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Le chardonneret jaune (Spinus tristis)
LC
Spinus tristis

Chardonneret jaune

Spinus tristis

Aussi appelé Chardonneret d’Amérique, Tarin jaune

Le chardonneret jaune est un petit passereau d’Amérique du Nord, reconnaissable au plumage jaune vif du mâle en période de reproduction. Il mange principalement des graines et visite volontiers les mangeoires. L’espèce est classée « préoccupation mineure » à l’échelle mondiale, mais ses effectifs diminuent dans plusieurs régions.

Statut
Préoccupation mineurepopulation en baisse
Taille
11 à 13 cm de longueur, avec une envergure d’environ 19 à 22 cm
Poids
11 à 20 g
Longévité
Environ 3 à 6 ans dans la nature, avec des records dépassant 10 ans chez certains individus bagués
Régime
Mangeur de grainesIl mange surtout des graines de plantes herbacées, notamment celles des chardons, des asters, des tournesols et des bouleaux, ainsi que quelques insectes pendant l’élevage des jeunes.
Mode de vie
Diurne, en petits groupes, parfois en grandes bandes
Famille
Fringillidés (Fringillidae), ordre des Passériformes (Passeriformes)

Fiche vérifiée le · 6 min de lecture

Amérique du Nord, du Canada à l’est et au centre des États-Unis, avec une présence hivernale jusqu’au Mexique

Où vit le chardonneret jaune ?

Il fréquente les lisières, les prairies, les friches, les jardins, les zones humides et les clairières, du niveau de la mer jusqu’à environ 2 000 m selon les régions.

Principales régions : Canada, États-Unis, Mexique.

  • Amérique du Nord et centrale

environ 42 millions d’individus matures selon les estimations de Partners in Flight

Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître le chardonneret jaune ?
  2. Où vit le chardonneret jaune ?
  3. Que mange le chardonneret jaune ?
  4. Comment vit le chardonneret jaune ?
  5. Comment se reproduit le chardonneret jaune ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître le chardonneret jaune ?

Le mâle adulte porte un plumage jaune vif sur le corps pendant la période de reproduction. Ses ailes sont noires, barrées de blanc, et sa tête présente une calotte noire. Le bec est court, conique et rose pâle. En hiver, les couleurs deviennent beaucoup plus ternes et le jaune se remarque moins.

La femelle est jaune olive ou brun jaunâtre, avec des ailes sombres et deux barres alaires claires. Les jeunes ressemblent davantage aux femelles qu’aux mâles adultes. En vol, les battements d’ailes alternent avec de courtes phases où l’oiseau replie ses ailes, produisant une trajectoire ondulée.

Son chant est une suite rapide de notes aiguës et de petits trilles. Le mâle chante surtout au printemps et en été, depuis une branche dégagée ou en vol. Son cri de contact, souvent transcrit par « per-tchi-ko-rée », aide les membres d’un groupe à rester en relation.

Où vit le chardonneret jaune ?

Le chardonneret jaune vit dans une grande partie du Canada et des États-Unis. Des populations restent toute l’année dans les régions tempérées, tandis que d’autres migrent vers le sud en automne. En hiver, certains individus atteignent le nord du Mexique. L’espèce n’a pas de population sauvage établie en France.

Il recherche les espaces ouverts où poussent des plantes à graines, avec des arbres ou des arbustes proches pour se percher et construire son nid. Les lisières forestières, les prairies, les jardins, les friches, les bords de routes peu entretenus et les zones humides lui conviennent.

La présence de plantes produisant des graines est plus déterminante que la présence d’une forêt dense. Les bouleaux, les aulnes, les tournesols, les asters et les chardons peuvent fournir une nourriture abondante. Les oiseaux évitent généralement les secteurs totalement dépourvus de végétation.

Que mange le chardonneret jaune ?

Le chardonneret jaune est principalement granivore. Il consomme des graines de chardons, d’asters, de tournesols, de bouleaux, d’aulnes et de nombreuses plantes herbacées. Son bec conique et puissant ouvre les enveloppes des graines, tandis que sa langue l’aide à les manipuler.

Au printemps et en été, les adultes capturent aussi de petits insectes, surtout pour nourrir les oisillons. Les jeunes ont besoin de protéines animales pendant leur croissance. L’espèce boit régulièrement et peut fréquenter les flaques peu profondes, les ruisseaux calmes ou les abreuvoirs propres.

Dans un jardin d’Amérique du Nord, les graines de tournesol noir et les graines de nyjer attirent souvent cette espèce. En France, ces aliments peuvent attirer d’autres oiseaux, mais ils ne permettent pas d’installer le chardonneret jaune, qui n’appartient pas à l’avifaune sauvage française.

Comment vit le chardonneret jaune ?

Le chardonneret jaune se déplace souvent en petits groupes, surtout en automne et en hiver. Plusieurs dizaines d’oiseaux peuvent se réunir lorsque les graines sont abondantes. Ils se perchent sur des tiges, des branches fines ou des fils, puis descendent rapidement se nourrir.

Il se montre agile sur les plantes souples. Il peut s’accrocher à une tige de chardon et se pencher pour atteindre les graines situées sous le capitule. Son vol ondulé, alternant battements et glissades, constitue un repère utile pour l’identifier à distance.

