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L'alouate de MacConnell (Alouatta macconnelli)
LC
Alouatta macconnelli

Alouate de MacConnell

Alouatta macconnelli

Aussi appelé singe hurleur roux de MacConnell, hurleur roux de Guyane

L’alouate de MacConnell est un singe arboricole des forêts tropicales du plateau des Guyanes. Son cri grave peut porter très loin à travers la canopée, parfois dès l’aube. L’espèce est classée en préoccupation mineure à l’échelle mondiale, mais ses populations diminuent localement sous l’effet de la destruction des forêts et de la chasse.

Statut
Préoccupation mineurepopulation en baisse
Taille
46 à 63 cm pour le corps, avec une queue de 56 à 73 cm
Poids
environ 4,5 à 7,5 kg chez la femelle et 6 à 9,5 kg chez le mâle
Longévité
environ 15 à 20 ans dans la nature ; jusqu’à environ 25 ans dans des conditions humaines adaptées
Régime
HerbivoreIl mange surtout des feuilles, des fruits, des fleurs et parfois des graines, en choisissant les végétaux disponibles selon la saison.
Mode de vie
Diurne, groupes de 4 à 15 individus
Famille
Atélidés (Atelidae), ordre des Primates

Fiche vérifiée le · 6 min de lecture

nord-est de l’Amérique du Sud, autour du plateau des Guyanes

Où vit l’alouate de MacConnell ?

Il fréquente surtout les forêts tropicales humides de plaine, les forêts-galeries et parfois les mangroves, généralement du niveau de la mer jusqu’à environ 800 m d’altitude.

Principales régions : Guyane française, Guyana, Suriname, Brésil, Venezuela.

  • Amérique du Sud
Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître l’alouate de MacConnell ?
  2. Où vit l’alouate de MacConnell ?
  3. Que mange l’alouate de MacConnell ?
  4. Comment vit l’alouate de MacConnell ?
  5. Comment se reproduit l’alouate de MacConnell ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître l’alouate de MacConnell ?

Son pelage varie du brun roux au brun sombre selon les individus et la lumière. Le corps est trapu, les membres sont robustes et la face, souvent sombre, est encadrée par une barbe fournie. Les mâles adultes peuvent présenter une teinte plus contrastée que les femelles, mais la couleur seule ne suffit pas toujours à identifier l’espèce.

La queue mesure presque autant que le corps et peut s’enrouler autour d’une branche. Son extrémité intérieure possède une zone moins poilue, sensible au toucher, qui améliore l’adhérence. Un adulte se déplace avec lenteur entre les branches, en utilisant cette queue comme point d’appui.

Le cri est un indice remarquable. Le larynx et l’os hyoïde, une structure située dans la gorge, amplifient un grondement profond. Plusieurs individus peuvent vocaliser le matin, surtout lorsque les groupes voisins se répondent.

Où vit l’alouate de MacConnell ?

L’espèce vit dans le nord-est de l’Amérique du Sud, principalement en Guyane française, au Guyana, au Suriname, dans le nord du Brésil et dans une partie du Venezuela. Son aire correspond largement aux forêts du plateau des Guyanes, où les cours d’eau et les reliefs créent des paysages forestiers variés.

Elle occupe la canopée et les étages intermédiaires de la forêt tropicale humide. Elle peut utiliser des forêts secondaires anciennes et des bandes boisées le long des rivières, à condition que les arbres fournissent assez de nourriture et des passages continus entre les secteurs.

En Guyane française, vous pouvez l’entendre ou l’apercevoir toute l’année dans des zones forestières, notamment autour des réserves naturelles et des grands massifs préservés. Les observations sont plus probables tôt le matin, lorsqu’il se déplace et vocalise, mais la hauteur des arbres rend l’observation difficile.

Que mange l’alouate de MacConnell ?

Il consomme beaucoup de feuilles, complétées par des fruits, des fleurs, des bourgeons et des graines. Son système digestif est adapté à une nourriture végétale parfois pauvre en énergie. Il sélectionne les jeunes feuilles lorsqu’elles sont disponibles, car elles sont généralement plus tendres et plus faciles à digérer.

Les fruits apportent davantage d’énergie pendant certaines périodes de l’année. Le groupe peut alors se concentrer dans un arbre chargé de fruits, puis reprendre une alimentation dominée par les feuilles lorsque cette ressource devient moins abondante.

Son régime explique une partie de son comportement calme. Après un repas, il reste souvent immobile dans les branches pendant de longues minutes pour digérer et économiser son énergie. Il descend rarement au sol, sauf dans des circonstances particulières.

Comment vit l’alouate de MacConnell ?

Les groupes réunissent généralement quelques individus à une quinzaine, avec un ou plusieurs mâles adultes, des femelles et des jeunes. La composition peut changer au cours de la vie. Les liens sociaux passent par le toilettage, la proximité dans les arbres et des vocalisations qui maintiennent la cohésion.

