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Le dimétrodon (Dimetrodon grandis)
Fos.
Dimetrodon grandis

Dimétrodon

Dimetrodon grandis

Aussi appelé Dimetrodon

Le dimétrodon était un prédateur à grande voile dorsale, vivant au Permien inférieur, longtemps avant les premiers dinosaures. L’espèce Dimetrodon grandis est connue par des fossiles du Texas et atteignait environ trois mètres de longueur. Malgré son allure de reptile, elle appartenait à la branche évolutive qui comprend aujourd’hui les mammifères.

Époque
Permien inférieur, il y a approximativement 286 à 272 millions d’années ; les limites varient avec la datation des formations fossilifères.
Découverte
Edward Drinker Cope a nommé le genre Dimetrodon et décrit l’espèce aujourd’hui appelée Dimetrodon grandis en 1878 à partir de fossiles du Texas ; aucun fossile de cette espèce n’est connu en France.
Taille
Environ 3 à 3,2 mètres de longueur dans les reconstitutions d’adultes, avec une incertitude liée aux squelettes incomplets.
Poids
Environ 250 kg dans certaines reconstitutions d’adultes ; cette masse est estimée, et une fourchette solidement établie pour l’espèce n’est pas disponible.
Longévité
Inconnue.
Régime
CarnivoreSes grandes dents et ses dents tranchantes indiquent une alimentation carnivore, probablement composée notamment d’autres vertébrés ; le menu précis de cette espèce reste inconnu.
Mode de vie
Inconnu : les accumulations de fossiles ne suffisent pas à démontrer une vie en groupe.
Famille
Sphénacodontidés (Sphenacodontidae)

Fiche vérifiée le · 5 min de lecture

Couches rouges du nord du Texas, notamment dans les comtés de Baylor et d’Archer ; points indicatifs des secteurs fossilifères actuels.

Où vivait le dimétrodon ?

Des plaines continentales parcourues de cours d’eau, avec des mares et des secteurs inondables, dans des paysages soumis à des variations saisonnières.

Principales régions : États-Unis.

  • Amérique du Nord et centrale
Sommaire10 parties
  1. À quoi ressemblait le dimétrodon ?
  2. Quand et où vivait le dimétrodon ?
  3. Que mangeait-il ?
  4. Comment vivait-il avec sa grande voile ?
  5. Ce que nous apprennent ses fossiles
  6. Le saviez-vous ?
  7. Ce qu’il en reste
  8. Questions fréquentes
  9. Testez-vous
  10. Sources

À quoi ressemblait le dimétrodon ?

Un adulte de Dimetrodon grandis mesurait environ 3 à 3,2 mètres de long dans les reconstitutions habituelles. Son corps reposait sur quatre membres, et sa longue queue prolongeait le tronc. Le crâne portait des dents de tailles différentes, dont de grandes dents comparables à des canines. Les fossiles permettent de reconstruire ces éléments, mais la couleur de l’animal reste inconnue.

La voile du dos était soutenue par des prolongements très allongés des vertèbres, appelés épines neurales. Vous pouvez les imaginer comme les montants d’un éventail, solidement attachés à la colonne vertébrale. Ces os sont conservés dans les fossiles. Le tissu qui les reliait est reconstitué : son contour précis et son épaisseur ne sont pas directement connus.

Quand et où vivait le dimétrodon ?

Cette espèce vivait au Permien inférieur, approximativement entre 286 et 272 millions d’années avant notre époque. Les âges exacts dépendent de la datation des couches où les os ont été trouvés. Les premiers dinosaures connus apparaissent vers 230 millions d’années : plusieurs dizaines de millions d’années séparent donc leur apparition de la disparition de Dimetrodon grandis.

Ses fossiles proviennent du Texas, notamment de secteurs du nord de cet État américain. À cette époque, les continents étaient réunis dans la Pangée, et cette région se trouvait à de basses latitudes. Les roches et les fossiles associés témoignent de plaines traversées par des rivières, avec des points d’eau et des épisodes de sécheresse. Aucun fossile de cette espèce n’est connu en France.

Que mangeait-il ?

Les dents constituent le principal indice de son régime carnivore. Certaines servaient à saisir, tandis que d’autres possédaient des bords adaptés à la découpe. Les recherches sur le genre Dimetrodon montrent des différences entre espèces dans la structure de ces bords. Une mâchoire fossile renseigne ainsi sur la manière de traiter une proie, sans révéler à elle seule tous les animaux consommés.

Les milieux fréquentés par ces prédateurs abritaient des poissons, des amphibiens et d’autres synapsides, dont des herbivores. Ces animaux constituent des proies possibles, mais un voisinage dans les mêmes couches géologiques ne prouve pas une relation alimentaire. Pour Dimetrodon grandis, on ne dispose pas d’un menu complet démontré par des contenus digestifs. La part de chasse et celle de charognage restent également incertaines.

Comment vivait-il avec sa grande voile ?

Une hypothèse célèbre propose que la voile aidait à échanger de la chaleur avec l’environnement. Sa grande surface aurait pu intervenir dans le réchauffement ou le refroidissement du corps. Cependant, les études de la structure des os et les modèles physiques ne permettent pas d’en faire une explication certaine et unique. La circulation sanguine dans les tissus de la voile n’est pas directement observable sur les fossiles.

D’autres hypothèses lui attribuent un rôle de signal visuel, par exemple pour reconnaître un congénère ou lors des parades reproductrices. Elles sont plausibles, mais aucun fossile ne conserve une parade. La vie sociale demeure elle aussi inconnue. Plusieurs individus retrouvés dans un gisement peuvent avoir été réunis après leur mort, par un cours d’eau ou par des dépôts successifs.

Ce que nous apprennent ses fossiles

Les paléontologues étudient des crânes, des mâchoires, des vertèbres et des os des membres pour reconstruire cet animal. Derrière chaque orbite, son crâne possède une ouverture caractéristique des synapsides. Cette anatomie aide à le situer sur l’arbre évolutif : il appartient à la grande branche des mammifères, sans être lui-même un mammifère ni un ancêtre direct identifié de l’être humain.

Les reconstitutions comportent plusieurs degrés de certitude. La présence des longues épines dorsales et des dents différenciées est établie. La masse dépend d’estimations du volume du corps, et les couleurs ne sont pas connues. La fonction de la voile reste débattue. Les fines structures osseuses peuvent renseigner sur la croissance, mais elles ne fournissent pas aujourd’hui une longévité fiable pour Dimetrodon grandis.

Le saviez-vous ?

  • 1.Le nom Dimetrodon signifie « dents de deux mesures ». Il renvoie aux différences de taille entre ses dents, notamment aux grandes dents situées à l’avant des mâchoires.
  • 2.La voile n’était pas une rangée d’épines posées sur la peau : ses supports osseux étaient des prolongements des vertèbres.
  • 3.Toutes les espèces de Dimetrodon n’avaient pas la même taille. Les dimensions les plus élevées citées pour le genre ne doivent pas être attribuées automatiquement à Dimetrodon grandis.
  • 4.Certains anciens fossiles décrits sous le nom Dimetrodon gigas ont ensuite été rattachés à Dimetrodon grandis, ce qui explique la présence de noms différents dans les publications.

Ce qu’il en reste aujourd’hui

  • Observer des reconstitutionsLe Smithsonian National Museum of Natural History, à Washington, présente le dimétrodon dans son parcours consacré à l’histoire de la vie. Le Natural History Museum de Londres en présente également une reconstitution squelettique. Les montages peuvent associer moulages et éléments reconstitués ; vérifiez leur disponibilité avant votre visite, car les salles peuvent changer.

Questions fréquentes

Le dimétrodon était-il un dinosaure ?

Il appartenait aux synapsides, la grande branche évolutive qui comprend les mammifères. Les dinosaures appartiennent à une autre branche. Le dimétrodon vivait aussi beaucoup plus tôt : Dimetrodon grandis avait disparu plusieurs dizaines de millions d’années avant l’apparition des premiers dinosaures connus.

À quoi servait sa voile ?

Sa fonction exacte reste discutée. Elle a pu participer aux échanges de chaleur ou servir de signal visuel entre individus. Les longs supports osseux sont bien conservés, mais les tissus qui les entouraient ne le sont pas. Les fossiles ne permettent donc pas de choisir avec certitude une seule explication.

Est-ce un ancêtre des humains ?

Il appartient à la même grande branche évolutive que les mammifères, dont les humains. Cela ne fait pas de lui notre ancêtre direct. Les paléontologues le placent sur une branche ancienne de cet arbre, distincte de celle qui a conduit aux mammifères. Les liens de parenté sont établis en comparant de nombreux caractères anatomiques.

Était-il aussi grand qu’un tyrannosaure ?

Dimetrodon grandis atteignait environ 3 à 3,2 mètres de longueur, contre environ 12 mètres pour un grand tyrannosaure adulte. Il était donc beaucoup plus petit. Les deux animaux n’ont jamais pu se rencontrer : ils vivaient à des époques séparées par plus de 200 millions d’années.

Peut-on trouver ses fossiles en France ?

Aucun fossile de Dimetrodon grandis n’est connu en France. Ses principaux gisements sont au Texas, aux États-Unis. D’autres espèces du genre ont été découvertes ailleurs, notamment en Allemagne, mais leur présence ne permet pas d’étendre l’aire de cette espèce à toute l’Europe.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.À quel grand groupe appartenait le dimétrodon ?
  2. 2.Quelle partie du squelette soutenait sa voile ?
  3. 3.Quelle affirmation sur sa voile est établie par les fossiles ?

Autour de cet animal

Sources

  1. Natural History Museum de Londres, ressources sur Dimetrodon et les animaux antérieurs aux dinosaures nhm.ac.uk
  2. Smithsonian National Museum of Natural History, David H. Koch Hall of Fossils, Deep Time naturalhistory.si.edu
  3. Journal of Vertebrate Paleontology, Huttenlocker, Rega et Sumida, Comparative anatomy and osteohistology of hyperelongate neural spines in the sphenacodontids Sphenacodon and Dimetrodon (Amniota: Synapsida), 2010 tandfonline.com
  4. Wikipédia, Dimetrodon fr.wikipedia.org

Mis à jour le . Datations et mensurations selon les publications scientifiques ; elles évoluent avec les nouvelles découvertes