
Colibri d’Anaïs
Colibri coruscans
Aussi appelé Colibri violet, Violetear étincelant
Le colibri d’Anaïs est un petit oiseau des montagnes andines, reconnaissable à ses plumes violettes brillantes autour de la gorge et des oreilles. Il vole de fleur en fleur dans les forêts ouvertes, les clairières et les jardins d’altitude. L’espèce est classée en préoccupation mineure par l’UICN et n’est pas présente naturellement en France.
- Statut
- Préoccupation mineurepopulation stable
- Taille
- 12 à 14 cm de longueur totale, bec et queue compris
- Poids
- 6 à 8 g environ
- Longévité
- La longévité exacte est mal connue dans la nature. Des colibris de taille comparable peuvent vivre plusieurs années, avec des individus bagués dépassant parfois 5 ans.
- Régime
- Mangeur de nectarIl boit le nectar de nombreuses fleurs et capture aussi de petits insectes et araignées, surtout pour les protéines nécessaires à sa croissance.
- Mode de vie
- Diurne, solitaire et territorial
- Famille
- Colibris (Trochilidae), ordre des Apodiformes
Fiche vérifiée le · 6 min de lecture
Où vit le colibri d’Anaïs ?
Il fréquente les lisières, les clairières, les jardins, les forêts de montagne et les landes d’altitude, généralement entre 1 300 et 4 500 m.
Principales régions : Venezuela, Colombie, Équateur, Pérou, Bolivie.
- Amérique du Sud
Sommaire11 parties
Comment reconnaître le colibri d’Anaïs ?
Le colibri d’Anaïs mesure environ 12 à 14 cm de long, avec une silhouette fine, des ailes pointues et un bec droit. Son plumage est surtout vert, avec une gorge bleu violacé et des touffes de plumes violettes près des oreilles. Ces couleurs irisées changent d’intensité lorsque l’oiseau tourne la tête devant la lumière.
Les deux sexes se ressemblent beaucoup, même si les couleurs peuvent être moins éclatantes chez certaines femelles. En vol, ses battements d’ailes très rapides produisent un léger bourdonnement. Il peut rester sur place devant une fleur grâce à la forme particulière de ses ailes et à la puissance de ses muscles pectoraux.
Son nom scientifique, Colibri coruscans, fait référence à son aspect brillant. Le mot coruscans signifie « étincelant » en latin, une allusion aux reflets métalliques de son plumage.
Où vit le colibri d’Anaïs ?
Cette espèce vit dans la cordillère des Andes, du Venezuela jusqu’à la Bolivie. Elle est observée en Colombie, en Équateur et au Pérou, dans des paysages qui vont des forêts de montagne aux prairies d’altitude. Elle peut aussi fréquenter les plantations, les parcs et les jardins lorsque des fleurs riches en nectar y poussent.
Le colibri d’Anaïs supporte des altitudes élevées, souvent entre 1 300 et 4 500 mètres. Dans ces régions, les journées peuvent être ensoleillées tandis que les nuits deviennent très froides. La présence de fleurs toute l’année lui permet parfois de rester dans la même zone, au lieu d’effectuer une grande migration.
Il n’existe pas de population sauvage installée en France. Un petit oiseau aperçu dans un jardin français est donc probablement une autre espèce, une confusion ou un animal échappé, et non un colibri d’Anaïs sauvage.
Que mange le colibri d’Anaïs ?
Le nectar constitue la plus grande partie de son alimentation. Il le prélève dans des fleurs tubulaires avec sa longue langue, parfois en restant immobile devant la corolle. Il visite de nombreuses plantes et transporte involontairement du pollen d’une fleur à l’autre, ce qui contribue à la reproduction de certaines plantes andines.
Les fleurs ne lui fournissent pas assez de protéines. Il capture donc de petits insectes et des araignées, souvent en les prenant dans l’air ou sur les feuilles. Cette nourriture animale est particulièrement utile pendant la croissance des jeunes et lorsque l’oiseau doit produire de nouvelles plumes.
Un individu peut défendre une zone fleurie contre d’autres colibris. Il poursuit alors les intrus avec des accélérations brusques, parfois jusqu’à la cime des arbustes ou des arbres voisins.
Comment vit le colibri d’Anaïs ?
Le colibri d’Anaïs est surtout solitaire. Il ne forme pas de couple durable et ne reste généralement avec un partenaire que pendant la période de reproduction. Un mâle peut occuper un territoire riche en fleurs et chasser les autres colibris qui s’en approchent.
Son vol combine des battements rapides, des arrêts très courts et des changements de direction précis. Ses ailes peuvent se déplacer de façon à produire de la portance pendant les mouvements aller et retour, ce qui lui permet de reculer ou de se maintenir devant une fleur.
