
Carpocapse des prunes
Grapholita funebrana
Aussi appelé Tordeuse des prunes, Carpocapse du prunier, Ver des prunes
Le carpocapse des prunes est un petit papillon nocturne dont la chenille se développe dans les prunes et d’autres fruits proches. Présent en France, il vole surtout de la fin du printemps à l’été dans les vergers et les jardins. L’espèce n’a pas été évaluée par la Liste rouge mondiale de l’UICN et ne bénéficie pas d’une protection particulière connue.
- Statut
- Non évaluéepopulation inconnue
- Taille
- Envergure d’environ 12 à 15 mm, avec un corps long de 6 à 8 mm
- Poids
- Non documenté de façon fiable
- Longévité
- L’adulte vit généralement quelques jours à deux semaines. Le cycle complet dure plusieurs mois, avec une ou deux générations selon le climat.
- Régime
- HerbivoreLa chenille mange surtout l’intérieur des prunes et parfois d’autres fruits du genre Prunus, notamment les prunelles et les mirabelles.
- Mode de vie
- Nocturne, solitaire
- Famille
- Tordeuses (Tortricidae), ordre des Lépidoptères (Lepidoptera)
Fiche vérifiée le · 5 min de lecture
Où vit le carpocapse des prunes ?
Il fréquente les vergers, les jardins, les haies et les lisières où poussent des pruniers ou d’autres arbres du genre Prunus, généralement des plaines jusqu’aux zones de moyenne altitude.
Principales régions : France, Espagne, Italie, Allemagne, Maroc, Turquie, Russie, Chine.
- Europe
- Afrique
- Asie
Sommaire11 parties
Comment reconnaître le carpocapse des prunes ?
L’adulte mesure environ 12 à 15 millimètres d’envergure. Ses ailes antérieures sont gris brunâtre, avec des nuances plus sombres et parfois une petite zone métallique vers l’extrémité. Posé sur une écorce ou dans le feuillage, il se confond facilement avec son support. Les ailes postérieures sont plus uniformes et grisâtres.
La chenille mesure jusqu’à 10 à 12 millimètres lorsqu’elle est développée. Elle est blanchâtre à rosée, avec une tête brune et des petits points sombres. Dans une prune, sa présence se repère par un petit trou, des excréments brunâtres et une zone de chair brunie autour du noyau.
Le carpocapse des prunes ressemble à d’autres petites tordeuses nocturnes. L’identification fiable d’un adulte demande souvent une photographie nette ou l’examen d’un spécialiste, car la couleur varie selon l’usure des ailes et l’éclairage.
Où vit le carpocapse des prunes ?
En France, il vit dans les vergers, les jardins, les vieux vergers familiaux, les haies et les lisières où poussent des pruniers. Il peut aussi utiliser le prunellier, le mirabellier, le quetschier et d’autres espèces du genre Prunus. Sa présence est plus facile à constater dans les régions où ces arbres sont nombreux.
Les adultes s’observent principalement de mai à août, avec des dates qui avancent dans les régions chaudes et lors des printemps précoces. Les chenilles sont visibles dans les fruits de la fin du printemps au début de l’automne, mais elles restent souvent cachées dans la prune.
L’espèce est largement répandue en Europe, en Afrique du Nord et dans les régions tempérées d’Asie. Elle fréquente surtout les basses terres et les collines, sans être limitée à un type précis de sol ou de paysage.
Que mange le carpocapse des prunes ?
La chenille mange la chair de la prune en creusant une galerie jusqu’à proximité du noyau. Elle consomme parfois plusieurs zones du fruit et laisse des déjections qui s’accumulent près de son point d’entrée. Une prune infestée peut arrêter sa croissance, mûrir de façon irrégulière ou tomber avant maturité.
Les adultes ne causent pas les dégâts observés sur les fruits. Comme beaucoup de papillons adultes de cette famille, ils se nourrissent peu ou pas du tout et utilisent surtout leurs réserves accumulées pendant la vie larvaire. Leur rôle principal est la reproduction.
Les plantes nourricières appartiennent surtout au genre Prunus. Le choix exact varie selon la région, la disponibilité des arbres et la période de maturation des fruits.
Comment se comporte le carpocapse des prunes ?
Le carpocapse des prunes est surtout actif au crépuscule et pendant la nuit. Les mâles cherchent les femelles grâce à leurs signaux chimiques, appelés phéromones. Pendant la journée, les adultes restent immobiles sur les troncs, les branches ou les feuilles, où leur coloration discrète les protège des regards.
Après l’accouplement, la femelle pond sur les fruits ou à proximité. Les jeunes chenilles gagnent rapidement la prune et y restent cachées pendant leur développement. Elles quittent ensuite le fruit et cherchent un abri dans l’écorce, les fissures du tronc ou la litière.
