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L'araignée-paon (Maratus volans)
NE
Maratus volans

Araignée-paon

Maratus volans

L’araignée-paon est une minuscule araignée sauteuse australienne : son corps mesure environ 4 à 5 millimètres. Lors de la parade amoureuse, le mâle déploie un abdomen coloré et agite ses pattes devant la femelle. Maratus volans n’a pas été évaluée sur la Liste rouge mondiale de l’UICN ; sa population et son évolution restent inconnues.

Statut
Non évaluéepopulation inconnue
Taille
Environ 4 à 5 mm de longueur de corps à l’âge adulte, sans les pattes.
Poids
Aucune fourchette de masse adulte suffisamment documentée pour cette espèce.
Longévité
La longévité propre à cette espèce reste insuffisamment documentée, dans la nature comme en captivité.
Régime
CarnivoreElle capture de petits arthropodes vivants, notamment des insectes, en leur sautant dessus.
Mode de vie
Diurne, solitaire, sauf lors des rencontres reproductrices
Famille
Salticidés (Salticidae), ordre des Araignées (Araneae)

Fiche vérifiée le · 5 min de lecture

est de l’Australie, notamment en Nouvelle-Galles du Sud et au Queensland

Où vit l’araignée-paon ?

Elle fréquente la végétation basse et la litière de feuilles des boisements et milieux arbustifs australiens.

Principales régions : Australie.

  • Océanie
Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître l’araignée-paon ?
  2. Où vit l’araignée-paon ?
  3. Que mange l’araignée-paon ?
  4. Pourquoi le mâle danse-t-il ?
  5. Comment se reproduit l’araignée-paon ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître l’araignée-paon ?

Le mâle adulte porte sur le dessus de l’abdomen des motifs rouges ou orangés et des zones bleu-vert brillantes. Deux volets latéraux peuvent se déployer pendant la parade, donnant à l’ensemble l’aspect d’un petit éventail. Au repos, ces volets sont repliés : vous ne voyez donc pas toujours toute la surface colorée.

La femelle présente surtout des teintes brunes et grises, qui la rendent discrète parmi les feuilles. Comme les autres araignées sauteuses, elle possède huit yeux, dont deux grands yeux dirigés vers l’avant. Le nom « araignée-paon » désigne aussi d’autres espèces de Maratus : une photographie colorée ne suffit pas toujours à identifier Maratus volans avec certitude.

Où vit l’araignée-paon ?

Maratus volans est une espèce australienne, signalée notamment en Nouvelle-Galles du Sud et au Queensland. La région de Sydney compte parmi ses secteurs de présence connus. Les données disponibles correspondent à des observations locales : elles ne permettent pas de dessiner une aire continue ni d’estimer combien d’individus vivent dans chaque région.

Elle se déplace dans la végétation basse et parmi les feuilles mortes des boisements et des milieux arbustifs. À cette échelle, une feuille devient un poste d’observation et une brindille sert de support à la parade. Elle n’est pas présente naturellement en France et ne possède donc pas de statut sur une liste rouge française.

Que mange l’araignée-paon ?

Cette petite prédatrice mange des arthropodes, notamment des insectes adaptés à sa taille. Elle repère une proie grâce à sa vision, s’en approche puis bondit pour la saisir. Ses pièces buccales, appelées chélicères, portent des crochets qui permettent d’injecter du venin et de maîtriser la proie.

Elle ne construit pas de toile-piège pour récolter ses repas. La soie lui sert notamment à fabriquer un abri et à laisser un fil de sécurité lors de ses déplacements. Comme les autres araignées, elle effectue une digestion externe : des sucs digestifs liquéfient les tissus de la proie avant leur absorption.

Pourquoi le mâle danse-t-il ?

Pendant la parade, le mâle relève son abdomen, déploie ses volets colorés et lève sa troisième paire de pattes. Il effectue des mouvements latéraux devant la femelle, en modulant leur enchaînement selon ses réactions. Ces signaux visuels s’accompagnent de vibrations transmises par le support sur lequel les deux araignées se trouvent.

La femelle peut accepter l’approche, s’éloigner ou attaquer le mâle. Celui-ci doit donc ajuster sa distance et ses mouvements pendant la rencontre. En dehors de la reproduction, ces araignées vivent généralement seules. Actives le jour, elles utilisent leur vision pour explorer les supports, repérer les proies et surveiller les mouvements autour d’elles.

Comment se reproduit l’araignée-paon ?

Si la femelle accepte le mâle, l’accouplement suit la parade. Le mâle transfère ses spermatozoïdes à l’aide de ses pédipalpes, deux petits appendices situés près de la bouche. Chez le mâle adulte, leur extrémité renflée contient les structures utilisées pour ce transfert ; elles constituent aussi des caractères utiles aux spécialistes pour identifier l’espèce.

La femelle pond dans un abri de soie et protège ses œufs. Les jeunes grandissent ensuite par mues successives : leur enveloppe externe ne pouvant pas s’étirer indéfiniment, ils doivent la remplacer. Les couleurs et les structures de parade du mâle apparaissent à maturité. Le nombre d’œufs et la durée du développement ne sont pas assez documentés pour donner ici des valeurs fiables.

Le saviez-vous ?

  • 1.Le nom scientifique volans signifie « volant ». Les volets de l’abdomen avaient été interprétés comme une aide au vol, alors qu’ils servent à la parade.
  • 2.L’éventail du mâle appartient à son abdomen : il n’a ni ailes ni plumes, et ne lui permet pas de voler.
  • 3.La parade associe des mouvements visibles et des vibrations du support. La femelle reçoit donc des informations par plusieurs voies sensorielles.
  • 4.Avec un corps de quelques millimètres, le mâle déploie pourtant des motifs assez complexes pour aider à distinguer plusieurs espèces d’araignées-paons.

Ce qui menace l’araignée-paon

  • Habitats modifiés

    Le défrichement et la suppression de la végétation basse ou de la litière peuvent faire disparaître les petits habitats qu’elle utilise. Leur effet sur les populations de Maratus volans n’est toutefois pas quantifié.

  • Connaissances encore limitées

    L’absence d’évaluation mondiale UICN et de comptage publié empêche de mesurer son risque d’extinction. Le statut NE signifie « non évaluée » et ne permet pas de conclure que l’espèce est hors de danger.

Protéger l’araignée-paon

  • Protection des habitatsEn Nouvelle-Galles du Sud, le réseau de parcs nationaux protège des boisements et des milieux arbustifs utilisés par de nombreux invertébrés. Cette protection générale des milieux ne constitue pas un programme spécifique à Maratus volans.
  • Identification et documentationLe World Spider Catalog tient à jour la nomenclature et les références scientifiques de cette espèce. Ces travaux permettent de distinguer les espèces de Maratus et d’éviter de mélanger leurs données de répartition.

Comprendre les catégories de la Liste rouge

Questions fréquentes

Peut-on voir une araignée-paon en France ?

Maratus volans n’est pas présente naturellement en France. Vous pouvez cependant observer d’autres araignées sauteuses sur les murs ensoleillés, les feuilles ou les clôtures. Elles appartiennent à la même famille, les Salticidés, et possèdent elles aussi de grands yeux tournés vers l’avant.

Est-elle dangereuse pour les humains ?

Cette espèce n’est pas considérée comme une araignée d’importance médicale. Son venin sert à maîtriser de très petites proies. Observez-la sans la manipuler, pour éviter de la blesser. En cas de morsure supposée accompagnée d’un malaise ou d’une difficulté à respirer, appelez le 15 ou le 112.

Toutes les araignées-paons ont-elles ces couleurs ?

Le nom « araignée-paon » regroupe plusieurs espèces de Maratus, dont les mâles présentent des motifs différents. Chez Maratus volans, les couleurs de parade caractérisent surtout le mâle adulte. La femelle, plus brune, et les jeunes sont beaucoup moins faciles à reconnaître sur une simple photographie.

Peut-elle voler avec son éventail ?

Les volets de son abdomen se déploient pendant la parade amoureuse, sans assurer de vol. Pour se déplacer rapidement, elle saute grâce à ses pattes. Le nom scientifique volans garde la trace d’une ancienne interprétation de ces volets, faite avant que leur fonction de parade soit comprise.

Peut-on en faire un animal de compagnie ?

Maratus volans est une espèce sauvage australienne, dont les besoins et la longévité restent peu documentés pour le grand public. Son maintien demande des proies vivantes adaptées et une installation qui empêche les fuites. Pour une famille, observer les araignées sauteuses locales sans les capturer évite le prélèvement et les difficultés d’importation.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Quelle partie du corps le mâle déploie-t-il pendant sa parade ?
  2. 2.Comment capture-t-elle habituellement ses proies ?
  3. 3.Que signifie son statut mondial UICN « NE » ?

Autour de cet animal

Sources

  1. Australian Museum, ressources sur les araignées-paons et les araignées sauteuses australian.museum
  2. Muséum d’histoire naturelle de Berne, World Spider Catalog : Maratus volans wsc.nmbe.ch
  3. UICN, The IUCN Red List of Threatened Species iucnredlist.org
  4. NSW National Parks and Wildlife Service, parcs et protection de la nature en Nouvelle-Galles du Sud nationalparks.nsw.gov.au

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

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