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La grive solitaire (Catharus guttatus)
LC
Catharus guttatus

Grive solitaire

Catharus guttatus

Aussi appelé solitaire, grive solitaire d’Amérique

La grive solitaire est un petit passereau d’Amérique du Nord, reconnaissable à son dos brun, son ventre clair tacheté et son cercle oculaire blanc. Elle niche dans les forêts du Canada, de l’Alaska et des États-Unis, puis migre vers le sud en hiver. L’UICN la classe en préoccupation mineure, avec une population mondiale encore importante.

Statut
Préoccupation mineurepopulation stable
Taille
15 à 19 cm de longueur, avec une envergure d’environ 27 à 30 cm
Poids
18 à 37 g
Longévité
Jusqu’à environ 10 ans dans la nature, avec des records supérieurs rapportés chez certains individus bagués.
Régime
OmnivoreElle mange surtout des insectes, des araignées et d’autres petits invertébrés au printemps, puis davantage de baies et de petits fruits en automne et en hiver.
Mode de vie
Diurne, solitaire hors période de reproduction
Famille
Turdidés (Turdidae), ordre des Passériformes (Passeriformes)

Fiche vérifiée le · 6 min de lecture

Alaska, Canada, États-Unis et nord du Mexique

Où vit la grive solitaire ?

Elle fréquente les forêts de conifères ou mixtes, les lisières et les fourrés, depuis le niveau de la mer jusqu’à environ 3 000 m selon les régions.

Principales régions : Canada, États-Unis, Mexique.

  • Amérique du Nord et centrale

Environ 38 millions d’individus matures, selon les estimations reprises par BirdLife International et l’UICN.

Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître la grive solitaire ?
  2. Où vit la grive solitaire ?
  3. Que mange la grive solitaire ?
  4. Comment vit la grive solitaire ?
  5. Comment se reproduit la grive solitaire ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître la grive solitaire ?

La grive solitaire mesure généralement entre 15 et 19 cm. Son dos est brun, parfois gris-brun, tandis que le dessous du corps est blanc ou crème, marqué de taches brunes arrondies sur la poitrine. Un cercle blanc entoure l’œil, et la queue présente souvent des bords clairs visibles en vol.

La couleur varie beaucoup selon les sous-espèces. Les oiseaux de l’ouest peuvent paraître plus gris, alors que ceux de l’est ont souvent un dos plus brun. Le bec est fin, sombre à son extrémité, avec une base jaunâtre ou rosée chez certains individus.

Son chant aide à l’identifier avant même de la voir. Le mâle produit des phrases flûtées, claires et espacées, avec des notes qui montent ou descendent. Le chant rappelle par certains aspects celui d’autres grives américaines, mais chaque individu possède un répertoire particulier.

Où vit la grive solitaire ?

La grive solitaire se reproduit dans une grande partie de l’Alaska, du Canada et des États-Unis. Elle recherche les forêts de conifères, les boisements mixtes, les lisières et les clairières comportant des arbustes. Dans les montagnes de l’ouest, elle peut nicher à plusieurs milliers de mètres d’altitude.

En hiver, les populations du nord descendent vers le sud des États-Unis et le nord du Mexique. Elles occupent alors des forêts ouvertes, des fourrés, des parcs boisés et parfois des jardins comportant des arbustes à baies. Les oiseaux des régions tempérées peuvent effectuer des déplacements plus courts.

La grive solitaire n’est pas une espèce sauvage régulièrement observée en France. Une observation exceptionnelle pourrait survenir chez un oiseau égaré, mais elle ne fait partie ni des oiseaux nicheurs ni des hivernants habituels du pays.

Que mange la grive solitaire ?

Au printemps et en été, elle capture des coléoptères, des fourmis, des chenilles, des sauterelles, des araignées et d’autres petits invertébrés. Elle cherche souvent sa nourriture au sol, en s’arrêtant brusquement avant de picorer dans la litière de feuilles.

Pendant l’automne et l’hiver, les fruits prennent une place plus importante dans son alimentation. Elle consomme notamment des baies de cornouiller, de genévrier, de houx ou d’autres arbustes indigènes, selon la région. Cette souplesse alimentaire l’aide à vivre dans des milieux très différents.

Elle peut visiter une mangeoire située près d’un couvert végétal, surtout lorsqu’il fait froid. Les fruits tombés et les arbustes à baies lui conviennent mieux qu’un espace entièrement dégagé, où elle serait plus exposée aux prédateurs.

Comment vit la grive solitaire ?

La grive solitaire est surtout active le jour. Elle passe une partie de son temps au sol, où elle avance par petits bonds et pauses brèves. Lorsqu’elle est inquiétée, elle gagne un perchoir bas ou disparaît dans un buisson plutôt que de rester longtemps à découvert.

Elle est généralement solitaire en dehors de la reproduction. En migration ou sur une zone riche en fruits, plusieurs individus peuvent toutefois se retrouver dans le même secteur. Ils gardent alors une certaine distance et ne forment pas de grandes bandes compactes comme certains étourneaux.

