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Le gobie demi-lune (Proterorhinus semilunaris)
LC
Proterorhinus semilunaris

Gobie demi-lune

Proterorhinus semilunaris

Aussi appelé Gobie à nez tubulaire, Gobie tubenose, Gobie à museau tubulaire

Le gobie demi-lune est un petit poisson de fond originaire des bassins de la mer Noire, de la mer d’Azov et de la mer Caspienne. Son museau porte deux courts tubes qui prolongent les narines, un caractère rare chez les poissons européens. Introduit dans plusieurs réseaux fluviaux, il est présent localement en France et reste classé Préoccupation mineure à l’échelle mondiale.

Statut
Préoccupation mineurepopulation inconnue
Taille
Environ 4 à 12 cm de longueur totale chez l’adulte, avec des variations selon les populations.
Poids
Longévité
Environ 3 à 4 ans dans la nature selon les populations étudiées ; les données en aquarium sont limitées.
Régime
OmnivoreIl consomme de petits invertébrés, des larves d’insectes, des crustacés, des mollusques et parfois des œufs ou de petits poissons.
Mode de vie
Nocturne, plutôt solitaire, avec des concentrations locales
Famille
Gobiidés (Gobiidae), ordre des Gobiiformes

Fiche vérifiée le · 6 min de lecture

Bassin ponto-caspien, avec de nombreuses populations introduites en Europe

Où vit le gobie demi-lune ?

Il fréquente les eaux douces ou légèrement saumâtres, près du fond, dans les ports, les canaux, les lacs et les cours d’eau lents, généralement entre la berge et quelques mètres de profondeur.

Principales régions : Ukraine, Roumanie, Bulgarie, Hongrie, Serbie, Turquie, France, États-Unis.

  • Europe
  • Asie
  • Amérique du Nord et centrale
Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître le gobie demi-lune
  2. Où vit le gobie demi-lune ?
  3. Que mange le gobie demi-lune ?
  4. Comment vit le gobie demi-lune ?
  5. Comment se reproduit le gobie demi-lune ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître le gobie demi-lune

Le gobie demi-lune possède un corps trapu, allongé et légèrement aplati sur les côtés. Il mesure généralement 4 à 12 centimètres. Sa couleur varie du gris brun au brun verdâtre, avec des taches plus sombres qui l’aident à se confondre avec les graviers et les pierres. Les deux nageoires dorsales sont séparées, et la première porte souvent des marques sombres.

Le signe le plus caractéristique se trouve sur la tête : chaque narine se prolonge par un petit tube visible au-dessus de la bouche. Comme chez beaucoup de gobies, les nageoires pelviennes sont réunies pour former une ventouse qui lui permet de rester plaqué au fond malgré le courant. Cette ventouse ne sert pas à grimper sur les vitres comme une ventouse artificielle.

Il ressemble à d’autres petits gobies introduits, notamment au gobie à taches noires. L’observation des narines, de la forme des nageoires et des taches demande un examen attentif. Une photographie nette prise sans capturer le poisson peut aider à confirmer l’identification.

Où vit le gobie demi-lune ?

Dans son aire naturelle, le gobie demi-lune occupe les bassins de la mer Noire, de la mer d’Azov et de la mer Caspienne, ainsi que les fleuves qui s’y jettent. Il apprécie les secteurs calmes ou faiblement courants, les rives pierreuses, les ports, les canaux et les zones où des blocs ou des racines forment des abris.

En France, sa présence est signalée localement dans le bassin du Rhin et dans des secteurs reliés à de grands axes navigables. Les introductions peuvent progresser par les déplacements de bateaux, le transport d’eau ou le transfert involontaire de poissons et d’organismes fixés au matériel. Les cartes changent avec les nouvelles observations.

Vous pouvez surtout le rechercher d’avril à octobre, lorsque l’eau est assez claire et que les poissons sont actifs près des berges. Les zones portuaires, les enrochements et les pieds de pont sont à observer depuis la rive, sans retourner les pierres ni pénétrer dans les ouvrages.

Que mange le gobie demi-lune ?

Le gobie demi-lune est omnivore, avec une alimentation dominée par les petits animaux du fond. Il capture des larves d’insectes, de petits crustacés, des vers et des mollusques. Il peut aussi consommer des œufs ou des alevins lorsqu’ils sont accessibles dans les interstices des pierres.

Il repère sa nourriture en fouillant les sédiments et les cavités avec sa bouche. Sa présence peut donc modifier localement la pression exercée sur les petits invertébrés et les œufs d’autres poissons. L’effet dépend de la densité du gobie, du milieu et des espèces déjà présentes.

Comment vit le gobie demi-lune ?

Il reste généralement près du fond et se déplace par courtes accélérations entre deux abris. Sa nageoire pelvienne soudée lui permet de s’immobiliser sur une pierre ou dans une fissure. Il se montre surtout actif au crépuscule et pendant la nuit, mais peut être observé le jour dans une eau trouble ou sous une couverture végétale.

Les adultes défendent de petites zones lorsque des abris et de la nourriture sont disponibles. Plusieurs individus peuvent alors être visibles sur quelques mètres de berge, sans former un banc organisé comme celui des sardines. Les mâles deviennent plus territoriaux pendant la période de reproduction.

