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L’ammonite de Parkinson (Parkinsonia parkinsoni)
Fos.
Parkinsonia parkinsoni

Ammonite de Parkinson

Parkinsonia parkinsoni

Aussi appelé Parkinsonia parkinsoni, Parkinsonia, ammonite parkinsonienne

L’ammonite de Parkinson était un mollusque marin à coquille enroulée, proche des calmars et des nautiles actuels. Elle vivait au Jurassique moyen, il y a environ 171 à 168 millions d’années, dans les mers peu profondes d’une Europe alors largement recouverte par l’océan. Ses côtes épaisses et sa grande coquille permettent de la reconnaître parmi les ammonites du Bajocien.

Époque
Jurassique moyen, Bajocien supérieur, il y a environ 171 à 168 millions d’années
Découverte
L’espèce a été décrite en 1821 par le naturaliste britannique James Sowerby sous le nom Ammonites parkinsoni, à partir de fossiles britanniques. Le genre Parkinsonia a ensuite été créé pour ce groupe. Des fossiles attribués à cette espèce ou à des formes très proches sont aussi connus en France et dans plusieurs régions d’Europe.
Taille
Diamètre de la coquille généralement estimé entre 10 et 25 centimètres, avec de grands spécimens pouvant approcher 30 centimètres
Poids
Environ 0,5 à 3 kilogrammes pour la coquille et l’animal, estimation très incertaine fondée sur la taille et la forme de coquilles fossiles
Longévité
Inconnue
Régime
CarnivoreLes fossiles ne montrent pas directement son menu, mais ses mâchoires et la comparaison avec des céphalopodes actuels indiquent probablement de petits crustacés, des mollusques, des animaux marins fragiles et des carcasses.
Mode de vie
Inconnu
Famille
Parkinsoniidés (Parkinsoniidae), ordre des Ammonitida

Fiche vérifiée le · 5 min de lecture

Gisements du Bajocien en Europe occidentale et centrale

Où vivait l’ammonite de Parkinson ?

Elle vivait dans des mers peu profondes et relativement chaudes qui recouvraient une partie de l’Europe actuelle, sur des fonds souvent sableux ou boueux.

Principales régions : Royaume-Uni, France, Allemagne, Espagne.

  • Europe
Sommaire10 parties
  1. À quoi ressemblait l’ammonite de Parkinson ?
  2. Quand et où vivait l’ammonite de Parkinson ?
  3. Que mangeait l’ammonite de Parkinson ?
  4. Comment vivait l’ammonite de Parkinson ?
  5. Ce que nous apprennent ses fossiles
  6. Le saviez-vous ?
  7. Ce qu’il en reste
  8. Questions fréquentes
  9. Testez-vous
  10. Sources

À quoi ressemblait l’ammonite de Parkinson ?

La coquille de Parkinsonia parkinsoni était enroulée en spirale et assez ouverte, ce qui laissait une partie des tours précédents visible. Elle portait des côtes nombreuses, fortes et régulièrement espacées. Chez certains individus, les côtes se terminaient par des renflements près du bord externe, un détail utile pour l’identifier parmi les ammonites du Jurassique.

Comme les autres ammonites, elle possédait une coquille divisée en loges. L’animal occupait la dernière loge et contrôlait sa flottabilité en faisant circuler des gaz et des liquides dans les loges anciennes. La coquille fossilisée montre surtout la forme minérale, tandis que les tentacules, les yeux et les autres parties molles ont presque toujours disparu.

La taille variait selon l’âge, le sexe et les populations. Les paléontologues distinguent parfois de grandes formes femelles, appelées macroconques, et de plus petites formes mâles, appelées microconques, mais l’interprétation de certains spécimens reste discutée.

Quand et où vivait l’ammonite de Parkinson ?

Elle vivait au Bajocien supérieur, une partie du Jurassique moyen située entre environ 171 et 168 millions d’années. À cette époque, le climat était globalement plus chaud qu’aujourd’hui et une vaste mer peu profonde séparait ou recouvrait plusieurs secteurs de l’Europe actuelle.

Ses fossiles sont particulièrement associés aux roches jurassiques du sud de l’Angleterre, notamment dans les régions du Dorset et des Cotswolds. Des ammonites du groupe de Parkinsonia sont aussi signalées en Normandie et dans d’autres bassins jurassiques français, ainsi qu’en Allemagne et en Espagne.

Ces régions ne formaient pas encore les paysages actuels. Les falaises, carrières et collines où l’on trouve aujourd’hui les fossiles étaient alors des fonds marins ou des zones proches du littoral. L’aire précise de l’espèce reste difficile à tracer, car certaines identifications anciennes regroupaient plusieurs espèces proches sous le même nom.

Que mangeait l’ammonite de Parkinson ?

Les fossiles de Parkinsonia parkinsoni ne contiennent généralement ni estomac ni contenu alimentaire conservé. Son régime carnivore est donc une déduction. Les ammonites possédaient des mâchoires cornées et de petites structures dentées capables de saisir des proies, comme les céphalopodes actuels.

Elle pouvait probablement capturer de petits crustacés, des mollusques, des vers marins et de jeunes animaux nageurs. Elle a aussi pu consommer des restes d’animaux morts. La forme exacte de ses tentacules et sa manière de chasser restent inconnues, car les parties molles se fossilisent rarement.