Dans les vergers, les pièges à phéromones servent à repérer le début des vols et à estimer l’abondance des adultes. Ils permettent d’observer l’espèce sans capturer tous les papillons présents dans le jardin.
Comment se reproduit le carpocapse des prunes ?
Les adultes apparaissent au printemps, lorsque les températures deviennent favorables. Après l’accouplement, une femelle pond plusieurs dizaines d’œufs, généralement séparément sur les fruits ou les feuilles proches. Le nombre exact varie selon son âge, son alimentation larvaire et les conditions météorologiques.
Les œufs éclosent après quelques jours à deux semaines environ, selon la température. La chenille pénètre dans un fruit, se nourrit pendant plusieurs semaines, puis le quitte pour se transformer en chrysalide dans un abri protégé. Dans les régions fraîches, une seule génération domine souvent, tandis que deux générations peuvent se succéder dans les zones plus chaudes.
Une partie des chenilles passe l’hiver dans un cocon sous l’écorce, dans les crevasses du tronc ou dans les débris au pied de l’arbre. Les papillons émergent ensuite au printemps suivant.
Le saviez-vous ?
- 1.La chenille se nourrit près du noyau, ce qui explique pourquoi une prune ouverte présente souvent une zone brunie au centre.
- 2.Un fruit tombé au sol peut encore contenir une chenille capable de rejoindre un abri et de poursuivre son cycle.
- 3.Les phéromones de la femelle sont utilisées dans des pièges pour suivre les vols des mâles dans les vergers.
- 4.Le nom scientifique Aspila funebrana est un synonyme employé dans certaines anciennes classifications, tandis que Grapholita funebrana est le nom actuellement utilisé dans de nombreuses bases.
Ce qui menace le carpocapse des prunes
Pesticides non ciblés
Les traitements insecticides à large spectre peuvent tuer des papillons nocturnes et d’autres insectes présents dans les vergers. Leur usage répété réduit aussi la diversité des organismes auxiliaires.
Disparition des vergers
L’arrachage des vieux pruniers, des haies et des arbres fruitiers sauvages réduit les habitats où l’espèce accomplit son cycle. Cette menace concerne surtout la diversité générale des insectes des paysages agricoles.
Protéger le carpocapse des prunes
- Aucune protection spécifiqueLe carpocapse des prunes n’est pas connu comme une espèce protégée en France et ne figure pas, à la connaissance des principales bases naturalistes, parmi les espèces évaluées par la Liste rouge mondiale de l’UICN. Il n’est pas concerné par la CITES.
Questions fréquentes
Que mange le carpocapse des prunes ?
Le carpocapse des prunes mange surtout la chair des prunes lorsqu’il est au stade chenille. Il creuse une galerie jusqu’au noyau et laisse des déjections dans le fruit. L’adulte se nourrit peu ou pas, car sa courte vie est principalement consacrée à la recherche d’un partenaire et à la ponte.
Combien de temps vit le carpocapse des prunes ?
Le carpocapse des prunes adulte vit généralement quelques jours à deux semaines. Son cycle complet, de l’œuf à l’adulte, dure plusieurs mois et comprend une période d’hivernage. Selon le climat, une ou deux générations peuvent se produire dans la même année.
Où vit le carpocapse des prunes ?
Le carpocapse des prunes vit dans les vergers, les jardins, les haies et les lisières où poussent des pruniers ou d’autres arbres du genre Prunus. Il est présent en France, en Europe, en Afrique du Nord et dans une grande partie des régions tempérées d’Asie.
Le carpocapse des prunes est-il dangereux ?
Le carpocapse des prunes est sans danger pour les personnes et les animaux domestiques. Sa chenille abîme les fruits, mais elle ne pique pas et ne possède pas de venin. Une prune présentant une galerie peut être retirée ou coupée, comme tout fruit abîmé par un insecte.
Quelle taille fait le carpocapse des prunes ?
Le carpocapse des prunes adulte mesure environ 12 à 15 millimètres d’envergure, soit à peu près la largeur d’un ongle d’enfant. Sa chenille atteint environ 10 à 12 millimètres. Ces dimensions peuvent varier légèrement selon la génération et les conditions de développement.
Testez-vous
3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.
Sources
- Liste rouge mondiale de l’UICN, Grapholita funebrana iucnredlist.org
- INRAE, Ephytia, santé des plantes et ravageurs des cultures ephytia.inra.fr
- EPPO, Global Database gd.eppo.int
- MNHN, Inventaire national du patrimoine naturel inpn.mnhn.fr
Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer





