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La chrysomèle du peuplier (Chrysomela populi)
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Chrysomela populi

Chrysomèle du peuplier

Chrysomela populi

Aussi appelé chrysomèle rouge du peuplier, chrysomèle des peupliers

La chrysomèle du peuplier est un petit coléoptère rouge qui mange les feuilles des peupliers, des trembles et parfois des saules. Elle vit dans une grande partie de l’Europe et de l’Asie tempérée, y compris en France, où elle s’observe surtout du printemps au début de l’automne. L’espèce n’a pas été évaluée par la Liste rouge mondiale de l’UICN.

Statut
Non évaluéepopulation inconnue
Taille
Environ 9 à 12 mm de longueur chez l’adulte
Poids
Inférieur à 0,1 g, valeur rarement mesurée chez cette espèce
Longévité
Un cycle annuel est fréquent. L’adulte hiverne et peut vivre plusieurs mois, parfois près d’un an.
Régime
HerbivoreLes adultes et les larves mangent surtout les feuilles de peupliers, de trembles et parfois de saules.
Mode de vie
Diurne, plutôt solitaire, avec des regroupements locaux
Famille
Chrysomélidés (Chrysomelidae), ordre des Coléoptères (Coleoptera)

Fiche vérifiée le · 6 min de lecture

Europe et grande partie de l’Asie tempérée

Où vit la chrysomèle du peuplier ?

Elle fréquente les lisières, clairières, berges, plantations et boisements où poussent des peupliers, des trembles ou des saules, de la plaine à la moyenne montagne.

Principales régions : France, Espagne, Allemagne, Suède, Russie, Kazakhstan, Chine, Japon.

  • Europe
  • Asie
Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître la chrysomèle du peuplier ?
  2. Où vit la chrysomèle du peuplier ?
  3. Que mange la chrysomèle du peuplier ?
  4. Comment vit la chrysomèle du peuplier ?
  5. Comment se reproduit la chrysomèle du peuplier ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître la chrysomèle du peuplier ?

L’adulte mesure généralement 9 à 12 millimètres. Son corps bombé et luisant est rouge orangé à rouge sombre. Chaque élytre, la partie rigide qui protège une aile, porte habituellement une tache noire près de son extrémité. La tête et les antennes sont sombres, tandis que les pattes peuvent paraître brunâtres ou noires.

Les larves ont une forme allongée et un aspect grisâtre ou sombre, avec des marques noires et de petites protubérances sur le corps. Elles se tiennent souvent sur la face inférieure des feuilles. Des feuilles trouées ou réduites à leurs nervures peuvent signaler leur présence, surtout lorsqu’elles sont nombreuses.

Pour l’identifier, observez d’abord la plante consommée, puis la silhouette et la tache noire au bout de chaque élytre. Plusieurs chrysomèles rouges se ressemblent, et une photographie nette du dessus, accompagnée du nom du peuplier ou du saule, aide à confirmer l’identification.

Où vit la chrysomèle du peuplier ?

L’espèce vit dans les régions tempérées de l’Europe et de l’Asie. En France, elle peut être rencontrée dans de nombreux départements, notamment près des cours d’eau, dans les vallées, les clairières, les haies et les plantations de peupliers. La mention « absente de France » dans certaines bases indicatives ne correspond donc pas à sa répartition connue.

Elle recherche les arbres qui nourrissent ses larves et ses adultes, en particulier le peuplier tremble et d’autres peupliers. Les saules peuvent aussi être utilisés. Les endroits ensoleillés, avec une végétation herbacée et des arbres jeunes ou bas, sont souvent plus faciles à inspecter.

En balade, vous avez le plus de chances de l’observer de mai à septembre, avec un pic variable selon la météo et la région. Regardez les feuilles et les jeunes pousses entre la fin du printemps et le début de l’été, puis la litière au pied des arbres en automne.

Que mange la chrysomèle du peuplier ?

La chrysomèle du peuplier mange principalement des feuilles de peuplier et de tremble. Les adultes découpent des morceaux dans le limbe, tandis que les larves grignotent souvent la face inférieure. Lorsque plusieurs générations se succèdent ou que les insectes sont nombreux, les feuilles peuvent être fortement perforées.

Les saules constituent aussi des plantes nourricières dans certaines régions. La préférence dépend de l’espèce d’arbre disponible, de son âge et de la population locale de chrysomèles. Les dégâts restent généralement localisés, car les arbres adultes possèdent de nombreuses feuilles et supportent souvent une perte partielle.

Dans un jardin, des feuilles trouées ne prouvent pas à elles seules la présence de cette espèce. Des chenilles, d’autres coléoptères ou des maladies peuvent produire des marques proches. Cherchez l’insecte lui-même, ses larves ou des groupes d’œufs sous les feuilles.

Comment vit la chrysomèle du peuplier ?

L’adulte est surtout actif pendant la journée et grimpe sur les feuilles pour se nourrir ou se reproduire. Lorsqu’il est dérangé, il peut se laisser tomber et rester immobile parmi la végétation. Sa coloration rouge et noire peut avertir les prédateurs qu’il n’est pas une proie très appétissante.

Les adultes se rencontrent souvent seuls, même si plusieurs individus peuvent se concentrer sur un même jeune peuplier. Ils passent la mauvaise saison dans la litière, sous des morceaux d’écorce ou dans d’autres refuges proches des arbres nourriciers, puis reprennent leur activité au printemps.