Le mâle chante depuis une branche élevée pour défendre un territoire et attirer une partenaire. Les chants peuvent commencer avant le lever du soleil et se poursuivre par intermittence dans la journée. La femelle répond moins souvent et participe surtout à la construction du nid et à l’élevage.

Comment se reproduit la grive solitaire ?

La reproduction commence généralement au printemps, lorsque les oiseaux sont revenus dans les zones de nidification. Le nid est installé dans un conifère, un arbuste ou parfois sur une structure basse, souvent à quelques dizaines de centimètres ou quelques mètres du sol.

La femelle pond habituellement 3 à 5 œufs bleu pâle ou bleu verdâtre, parfois marqués de petites taches. Elle les couve pendant environ 11 à 14 jours. Après l’éclosion, les deux adultes nourrissent les oisillons, qui quittent le nid après environ 10 à 15 jours.

Une seconde nichée peut être produite dans certaines régions lorsque la première s’est déroulée tôt et que les conditions restent favorables. Les jeunes continuent à dépendre des adultes pendant quelque temps après leur sortie du nid, car ils doivent encore apprendre à se nourrir et à éviter les prédateurs.

Le saviez-vous ?

  • 1.Son chant peut comporter des phrases séparées par de longs silences, ce qui donne l’impression que plusieurs oiseaux chantent très loin les uns des autres.
  • 2.La couleur de son dos varie fortement entre l’est et l’ouest de l’Amérique du Nord, au point que certaines sous-espèces paraissent presque grises.
  • 3.Elle avale des baies entières et contribue ainsi à disperser les graines lorsqu’elle se déplace entre différents fourrés.
  • 4.Son nom anglais, Hermit Thrush, évoque son comportement discret et souvent solitaire en forêt.

Ce qui menace la grive solitaire

  • Déclin des habitats

    La disparition ou la fragmentation des forêts, des lisières et des fourrés réduit les sites de nidification et les zones riches en nourriture. Les changements d’usage des terres peuvent aussi perturber ses haltes migratoires.

  • Collisions et prédation

    Comme d’autres passereaux migrateurs, elle peut mourir après une collision avec une fenêtre ou une structure éclairée. Les chats domestiques et certaines espèces introduites prélèvent aussi des oiseaux dans les zones fréquentées.

  • Dérèglement climatique

    La modification des dates de dégel, de migration et de fructification peut désynchroniser l’accès aux insectes et aux baies. Les effets varient selon la région et les sous-espèces.

Protéger la grive solitaire

  • Protection réglementaireLa grive solitaire est protégée aux États-Unis par le Migratory Bird Treaty Act et au Canada par la Loi sur la convention concernant les oiseaux migrateurs. Elle est classée en préoccupation mineure par l’UICN et n’est pas inscrite aux annexes de la CITES.
  • Préservation des forêtsLa conservation des forêts boréales, tempérées et montagnardes, ainsi que des corridors boisés utilisés pendant les migrations, maintient ses sites de reproduction et ses haltes. Des suivis par baguage et comptages participent à la surveillance des populations.

Comprendre les catégories de la Liste rouge

Questions fréquentes

Que mange la grive solitaire ?

La grive solitaire mange surtout des insectes, des araignées et d’autres invertébrés pendant la belle saison. En automne et en hiver, elle consomme davantage de baies et de petits fruits. Elle cherche souvent les proies au sol, sous les feuilles, et les fruits dans les arbustes.

Combien de temps vit la grive solitaire ?

La grive solitaire peut vivre environ 10 ans dans la nature, même si beaucoup d’individus meurent plus jeunes pendant la migration ou leur première année. Des oiseaux bagués ont atteint des âges supérieurs, mais la longévité varie selon les conditions et les régions.

Où vit la grive solitaire ?

La grive solitaire vit en Amérique du Nord. Elle niche en Alaska, au Canada et dans une grande partie des États-Unis, puis hiverne plus au sud, jusqu’au nord du Mexique. Elle fréquente surtout les forêts de conifères, les boisements mixtes et les fourrés.

La grive solitaire est-elle dangereuse ?

Non, la grive solitaire est un petit oiseau craintif et inoffensif pour les personnes. Il ne faut toutefois pas la toucher à mains nues si elle est blessée. En France, contactez un centre de soins pour la faune sauvage ou l’OFB, qui indiquera la conduite à tenir.

Quelle taille fait la grive solitaire ?

La grive solitaire mesure environ 15 à 19 cm de longueur et son envergure atteint environ 27 à 30 cm. Elle pèse généralement entre 18 et 37 g, soit beaucoup moins qu’un merle européen malgré une longueur assez proche.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Sur quel continent la grive solitaire vit-elle naturellement ?
  2. 2.Que mange surtout la grive solitaire pendant la nidification ?
  3. 3.Quel indice aide à reconnaître la grive solitaire ?

Sources

  1. UICN, Red List of Threatened Species, Catharus guttatus iucnredlist.org
  2. Cornell Lab of Ornithology, All About Birds allaboutbirds.org

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

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