Les côtes de la coquille ne prouvent pas son alimentation. Elles servent surtout à reconnaître l’espèce et à étudier sa croissance, son évolution et les différences entre populations.

Comment vivait l’ammonite de Parkinson ?

Elle se déplaçait dans l’eau en expulsant un jet d’eau par un organe appelé siphon, comme le font les calmars et les poulpes. Sa coquille remplie de loges lui permettait probablement de régler sa flottabilité, même si sa vitesse et sa capacité à nager activement ne peuvent pas être mesurées directement.

Son activité quotidienne est inconnue. Elle pouvait se déplacer au-dessus du fond marin, rechercher des proies et éviter des prédateurs. Des poissons, des reptiles marins et d’autres céphalopodes du Jurassique pouvaient représenter un danger, mais les marques observées sur certaines coquilles ne permettent pas toujours d’identifier l’auteur d’une attaque.

Aucune preuve solide ne montre que Parkinsonia parkinsoni vivait en groupes organisés. Des coquilles peuvent se retrouver ensemble après avoir été transportées par les courants ou concentrées dans une zone du fond marin. Un gisement groupé ne prouve donc pas à lui seul une vie sociale.

Ce que nous apprennent ses fossiles

Les coquilles fossilisées permettent de mesurer le diamètre, la largeur des tours, l’espacement des côtes et la forme de l’ouverture. Ces caractères servent à comparer les individus et à suivre les changements d’une population au cours du temps. Les ammonites sont aussi de bons fossiles stratigraphiques, car plusieurs espèces ont vécu pendant des périodes relativement courtes.

Les traces de croissance montrent que la coquille s’agrandissait par ajouts successifs au bord de l’ouverture. Les chercheurs peuvent donc comparer des individus jeunes et adultes. En revanche, la durée de vie, la couleur, le nombre exact de tentacules et le comportement restent inconnus.

La classification de certains fossiles demeure discutée. Les ammonites changent progressivement de forme, les sexes peuvent être très différents et les coquilles peuvent être déformées par la pression des sédiments. Des spécimens autrefois nommés Parkinsonia parkinsoni sont parfois réexaminés et rattachés à une autre espèce proche.

Le saviez-vous ?

  • 1.Le nom Parkinsonia rend hommage au naturaliste britannique James Parkinson, également connu pour son travail sur les fossiles et les roches.
  • 2.Les loges de la coquille étaient séparées par des cloisons ondulées, dont les lignes restent parfois visibles sur les fossiles.
  • 3.Une coquille trouvée en France appartenait à une mer disparue depuis environ 168 millions d’années.
  • 4.Les ammonites étaient des mollusques, comme les moules et les escargots, même si leur apparence rappelle davantage un nautile.

Ce qu’il en reste aujourd’hui

  • Fossiles en muséeDes ammonites jurassiques sont conservées dans les collections de géologie du Muséum national d’histoire naturelle à Paris et dans les galeries du Natural History Museum de Londres. Les présentations et les spécimens visibles peuvent changer.

Questions fréquentes

Que mangeait l’ammonite de Parkinson ?

L’ammonite de Parkinson mangeait probablement de petits animaux marins, comme des crustacés, des mollusques et des vers. Son régime carnivore est déduit de ses mâchoires et comparé à celui des céphalopodes actuels. Aucun contenu d’estomac attribué avec certitude à cette espèce ne permet de connaître son menu exact.

Combien de temps vivait l’ammonite de Parkinson ?

La durée de vie de l’ammonite de Parkinson est inconnue. Les lignes de croissance de sa coquille indiquent une croissance par étapes, mais elles ne donnent pas encore un âge fiable. Les chercheurs peuvent reconnaître des individus jeunes et adultes sans savoir combien d’années chaque animal vivait.

Où vivait l’ammonite de Parkinson ?

L’ammonite de Parkinson vivait dans des mers peu profondes du Jurassique moyen, dans des régions qui correspondent aujourd’hui au Royaume-Uni, à la France, à l’Allemagne et à l’Espagne. Ses fossiles sont particulièrement connus dans les roches du Bajocien d’Angleterre et de plusieurs bassins jurassiques européens.

L’ammonite de Parkinson était-elle dangereuse ?

L’ammonite de Parkinson ne pouvait plus être dangereuse pour les humains, car elle a disparu il y a environ 168 millions d’années. De son vivant, elle possédait probablement de petites mâchoires et des tentacules pour attraper des proies, mais rien n’indique qu’elle attaquait de grands animaux.

Quelle taille faisait l’ammonite de Parkinson ?

L’ammonite de Parkinson mesurait généralement 10 à 25 centimètres de diamètre, et les plus grands spécimens connus peuvent approcher 30 centimètres. La taille varie selon l’âge, le sexe supposé et la population. Une coquille fossile complète donne une meilleure estimation qu’un fragment.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.À quel groupe l’ammonite de Parkinson appartenait-elle ?
  2. 2.À quelle période vivait Parkinsonia parkinsoni ?
  3. 3.Que peut-on affirmer avec le plus de certitude à partir de sa coquille fossile ?

Sources

  1. Muséum national d’histoire naturelle, collections de géologie mnhn.fr
  2. Natural History Museum de Londres, ammonites nhm.ac.uk
  3. International Commission on Stratigraphy, chart stratigraphique international stratigraphy.org

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