Les larves restent généralement sur la plante qui les nourrit. Elles se déplacent entre les feuilles et les tiges, parfois en groupes lâches. Après leur croissance, elles se transforment en nymphe dans un abri proche de la végétation.

Comment se reproduit la chrysomèle du peuplier ?

Après la reprise d’activité printanière, les adultes s’accouplent sur les arbres nourriciers. La femelle dépose des œufs en petits groupes, souvent sur la face inférieure des feuilles ou près des jeunes pousses. Leur nombre et leur emplacement varient selon la température, la plante et les conditions locales.

Les larves sortent des œufs après un délai qui dépend de la chaleur, généralement en quelques jours à quelques semaines. Elles grandissent en mangeant les feuilles, puis cessent de s’alimenter pour se transformer en nymphe. Dans beaucoup de régions tempérées, une génération principale se développe au cours de l’année.

Les nouveaux adultes peuvent continuer à se nourrir avant de chercher un abri pour l’hiver. Selon le climat, la date de ponte et la nourriture disponible, une seconde activité larvaire peut parfois être observée, mais le cycle reste souvent organisé autour d’une génération annuelle.

Le saviez-vous ?

  • 1.La tache noire située près de l’extrémité de chaque élytre est un repère utile pour distinguer l’adulte d’autres petits coléoptères rouges.
  • 2.La larve peut consommer une grande partie d’une feuille avant de se transformer, alors que l’adulte se déplace souvent vers les feuilles encore intactes.
  • 3.Un adulte dérangé peut se laisser tomber dans la végétation et rester immobile, ce qui le rend difficile à retrouver quelques secondes plus tard.
  • 4.Les adultes qui passent l’hiver dans la litière peuvent réapparaître avant que les jeunes feuilles de peuplier soient complètement développées.

Ce qui menace la chrysomèle du peuplier

  • Insecticides au jardin

    Les traitements insecticides non ciblés peuvent tuer les chrysomèles, leurs larves et de nombreux autres insectes. Ils réduisent aussi les proies disponibles pour les oiseaux et les insectes prédateurs.

  • Disparition des arbres nourriciers

    La coupe des vieux peupliers, des trembles et des saules, ainsi que la suppression de la végétation des berges, réduit les lieux où l’espèce se nourrit et hiverne.

  • Données insuffisantes

    La chrysomèle du peuplier n’a pas fait l’objet d’une évaluation mondiale par l’UICN. Cette absence d’évaluation ne permet pas de conclure que ses populations sont stables.

Protéger la chrysomèle du peuplier

  • Pas de protection spécifiqueAucun statut de protection nationale spécifique de la chrysomèle du peuplier n’est identifié dans les références françaises courantes. Elle n’est pas concernée par la CITES et aucun programme de conservation dédié n’est connu.
  • Préserver les bergesConserver des peupliers, des trembles, des saules et une litière naturelle dans les haies, boisements et berges maintient les plantes nourricières et les abris utilisés pendant l’hiver.

Comprendre les catégories de la Liste rouge

Questions fréquentes

Que mange la chrysomèle du peuplier ?

La chrysomèle du peuplier mange surtout les feuilles des peupliers et des trembles. Les adultes et les larves peuvent aussi consommer des feuilles de saule. Les dégâts prennent la forme de trous ou de parties grignotées, surtout lorsque plusieurs individus se trouvent sur un jeune arbre.

Combien de temps vit la chrysomèle du peuplier ?

La chrysomèle du peuplier suit souvent un cycle annuel. L’adulte apparaît au printemps ou en été, se reproduit, puis passe l’hiver dans la litière ou sous une écorce. Sa durée de vie exacte varie avec le climat et n’est pas donnée par une mesure standard pour toutes les populations.

Où vit la chrysomèle du peuplier ?

La chrysomèle du peuplier vit en Europe et dans une grande partie de l’Asie tempérée. En France, elle se rencontre près des peupliers, des trembles et parfois des saules, dans les lisières, les clairières, les plantations et les berges, surtout de mai à septembre.

La chrysomèle du peuplier est-elle dangereuse ?

La chrysomèle du peuplier est sans danger pour les personnes et les animaux domestiques. Elle ne pique pas et ne possède pas de venin. Elle peut seulement abîmer des feuilles lorsqu’elle est nombreuse. Évitez de l’écraser à mains nues si vous souhaitez la relâcher sans la blesser.

Quelle taille fait la chrysomèle du peuplier ?

La chrysomèle du peuplier adulte mesure généralement 9 à 12 millimètres de longueur. Elle est donc à peu près aussi longue que l’ongle d’un enfant. Sa forme bombée et sa couleur rouge orangé la rendent visible, mais elle peut vite disparaître dans la litière lorsqu’elle se laisse tomber.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Sur quelles plantes la chrysomèle du peuplier se nourrit-elle principalement ?
  2. 2.À quelle saison observe-t-on surtout les adultes de chrysomèle du peuplier en France ?
  3. 3.Quelle couleur porte généralement l’adulte de chrysomèle du peuplier ?

Sources

  1. Muséum national d’Histoire naturelle, Inventaire national du patrimoine naturel inpn.mnhn.fr
  2. GBIF, Global Biodiversity Information Facility, données de répartition des espèces gbif.org
  3. Union internationale pour la conservation de la nature, The IUCN Red List of Threatened Species iucnredlist.org

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

Espèces proches