Les déplacements d’un bassin vers un autre sont favorisés par les activités humaines, notamment la navigation et le transport de matériel humide. Un seau, une épuisette ou une embarcation mal nettoyée peut transporter de l’eau, des œufs ou de petits organismes.

Comment se reproduit le gobie demi-lune ?

La reproduction a lieu principalement au printemps et en été, lorsque l’eau se réchauffe. Le mâle choisit une cavité sous une pierre, une racine ou un débris immergé, puis la défend. La femelle dépose des œufs adhésifs sur la paroi de l’abri, souvent en plusieurs passages.

Le mâle garde les œufs et les ventile avec ses nageoires afin d’améliorer leur oxygénation. Selon la température et les conditions locales, l’éclosion peut survenir après quelques jours à quelques semaines. Les jeunes restent d’abord près du fond avant de gagner progressivement des zones plus ouvertes.

Une femelle peut se reproduire plusieurs fois pendant une même saison favorable. Cette stratégie, associée à l’occupation de nombreux abris artificiels, aide l’espèce à s’installer rapidement dans certains milieux nouvellement colonisés.

Le saviez-vous ?

  • 1.Le nom demi-lune fait référence à la forme arrondie de la nageoire caudale, visible surtout lorsque le poisson est étendu.
  • 2.Ses narines tubulaires sont placées près de l’extrémité du museau et constituent un caractère très utile pour le distinguer de plusieurs autres gobies.
  • 3.Le mâle garde les œufs dans une cavité et les ventile régulièrement avec ses nageoires jusqu’à leur éclosion.
  • 4.Des gobies demi-lune peuvent voyager involontairement dans l’eau contenue par des bateaux ou dans du matériel de pêche humide.

Ce qui menace le gobie demi-lune

  • Propagation par les bateaux

    La navigation et le matériel humide peuvent déplacer des adultes, des œufs ou des organismes associés vers de nouveaux bassins. Cette dispersion favorise l’extension de populations introduites.

  • Concurrence locale

    Dans les secteurs où il devient abondant, le gobie demi-lune peut concurrencer des poissons indigènes pour les abris, les invertébrés et certains sites de ponte.

  • Dégradation des berges

    La simplification des habitats réduit les refuges pour de nombreuses espèces de poissons. Elle peut aussi favoriser les espèces opportunistes capables d’utiliser les enrochements et les ouvrages.

Protéger le gobie demi-lune

  • Prévention des introductionsEn France, le gobie demi-lune ne bénéficie pas d’une protection réglementaire spécifique et n’est pas inscrit aux annexes de la CITES. La mesure la plus utile consiste à empêcher son déplacement vers de nouveaux cours d’eau.
  • Surveillance des populationsLes organismes naturalistes et les gestionnaires des milieux aquatiques suivent la répartition des poissons introduits grâce aux inventaires et aux signalements. Les données peuvent être transmises à l’INPN et aux réseaux locaux.

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Questions fréquentes

Que mange le gobie demi-lune ?

Le gobie demi-lune mange surtout de petits invertébrés du fond, notamment des larves d’insectes, des crustacés, des vers et des mollusques. Il peut aussi consommer des œufs ou de très jeunes poissons. Son alimentation varie selon les proies disponibles dans chaque rivière, canal ou zone portuaire.

Combien de temps vit le gobie demi-lune ?

Le gobie demi-lune vit généralement environ 3 à 4 ans dans la nature, selon les populations et les conditions du milieu. Les données disponibles sur sa durée de vie en aquarium sont limitées. Une croissance rapide et une reproduction répétée pendant la saison chaude facilitent son installation.

Où vit le gobie demi-lune ?

Le gobie demi-lune vit naturellement dans les bassins de la mer Noire, de la mer d’Azov et de la mer Caspienne. Il a aussi été introduit dans plusieurs fleuves européens et en Amérique du Nord. En France, il est signalé localement dans le bassin du Rhin et des axes navigables associés.

Le gobie demi-lune est-il dangereux ?

Le gobie demi-lune n’est pas dangereux pour les personnes. Il ne possède ni venin ni dent capable de provoquer une blessure habituelle. Il faut toutefois éviter de le manipuler, car déplacer un poisson ou l’eau d’un site à un autre peut contribuer à la propagation d’une espèce introduite.

Quelle taille fait le gobie demi-lune ?

Le gobie demi-lune mesure le plus souvent de 4 à 12 centimètres de longueur totale à l’âge adulte. Les dimensions varient selon la nourriture, la température et la population. Sa petite taille ne suffit pas pour l’identifier, car plusieurs gobies introduits ont une silhouette comparable.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Quel détail permet surtout de reconnaître le gobie demi-lune ?
  2. 2.Dans quelle région le gobie demi-lune est-il naturellement présent ?
  3. 3.Quel geste limite la propagation du gobie demi-lune ?

Sources

  1. UICN, The IUCN Red List of Threatened Species iucnredlist.org
  2. MNHN, Inventaire national du patrimoine naturel inpn.mnhn.fr
  3. Commission européenne, European Alien Species Information Network easin.jrc.ec.europa.eu
  4. Office français de la biodiversité, espèces exotiques envahissantes ofb.gouv.fr

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

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