
Bergeronnette printanière
Motacilla flava
Aussi appelé Lavandière, Bergeronnette jaune
La bergeronnette printanière est un petit passereau migrateur reconnaissable à sa poitrine jaune et à sa longue queue toujours en mouvement. Elle niche dans les prairies et les zones humides ouvertes d’Europe, puis gagne surtout l’Afrique subsaharienne en hiver. L’espèce est classée en Préoccupation mineure au niveau mondial et en France, mais ses effectifs diminuent dans plusieurs régions.
- Statut
- Préoccupation mineurepopulation en baisse
- Taille
- 15,5 à 17 cm de longueur, avec une envergure de 23 à 27 cm
- Poids
- 14 à 22 g
- Longévité
- Souvent quelques années dans la nature ; le record connu de longévité atteint environ 8 ans et 10 mois.
- Régime
- InsectivoreElle capture surtout des insectes, des araignées et d’autres petits invertébrés au sol ou dans la végétation basse.
- Mode de vie
- Diurne, en couple pendant la reproduction, en groupes en migration
- Famille
- Motacillidés (Motacillidae), ordre des Passériformes (Passeriformes)
Fiche vérifiée le · 6 min de lecture
Où vit la bergeronnette printanière ?
Elle fréquente les prairies humides, les pâturages, les marais, les cultures ouvertes et les bords de fossés, surtout dans les plaines et vallées, jusqu’à environ 2 000 m dans certaines régions.
Principales régions : France, Espagne, Royaume-Uni, Suède, Russie, Kazakhstan, Turquie, Sénégal.
- Europe
- Afrique
- Asie
Environ 13 à 29 millions d’individus matures selon l’évaluation mondiale de l’UICN, avec une incertitude liée aux nombreuses sous-espèces.
Sommaire11 parties
- Comment reconnaître la bergeronnette printanière ?
- Où vit la bergeronnette printanière ?
- Que mange la bergeronnette printanière ?
- Comment se comporte la bergeronnette printanière ?
- Comment se reproduit la bergeronnette printanière ?
- Le saviez-vous ?
- Menaces
- Protéger l’espèce
- Questions fréquentes
- Testez-vous
- Sources
Comment reconnaître la bergeronnette printanière ?
La bergeronnette printanière mesure 15,5 à 17 cm, dont une part notable correspond à sa longue queue. Son dos est généralement vert olive, sa poitrine et son ventre sont jaunes, et ses pattes sont sombres. Elle se distingue de la bergeronnette grise par ses parties inférieures jaunes et par les milieux ouverts où elle recherche sa nourriture.
La tête varie beaucoup selon la sous-espèce et l’individu. En France, la forme la plus fréquente présente une tête gris bleuté avec un sourcil clair, tandis que d’autres formes européennes ont la tête plus sombre ou plus jaune. Le mâle est souvent plus vivement coloré que la femelle, surtout au printemps.
Elle se reconnaît aussi à sa façon de courir rapidement entre les herbes, puis de s’arrêter en balançant sa queue. Son cri de contact est un « tsip » ou un « psiip » aigu, souvent émis pendant ses déplacements.
Où vit la bergeronnette printanière ?
En France, elle niche surtout dans les prairies humides, les marais, les pâturages, les plaines agricoles et les vallées alluviales. Elle apprécie les secteurs où l’herbe reste assez basse, avec quelques touffes, fossés, mares ou clôtures servant de perchoirs.
Vous pouvez l’observer d’avril à septembre, parfois jusqu’en octobre selon la météo. Les meilleures chances se trouvent dans les zones humides ouvertes, les prairies pâturées et les chemins agricoles tranquilles. Elle évite généralement les forêts denses et les secteurs très urbanisés.
La plupart des bergeronnettes printanières françaises passent l’hiver en Afrique subsaharienne. Le départ s’étale souvent d’août à octobre, et le retour a lieu surtout entre mars et mai. Les dates varient selon la région, la sous-espèce et les conditions météorologiques.
Que mange la bergeronnette printanière ?
Elle mange principalement des insectes et leurs larves, notamment des mouches, des coléoptères, des papillons, des sauterelles et des punaises. Elle consomme aussi des araignées et d’autres petits invertébrés. En migration, cette nourriture riche en protéines l’aide à soutenir ses longs déplacements.
Elle chasse surtout au sol, dans l’herbe rase ou près de l’eau. Elle avance par petites courses, s’arrête brusquement, puis picore sa proie. Elle peut aussi saisir un insecte sur une feuille ou effectuer un court vol pour attraper une mouche.
Les individus qui suivent un troupeau profitent des insectes mis en mouvement par les sabots et le broutage. Cette association peut être observée dans les pâturages, mais elle ne signifie pas que l’oiseau dépend d’une seule espèce de bétail.
Comment se comporte la bergeronnette printanière ?
La bergeronnette printanière est active le jour. Elle se déplace souvent seule ou en couple pendant la période de reproduction, puis forme des groupes plus nombreux avant et pendant la migration. Elle dort parfois dans des roselières, des buissons ou d’autres végétations denses.
Son vol est fait de battements rapides suivis de brèves ondulations. Elle peut parcourir plusieurs milliers de kilomètres entre son lieu de reproduction et son quartier d’hiver. Comme d’autres oiseaux migrateurs, elle s’oriente grâce à plusieurs repères, dont le champ magnétique terrestre, les paysages et la position des astres.
Le mâle défend un territoire de reproduction par des poursuites et des cris. Les disputes restent souvent brèves, car la recherche de nourriture et la surveillance du nid occupent une grande partie de la journée.
Comment se reproduit la bergeronnette printanière ?
La saison de reproduction commence généralement entre avril et mai en France. Le nid est construit principalement par la femelle, au sol ou très près du sol, dans une touffe d’herbe, sous une plante retombante ou dans une petite cavité. Il est composé d’herbes sèches, de tiges fines et de matières végétales.
La ponte compte souvent 4 à 6 œufs, couvés pendant environ 11 à 13 jours. Les deux adultes nourrissent ensuite les poussins, qui quittent le nid après environ 10 à 14 jours. Ils restent encore dépendants de leurs parents pendant un certain temps et peuvent continuer à être nourris hors du nid.
Un couple peut parfois élever une seconde nichée si la première a réussi assez tôt. Un passage de promeneur, un chien ou un engin agricole peut faire fuir un adulte et exposer le nid, car celui-ci est difficile à repérer dans l’herbe.
Le saviez-vous ?
- 1.Le nom de lavandière vient d’une ancienne comparaison avec les femmes qui lavaient le linge près des cours d’eau, à cause des mouvements de la queue.
- 2.La couleur jaune de son ventre peut être plus ou moins vive selon le sexe, l’âge, la sous-espèce et l’usure du plumage.
- 3.La bergeronnette printanière regroupe de nombreuses sous-espèces, dont certaines se reconnaissent surtout à la couleur et au dessin de la tête.
- 4.Elle peut parcourir plusieurs milliers de kilomètres entre une prairie européenne où elle niche et une zone humide africaine où elle hiverne.
Ce qui menace la bergeronnette printanière
Disparition des prairies
La conversion des prairies en cultures, l’assèchement des zones humides et la disparition des pâturages réduisent ses sites de reproduction et ses ressources alimentaires.
Fauche des nids
Comme le nid est posé au sol, une fauche réalisée pendant la reproduction peut détruire les œufs ou les poussins. La simplification des paysages agricoles diminue aussi la diversité des insectes.
Déclin des insectes
La baisse des insectes dans les paysages agricoles peut réduire la nourriture disponible pour les adultes et les jeunes, particulièrement pendant la période de reproduction.
Risques migratoires
Les migrations exposent l’espèce à la perte des zones humides, aux collisions et aux changements des conditions climatiques le long de son trajet.
Protéger la bergeronnette printanière
- Protection françaiseLa bergeronnette printanière est une espèce protégée en France par l’arrêté du 29 octobre 2009. La destruction, la capture, la perturbation intentionnelle et la destruction des œufs ou des nids sont interdites dans les conditions prévues par le droit français.
- Statut en FranceElle est classée en Préoccupation mineure sur la Liste rouge des oiseaux nicheurs de France métropolitaine, tout en présentant des déclins régionaux et des pressions liées à l’agriculture et aux zones humides.
- Préservation des milieuxLa conservation des prairies humides, des pâturages extensifs, des fossés végétalisés et des zones humides protégées fournit des sites de nidification et des insectes à l’espèce.
Questions fréquentes
Que mange la bergeronnette printanière ?
La bergeronnette printanière mange surtout des insectes et leurs larves, notamment des mouches, des coléoptères, des sauterelles et des papillons. Elle capture aussi des araignées et d’autres petits invertébrés. Elle cherche ses proies principalement au sol, dans les herbes basses et près des mares ou des fossés.
Combien de temps vit la bergeronnette printanière ?
La bergeronnette printanière vit souvent quelques années dans la nature, car la migration et la vie en milieu ouvert entraînent de nombreux risques. Le record connu atteint environ 8 ans et 10 mois. La longévité varie selon les individus, les régions et les conditions rencontrées pendant les migrations.
Où vit la bergeronnette printanière ?
La bergeronnette printanière vit dans les prairies, les pâturages, les marais et les plaines agricoles ouvertes d’Europe et d’une grande partie de l’Asie. En France, elle niche surtout d’avril à septembre dans les zones humides et les vallées. Elle hiverne principalement en Afrique subsaharienne.
La bergeronnette printanière est-elle dangereuse ?
Non, la bergeronnette printanière est inoffensive pour les personnes et les animaux domestiques. Elle ne possède ni venin ni arme particulière et cherche généralement à s’éloigner quand on approche. Si vous trouvez un oiseau sauvage blessé, évitez de le manipuler et contactez un centre de soins pour la faune sauvage.
Quelle taille fait la bergeronnette printanière ?
La bergeronnette printanière mesure environ 15,5 à 17 cm de longueur et possède une envergure de 23 à 27 cm. Elle pèse généralement 14 à 22 g. Sa longue queue donne une impression de finesse et accompagne ses déplacements rapides au sol.
Testez-vous
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Autour de cet animal
Sources
- UICN, Red List of Threatened Species iucnredlist.org
- INPN, Inventaire national du patrimoine naturel, espèces et statuts inpn.mnhn.fr
- BirdLife International, Data Zone datazone.birdlife.org
Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer





