
Gloméris marginé
Glomeris marginata
Aussi appelé gloméris commun
Le gloméris marginé est un petit mille-pattes qui se roule en boule lorsqu’il se sent menacé. Il fréquente les sols couverts de feuilles mortes dans une grande partie de l’Europe, notamment en France. L’espèce n’a pas encore été évaluée par la Liste rouge mondiale de l’UICN et ne bénéficie pas, à notre connaissance, d’une protection nationale spécifique en France.
- Statut
- Non évaluéepopulation inconnue
- Taille
- Environ 7 à 20 mm de longueur, corps roulé ou déployé selon la mesure
- Poids
- Longévité
- Probablement plusieurs années dans la nature, mais la durée précise varie et reste peu documentée
- Régime
- DétritivoreIl consomme surtout des feuilles mortes et d’autres débris végétaux déjà décomposés, avec des champignons et des microorganismes présents sur cette matière.
- Mode de vie
- Nocturne, solitaire
- Famille
- Gloméridés (Glomeridae), ordre des Glomérides (Glomerida)
Fiche vérifiée le · 6 min de lecture
Où vit le gloméris marginé ?
Il vit dans la litière humide, sous les pierres, les morceaux de bois et les écorces, surtout dans les forêts de plaine et de moyenne montagne.
Principales régions : France, Royaume-Uni, Espagne, Portugal, Belgique, Allemagne, Suisse, Italie.
- Europe
Sommaire11 parties
Comment reconnaître le gloméris marginé ?
Le gloméris marginé mesure généralement entre 7 et 20 millimètres. Son corps est trapu, bombé et formé d’anneaux dorsaux bien visibles. La couleur va du brun sombre au noir, avec une bordure plus claire, souvent jaunâtre ou brun roux. Les teintes peuvent varier selon l’âge, la région et l’état de l’animal.
Lorsqu’il marche, ses nombreuses petites pattes font avancer le corps par vagues régulières. Au moindre contact, il replie ses antennes et enroule son corps en une boule presque fermée. Cette posture le distingue de nombreux autres mille-pattes, dont le corps reste généralement allongé ou se tortille.
On peut le confondre avec un cloporte, surtout quand il est roulé. Le cloporte appartient pourtant aux crustacés, tandis que le gloméris est un myriapode. Ses plaques dorsales sont plus bombées et sa silhouette ressemble davantage à un petit morceau de bois poli.
Où vit le gloméris marginé ?
En France, le gloméris marginé est présent dans de nombreuses régions, surtout là où le sol conserve une certaine humidité. Il fréquente les forêts de feuillus, les lisières, les haies, les talus ombragés, les vieux vergers et les jardins dont le sol reste couvert de feuilles mortes.
Il se cache sous les pierres, les branches tombées, les écorces détachées et les tapis de feuilles. Ces abris limitent le dessèchement de son corps et le protègent de la lumière. Il peut vivre de la plaine jusqu’à la moyenne montagne, mais sa présence dépend surtout de l’humidité et de la quantité de matière végétale au sol.
Vous avez davantage de chances d’en observer entre le printemps et l’automne, après une pluie ou pendant une soirée humide. En période sèche, il reste profondément caché dans la litière ou dans les premières couches du sol.
Que mange le gloméris marginé ?
Le gloméris marginé mange principalement des feuilles mortes qui commencent déjà à se décomposer. Il consomme aussi de petits fragments de bois, des débris végétaux, des champignons et les microorganismes présents sur cette matière. Ses pièces buccales lui permettent de broyer cette nourriture ramollie.
En fragmentant la litière, il contribue au recyclage de la matière organique. Les morceaux qu’il laisse derrière lui sont ensuite transformés par d’autres organismes du sol, comme les bactéries, les champignons et les vers de terre. Ce travail participe à la formation de l’humus.
Il ne chasse pas les insectes et ne s’attaque pas aux plantes vivantes en bonne santé. Dans un jardin, sa présence indique souvent qu’il existe des feuilles mortes, du bois en décomposition et des zones peu remuées.
Comment se comporte le gloméris marginé ?
Le gloméris marginé est surtout actif la nuit ou lorsque le temps est couvert et humide. Il avance lentement entre les feuilles, en utilisant ses antennes pour détecter les obstacles et les odeurs. Pendant la journée, il reste généralement caché sous un abri frais.
Sa défense principale consiste à se rouler en boule. Cette position protège ses pattes et ses parties molles, tandis que les plaques dorsales forment une carapace souple. Il peut aussi libérer une substance odorante produite par des glandes défensives, ce qui décourage certains petits prédateurs.
Il vit seul et ne construit ni nid ni toile. Une observation courte suffit pour l’étudier : regardez sa forme, son déplacement et son retour sous une feuille, puis remettez doucement la pierre ou l’écorce à sa place.
Comment se reproduit le gloméris marginé ?
La reproduction a lieu lorsque les conditions sont assez humides, généralement pendant les périodes douces du printemps et de l’automne. Le mâle et la femelle se rencontrent au sol. Comme chez les autres diplopodes, le transfert des spermatozoïdes s’effectue grâce à des structures spécialisées du mâle.
La femelle pond dans la litière ou dans une petite cavité du sol. Les jeunes ressemblent aux adultes, mais leur corps est plus petit et comporte moins de segments fonctionnels. Ils gagnent progressivement des anneaux et des paires de pattes au fil de leurs mues.
Le développement se déroule donc sans stade de larve nageuse ou de chenille. Les jeunes restent dans les mêmes milieux humides que les adultes et dépendent eux aussi des feuilles mortes et des abris situés au niveau du sol.
Le saviez-vous ?
- 1.Lorsqu’il se roule en boule, le gloméris marginé protège presque toutes ses parties vulnérables derrière ses plaques dorsales.
- 2.Sa sécrétion défensive contient des composés odorants qui peuvent décourager des prédateurs, notamment de petits invertébrés et certains vertébrés.
- 3.Il ressemble à un cloporte roulé, mais le cloporte est un crustacé terrestre et le gloméris appartient aux myriapodes.
- 4.Les feuilles mortes qu’il fragmente passent ensuite dans le réseau de décomposition du sol et contribuent indirectement à la formation de l’humus.
Ce qui menace le gloméris marginé
Assèchement des sols
Les sécheresses prolongées, la suppression de la litière et le drainage des sols réduisent les abris humides dont l’espèce a besoin.
Nettoyage excessif
Le retrait systématique des feuilles mortes, du bois mort et des pierres dans les jardins diminue ses ressources alimentaires et ses refuges.
Produits au jardin
Les insecticides et autres traitements appliqués au sol peuvent toucher directement les invertébrés qui participent à la décomposition de la litière.
Protéger le gloméris marginé
- Statut en FranceLe gloméris marginé n’est pas évalué dans la Liste rouge mondiale de l’UICN et ne figure pas, à notre connaissance, parmi les espèces protégées au niveau national en France. Il n’est pas inscrit aux annexes de la CITES.
- Protection des habitatsLa conservation des forêts, des haies, des lisières et des sols couverts de litière lui profite indirectement. Les réserves naturelles et les sites Natura 2000 peuvent préserver les milieux où il vit, sans constituer une protection spécifique de l’espèce.
Questions fréquentes
Que mange le gloméris marginé ?
Le gloméris marginé mange surtout des feuilles mortes déjà ramollies par la décomposition. Il consomme aussi de petits débris végétaux, du bois très dégradé, des champignons et les microorganismes présents sur cette matière. Il ne mange généralement pas les plantes vivantes et ne chasse pas les insectes.
Combien de temps vit le gloméris marginé ?
Le gloméris marginé peut probablement vivre plusieurs années, mais sa durée de vie précise est peu documentée et varie selon les conditions du sol, l’humidité et les prédateurs. Les sources naturalistes donnent rarement un âge maximal fiable pour cette espèce sauvage.
Où vit le gloméris marginé ?
Le gloméris marginé vit dans la litière humide des forêts, des haies, des lisières, des vieux vergers et de certains jardins. Il se cache sous les feuilles, les pierres, les écorces et le bois mort, de la plaine jusqu’à la moyenne montagne.
Le gloméris marginé est-il dangereux ?
Le gloméris marginé est sans danger habituel pour les humains et ne pique pas. Il peut libérer une petite sécrétion odorante lorsqu’il est dérangé. Évitez simplement de le porter à la bouche, lavez-vous les mains après l’observation et laissez-le sous son abri.
Quelle taille fait le gloméris marginé ?
Le gloméris marginé mesure environ 7 à 20 millimètres de long. La mesure varie selon que le corps est déployé ou roulé, ainsi qu’en fonction de l’âge et de la région. Sa silhouette compacte le fait paraître plus large que beaucoup d’autres petits mille-pattes.
Testez-vous
3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.
Sources
- MNHN, Inventaire national du patrimoine naturel inpn.mnhn.fr
- Fauna Europaea, base de données de la faune européenne
- UICN, The IUCN Red List of Threatened Species iucnredlist.org
Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer





