
Ara glauque
Anodorhynchus glaucus
Aussi appelé ara bleu-gris
L’ara glauque était un grand perroquet bleu pâle du sud de l’Amérique du Sud, reconnaissable à son bec puissant et à sa longue queue. Il vivait dans les palmeraies et les plaines humides du bassin du Paraná et du Río de la Plata. La Liste rouge mondiale de l’UICN le classe en danger critique d’extinction, avec une possible disparition à l’état sauvage.
- Statut
- En danger critiquepopulation inconnue
- Taille
- Environ 68 à 72 cm de longueur, queue comprise, pour une envergure estimée autour de 1 m
- Poids
- Environ 1,2 à 1,5 kg chez l’adulte
- Longévité
- Inconnue dans la nature et non documentée avec certitude en parc zoologique
- Régime
- Mangeur de grainesIl mangeait surtout des graines et des noix de palmiers, notamment celles du yatay, ainsi que d’autres fruits et végétaux disponibles.
- Mode de vie
- Diurne, en couple ou en petits groupes
- Famille
- Psittacidés (Psittacidae), ordre des Perroquets (Psittaciformes)
Fiche vérifiée le · 5 min de lecture
Où vit l’ara glauque ?
Il fréquentait les palmeraies, les savanes boisées, les forêts-galeries et les zones humides des plaines subtropicales, généralement à faible altitude.
Principales régions : Argentine, Brésil méridional, Paraguay, Uruguay.
- Amérique du Sud
Sommaire11 parties
Comment reconnaître l’ara glauque ?
L’ara glauque mesurait environ 70 cm du bout du bec à l’extrémité de la queue. Son plumage était bleu grisâtre, plus pâle sur la tête et le dessous du corps. Comme les autres grands aras, il possédait une longue queue effilée et des ailes larges adaptées aux déplacements rapides entre les palmiers.
Son bec noir, très robuste, lui permettait d’ouvrir des graines et des noix particulièrement dures. Une zone de peau jaune entourait l’œil et se prolongeait près de la base de la mandibule inférieure. Cette combinaison de bleu pâle, de noir et de jaune le distinguait des aras bleus encore vivants.
Où vit l’ara glauque ?
Son ancienne aire de répartition s’étendait dans le nord-est de l’Argentine, le sud du Brésil, le Paraguay et l’Uruguay, autour des grands cours d’eau du bassin du Paraná et du Río de la Plata. Il fréquentait les plaines chaudes et ouvertes, les palmeraies de yatay, les forêts-galeries et les zones humides.
La présence de palmiers adultes comptait beaucoup pour cette espèce. Ces arbres fournissaient des graines, des sites de repos et parfois des cavités pour nicher. La transformation des palmeraies en terres agricoles a réduit les ressources disponibles et a fragmenté les secteurs où l’ara pouvait encore se déplacer.
Que mange l’ara glauque ?
L’ara glauque se nourrissait principalement de graines et de noix de palmiers, en particulier celles du yatay. Son bec crochu et ses muscles de la mâchoire lui permettaient de casser des enveloppes très résistantes. Il consommait aussi d’autres fruits et parties végétales selon la saison.
En mangeant puis en transportant des graines, les grands aras peuvent participer à leur dispersion. Pour l’ara glauque, cette relation avec les palmiers devait être particulièrement forte. La disparition des grands peuplements de palmiers a donc probablement diminué à la fois sa nourriture et ses sites de reproduction.
Comment se comporte l’ara glauque ?
Il était actif pendant la journée et devait parcourir plusieurs kilomètres entre les zones de nourriture, les points d’eau et les arbres utilisés pour dormir. Les aras se déplacent souvent bruyamment, avec des cris rauques qui permettent aux partenaires de rester en contact lorsqu’ils volent au-dessus de la végétation.
Les observations historiques le signalent en couple ou en petits groupes. Comme chez d’autres grands aras, le couple devait conserver des liens durables et utiliser régulièrement certains arbres. Les informations disponibles restent toutefois limitées, car l’espèce n’a pas été étudiée par des suivis modernes dans la nature.
Comment se reproduit l’ara glauque ?
La reproduction était probablement liée à la disponibilité de cavités dans de grands arbres ou des palmiers âgés. La femelle devait pondre une petite couvée, comme les autres grands aras, mais le nombre exact d’œufs, la durée d’incubation et l’âge des jeunes au premier vol ne sont pas établis avec assez de certitude pour cette espèce.
Les jeunes aras restent longtemps dépendants de leurs parents et les adultes se reproduisent lentement. Cette stratégie rend une population vulnérable à la perte de quelques arbres reproducteurs, à la capture des oiseaux et à la destruction répétée de son habitat.
Le saviez-vous ?
- 1.Son bec pouvait casser des graines très dures, ce qui lui permettait d’exploiter des fruits inaccessibles à de nombreux autres oiseaux.
- 2.Le yatay, un palmier du sud de l’Amérique du Sud, est souvent associé à l’histoire naturelle de l’ara glauque.
- 3.Des récits anciens mentionnent un oiseau peu farouche, mais ces témoignages ne suffisent pas à confirmer sa présence actuelle.
- 4.L’ara glauque appartient au même genre que l’ara hyacinthe et l’ara de Lear, deux autres grands aras sud-américains.
Ce qui menace l’ara glauque
Destruction des palmeraies
La conversion des plaines et des zones humides en terres agricoles a réduit les palmeraies et les forêts-galeries utilisées pour se nourrir et nicher.
Capture des oiseaux
La capture pour le commerce des oiseaux de cage a probablement aggravé le déclin, comme chez plusieurs grands perroquets sud-américains.
Population introuvable
Aucune population sauvage confirmée n’est actuellement connue. L’espèce reste classée en danger critique d’extinction, parfois avec la mention d’une possible disparition.
Faible reproduction
Les grands aras ont généralement une reproduction lente et dépendent d’arbres âgés ou de cavités, ce qui ralentit le rétablissement après un déclin.
Protéger l’ara glauque
- Protection internationaleL’ara glauque est inscrit à l’annexe I de la CITES, qui encadre strictement le commerce international des spécimens et interdit le commerce commercial de spécimens sauvages.
- Recherche de terrainDes prospections et des recherches historiques servent à vérifier l’existence éventuelle de survivants dans les anciennes zones de répartition. Aucune réintroduction documentée ni population captive de référence ne permet actuellement d’annoncer un retour dans la nature.
- Protection des habitatsLa conservation des palmeraies, des zones humides et des forêts-galeries du bassin du Paraná et du Río de la Plata reste nécessaire si une population est redécouverte ou si un projet de restauration devient possible.
Questions fréquentes
Que mange l’ara glauque ?
L’ara glauque mangeait surtout des graines et des noix de palmiers, notamment celles du yatay. Il consommait aussi d’autres fruits et végétaux. Son bec très puissant lui permettait d’ouvrir des enveloppes dures que beaucoup d’autres oiseaux ne pouvaient pas casser.
Combien de temps vit l’ara glauque ?
La durée de vie de l’ara glauque est inconnue, car l’espèce n’est plus suivie de façon fiable dans la nature et les données de captivité ne sont pas suffisamment établies. D’autres grands aras peuvent vivre plusieurs dizaines d’années, mais cette comparaison ne donne pas une durée précise pour cette espèce.
Où vit l’ara glauque ?
L’ara glauque vivait dans le bassin du Paraná et du Río de la Plata, en Argentine, au Paraguay, en Uruguay et dans le sud du Brésil. Il fréquentait les palmeraies, les savanes boisées, les forêts-galeries et les zones humides. Aucune présence actuelle confirmée n’est connue.
L’ara glauque est-il dangereux ?
L’ara glauque n’est pas connu pour attaquer les personnes. Comme tous les grands perroquets, il pouvait toutefois infliger une morsure sérieuse avec son bec. Il ne faut jamais tenter de manipuler un grand perroquet sauvage ou détenu illégalement, même s’il paraît calme.
Quelle taille fait l’ara glauque ?
L’ara glauque mesurait environ 68 à 72 cm de longueur, queue comprise, avec une envergure proche d’un mètre. Il pesait probablement autour de 1,2 à 1,5 kg. Sa longue queue et son gros bec lui donnaient une silhouette très reconnaissable.
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Sources
- UICN, Liste rouge des espèces menacées iucnredlist.org
- CITES, Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées cites.org
- BirdLife International, Data Zone datazone.birdlife.org
Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer





