ses proies et ses cavités de nidification. Des populations vivent dans plusieurs aires protégées d’Australie et du Pacifique.
  • Protection réglementaireLe martin-chasseur sacré est classé en préoccupation mineure par l’UICN. Il n’est pas inscrit aux annexes de la CITES ; sa protection concrète dépend toutefois des lois nationales et territoriales des pays de son aire.

Comprendre les catégories de la Liste rouge

Questions fréquentes

Que mange le martin-chasseur sacré ?

Le martin-chasseur sacré mange surtout des insectes, comme les coléoptères et les criquets. Il capture aussi des lézards, des grenouilles, des petits poissons, des crustacés et parfois de jeunes oiseaux. Il chasse depuis un perchoir, puis descend rapidement pour saisir sa proie.

Combien de temps vit le martin-chasseur sacré ?

Le martin-chasseur sacré peut dépasser 10 ans dans la nature, d’après des données de baguage, mais sa longévité moyenne reste mal connue. Elle varie selon les prédateurs, les maladies, les collisions, la disponibilité des proies et les conditions rencontrées pendant ses migrations.

Où vit le martin-chasseur sacré ?

Le martin-chasseur sacré vit en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Nouvelle-Guinée et sur plusieurs îles du Pacifique. Il fréquente les bois ouverts, les berges, les mangroves, les jardins et les zones humides. Il ne vit pas habituellement en France.

Le martin-chasseur sacré est-il dangereux ?

Le martin-chasseur sacré n’est pas dangereux pour les humains. Comme tout oiseau sauvage, il peut toutefois donner un coup de bec s’il est capturé ou coincé. Il faut garder ses distances et contacter un centre de soins pour la faune sauvage si un individu est blessé.

Quelle taille fait le martin-chasseur sacré ?

Le martin-chasseur sacré mesure environ 20 à 23 cm de longueur, soit à peu près la longueur d’une règle d’écolier. Son envergure atteint généralement 30 à 36 cm et son poids se situe autour de 28 à 50 g.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Dans quelle région le martin-chasseur sacré vit-il naturellement ?
  2. 2.Quelle technique utilise souvent le martin-chasseur sacré pour chasser ?
  3. 3.Quel milieu peut servir de lieu de reproduction au martin-chasseur sacré ?

Sources

  1. UICN, Liste rouge des espèces menacées iucnredlist.org
  2. BirdLife International, Data Zone des espèces datazone.birdlife.org
  3. Birds New Zealand, ressources sur les oiseaux de Nouvelle-Zélande birdsnz.org.nz

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

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