La nuit, comme d’autres colibris, il peut ralentir fortement son activité et abaisser sa température corporelle. Cet état de torpeur réduit les dépenses d’énergie lorsque la fraîcheur et l’absence de fleurs rendent l’alimentation impossible.
Comment se reproduit le colibri d’Anaïs ?
La femelle construit seule un petit nid en forme de coupe. Elle utilise des fibres végétales, des fragments d’écorce et des matières souples, puis fixe l’ensemble à une branche ou à un support similaire. Des toiles d’araignée peuvent maintenir le nid et lui donner une certaine élasticité.
La ponte comprend généralement deux œufs blancs. La femelle les couve seule pendant environ 15 à 19 jours, selon les conditions et les sources. Le mâle ne nourrit pas directement les oisillons et ne participe pas à la construction du nid.
Après l’éclosion, les jeunes restent au nid pendant environ trois semaines. La mère leur apporte du nectar et de petites proies régurgitées. Même après leur premier envol, ils peuvent encore dépendre d’elle pendant une courte période.
Le saviez-vous ?
- 1.Ses plumes violettes ne contiennent pas un pigment violet uniforme : leurs structures microscopiques réfléchissent la lumière de façon irisée.
- 2.Il peut reculer en vol, une capacité rare chez les oiseaux et particulièrement utile lorsqu’il quitte une fleur sans la contourner.
- 3.Dans les montagnes andines, il peut vivre au-dessus de la limite naturelle des arbres, dans des prairies fraîches appelées páramos.
- 4.La femelle utilise parfois des toiles d’araignée pour assembler son nid, une matière solide et extensible qui accompagne la croissance des jeunes.
Ce qui menace le colibri d’Anaïs
Perte d’habitat
La conversion des forêts et des prairies d’altitude en terres agricoles ou en pâturages peut réduire les zones riches en fleurs. L’exploitation minière et les routes fragmentent aussi certains habitats andins.
Baisse des fleurs
Les changements d’usage des sols et l’emploi de produits agricoles peuvent diminuer les plantes nectarifères et les insectes dont l’espèce dépend.
Climat d’altitude
Le réchauffement et la modification du régime des pluies peuvent déplacer les plantes nourricières vers des altitudes différentes. Les effets précis sur cette espèce restent encore difficiles à mesurer.
Protéger le colibri d’Anaïs
- Statut mondialL’UICN classe le colibri d’Anaïs en préoccupation mineure, avec une tendance considérée comme stable. La conservation des forêts, des páramos et des corridors fleuris dans les Andes protège ses ressources.
- Commerce réglementéLes colibris sont couverts par la CITES, généralement en annexe II, qui encadre le commerce international des spécimens et limite les échanges pouvant menacer les populations sauvages.
- Aires protégéesL’espèce est présente dans plusieurs paysages andins protégés, notamment des parcs nationaux et des réserves de montagne en Colombie, en Équateur et au Pérou.
Questions fréquentes
Que mange le colibri d’Anaïs ?
Le colibri d’Anaïs mange surtout du nectar de fleurs. Il complète ce régime avec de petits insectes et des araignées, qui lui apportent des protéines. Les jeunes en reçoivent particulièrement pendant leur croissance, car le nectar seul ne suffit pas à former leurs muscles et leurs plumes.
Combien de temps vit le colibri d’Anaïs ?
Le colibri d’Anaïs vit probablement plusieurs années, mais sa longévité précise est mal connue dans la nature. Chez des colibris de taille comparable, des individus bagués ont dépassé 5 ans. La durée de vie dépend de la nourriture, des prédateurs, des maladies et des conditions météorologiques.
Où vit le colibri d’Anaïs ?
Le colibri d’Anaïs vit dans les Andes, du Venezuela à la Bolivie, notamment en Colombie, en Équateur et au Pérou. Il fréquente les forêts de montagne, les lisières, les jardins et les prairies d’altitude, souvent entre 1 300 et 4 500 mètres.
Le colibri d’Anaïs est-il dangereux ?
Le colibri d’Anaïs n’est pas dangereux pour les personnes. Un mâle territorial peut poursuivre un autre oiseau ou s’approcher vivement d’un intrus, mais son petit bec ne constitue pas une menace habituelle pour l’être humain.
Quelle taille fait le colibri d’Anaïs ?
Le colibri d’Anaïs mesure environ 12 à 14 cm de longueur totale, en comptant le bec et la queue. Il pèse généralement entre 6 et 8 g, soit moins que le contenu d’une petite cuillère à café d’eau.
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Sources
- UICN, Liste rouge des espèces menacées iucnredlist.org
- BirdLife International, Data Zone datazone.birdlife.org
- Cornell Lab of Ornithology, Birds of the World birdsoftheworld.org
Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer
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