Pendant la reproduction, le mâle défend les alentours immédiats du nid et accompagne parfois la femelle lorsqu’elle cherche des matériaux. En dehors de cette période, l’espèce est plus tolérante et forme des groupes qui se déplacent ensemble à la recherche de nourriture.

Comment se reproduit le chardonneret jaune ?

La reproduction commence généralement à la fin du printemps, lorsque les plantes produisent de nombreuses graines. La femelle construit un petit nid en forme de coupe, souvent dans un arbuste ou un jeune arbre. Elle utilise des fibres végétales, des herbes fines et des matières douces, puis tapisse l’intérieur.

La ponte compte habituellement 4 à 6 œufs bleu pâle ou blanchâtres, parfois légèrement tachetés. La femelle les couve pendant environ 12 à 14 jours. Le mâle peut lui apporter de la nourriture pendant cette période, notamment des graines et de petits insectes.

Les oisillons restent au nid environ 11 à 15 jours après l’éclosion. Les parents continuent ensuite à les nourrir pendant quelque temps. Une seconde nichée peut être produite lorsque la saison reste favorable, mais le nombre de nichées varie selon la météo et la nourriture disponible.

Le saviez-vous ?

  • 1.Le mâle perd une partie de son jaune vif en automne, lorsque ses plumes s’usent et que le plumage d’hiver devient plus terne.
  • 2.Le chardonneret jaune peut utiliser des toiles d’araignée pour fixer certains matériaux de son nid aux petites branches.
  • 3.Ses pattes lui permettent de rester accroché à des tiges fines pendant qu’il extrait les graines des chardons.
  • 4.La femelle peut choisir un emplacement de nidification proche d’une zone humide, où les matériaux végétaux sont plus faciles à trouver.

Ce qui menace le chardonneret jaune

  • Déclin des habitats

    La disparition des friches, des prairies et des plantes sauvages réduit les ressources alimentaires disponibles. Les estimations nord-américaines indiquent une diminution des effectifs, malgré le classement mondial en préoccupation mineure.

  • Collisions et prédation

    Les collisions contre les vitres, la prédation par les chats domestiques et l’exposition aux pesticides peuvent tuer des adultes et des jeunes. Les maladies se transmettent aussi plus facilement autour de mangeoires mal entretenues.

Protéger le chardonneret jaune

  • Protection migratriceAux États-Unis et au Canada, le chardonneret jaune est couvert par les législations relatives aux oiseaux migrateurs, qui encadrent sa capture, sa destruction et celle de ses nids. La conservation des prairies, des friches et des zones humides protège ses ressources.
  • Pas de statut françaisL’espèce n’est pas une espèce sauvage établie en France et ne figure donc pas dans la Liste rouge nationale des oiseaux nicheurs de France métropolitaine. Elle n’est pas inscrite aux annexes de la CITES.

Comprendre les catégories de la Liste rouge

Questions fréquentes

Que mange le chardonneret jaune ?

Le chardonneret jaune mange surtout des graines de chardons, d’asters, de tournesols, de bouleaux et d’autres plantes herbacées. Les adultes capturent aussi quelques insectes au printemps et en été, principalement pour nourrir les oisillons. En France, les mangeoires contenant des graines n’attirent généralement pas cette espèce, qui n’est pas présente naturellement.

Combien de temps vit le chardonneret jaune ?

Le chardonneret jaune vit généralement 3 à 6 ans dans la nature. Certains individus bagués ont toutefois dépassé 10 ans. La survie dépend notamment des collisions, de la prédation, des maladies, des conditions météorologiques et de la disponibilité des graines pendant les périodes de migration et d’hivernage.

Où vit le chardonneret jaune ?

Le chardonneret jaune vit au Canada, aux États-Unis et dans le nord du Mexique. Il fréquente les prairies, les friches, les lisières, les jardins, les zones humides et les clairières. Il n’existe pas de population sauvage établie en France, même si un individu échappé peut être observé exceptionnellement.

Le chardonneret jaune est-il dangereux ?

Le chardonneret jaune est inoffensif pour les personnes et les animaux domestiques. Il ne possède ni venin ni comportement agressif habituel. Comme pour tout oiseau sauvage, évitez de le saisir. Un oiseau blessé en France doit être confié à un centre de soins pour la faune sauvage, après un appel préalable.

Quelle taille fait le chardonneret jaune ?

Le chardonneret jaune mesure environ 11 à 13 cm de longueur, avec une envergure de 19 à 22 cm. Il pèse généralement entre 11 et 20 g. Son corps est donc proche de la longueur d’une main d’enfant, avec une silhouette fine et un bec court adapté aux graines.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Sur quel continent le chardonneret jaune vit-il naturellement ?
  2. 2.Que mange principalement le chardonneret jaune ?
  3. 3.Quelle couleur caractérise surtout le mâle adulte au printemps ?

Autour de cet animal

Sources

  1. UICN, Liste rouge des espèces menacées iucnredlist.org
  2. Cornell Lab of Ornithology, All About Birds, American Goldfinch allaboutbirds.org
  3. National Audubon Society, American Goldfinch audubon.org
  4. Partners in Flight, Landbird Conservation Plan partnersinflight.org

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

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