Les hurlements servent à signaler la présence du groupe et à espacer les groupes voisins. Ils peuvent sembler impressionnants lorsqu’ils résonnent dans la forêt, mais ils correspondent surtout à une communication à distance. Un groupe évite ainsi de se déplacer inutilement vers un secteur déjà occupé.

L’activité commence souvent tôt, puis alterne déplacements, recherche de nourriture et repos. La queue préhensile aide à franchir les branches, tandis que les mains et les pieds agrippent les supports. Les jeunes restent près de leur mère lorsqu’ils apprennent à se déplacer.

Comment se reproduit l’alouate de MacConnell ?

Après une gestation d’environ 180 jours, la femelle met généralement au monde un seul petit. Le nouveau-né s’accroche d’abord au ventre de sa mère, puis se place progressivement sur son dos à mesure qu’il grandit et que ses déplacements deviennent plus autonomes.

Le jeune dépend longtemps des soins maternels. Il apprend à reconnaître les aliments, à franchir les branches et à répondre aux vocalisations du groupe. Le sevrage survient généralement au cours de la deuxième année, avec des variations selon les conditions et les observations disponibles.

La maturité sexuelle est atteinte après plusieurs années, souvent autour de 3 à 5 ans selon le sexe et les sources. Les jeunes peuvent quitter leur groupe d’origine en grandissant, ce qui favorise les échanges entre groupes.

Le saviez-vous ?

  • 1.Le hurlement d’un groupe peut être entendu à plusieurs centaines de mètres, parfois davantage lorsque la forêt est calme.
  • 2.L’os hyoïde volumineux agit comme une caisse de résonance et amplifie les sons produits dans la gorge.
  • 3.La queue préhensile peut soutenir une partie du poids du corps pendant un déplacement entre deux branches.
  • 4.Les singes hurleurs passent souvent plusieurs heures à se reposer, car digérer beaucoup de feuilles demande du temps.

Ce qui menace l’alouate de MacConnell

  • Destruction des forêts

    L’exploitation forestière, les routes et la conversion de certains espaces réduisent les arbres nourriciers et fragmentent les déplacements entre groupes.

  • Chasse locale

    Dans certaines régions, la chasse peut toucher l’espèce pour la consommation ou lorsqu’elle est perçue comme une source de dégâts dans les cultures.

  • Maladies et changements

    La fragmentation des forêts augmente les contacts avec les humains et les animaux domestiques. Les changements climatiques peuvent aussi modifier la disponibilité des fruits et des jeunes feuilles.

Protéger l’alouate de MacConnell

  • Protection en GuyaneEn Guyane française, les mammifères terrestres non domestiques bénéficient d’une protection réglementaire nationale. La chasse, la capture et la détention sont encadrées, et plusieurs populations vivent dans des espaces protégés.
  • Aires protégéesLe parc amazonien de Guyane et des réserves naturelles guyanaises conservent de vastes forêts favorables à l’espèce. La continuité des massifs forestiers reste déterminante pour les groupes arboricoles.
  • Commerce internationalLe genre Alouatta est inscrit à l’annexe II de la CITES. Les échanges internationaux de spécimens doivent donc respecter des permis et des contrôles afin de limiter le commerce préjudiciable aux populations sauvages.

Comprendre les catégories de la Liste rouge

Questions fréquentes

Que mange l’alouate de MacConnell ?

L’alouate de MacConnell mange surtout des feuilles, puis des fruits, des fleurs, des bourgeons et des graines. La proportion change selon la saison et les arbres disponibles. Les jeunes feuilles sont souvent recherchées, car elles sont plus tendres et généralement plus faciles à digérer.

Combien de temps vit l’alouate de MacConnell ?

L’alouate de MacConnell vivrait environ 15 à 20 ans dans la nature. Des individus peuvent atteindre autour de 25 ans dans des conditions humaines adaptées, mais les données restent moins nombreuses que pour les espèces élevées depuis longtemps en parc zoologique.

Où vit l’alouate de MacConnell ?

L’alouate de MacConnell vit dans les forêts tropicales du nord-est de l’Amérique du Sud, surtout en Guyane française, au Guyana, au Suriname, dans le nord du Brésil et au Venezuela. Il fréquente principalement la canopée, près des arbres qui fournissent feuilles et fruits.

L’alouate de MacConnell est-il dangereux ?

L’alouate de MacConnell évite généralement les humains et ne cherche pas le contact. Il peut toutefois mordre ou griffer s’il est capturé, nourri ou acculé. Gardez vos distances, ne tendez pas la main et appelez l’OFB ou un centre de soins si l’animal est en difficulté.

Quelle taille fait l’alouate de MacConnell ?

L’alouate de MacConnell mesure environ 46 à 63 cm pour le corps. Sa queue ajoute 56 à 73 cm, ce qui donne une longueur totale proche de 1 à 1,35 m. Les mâles pèsent généralement davantage que les femelles.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.À quoi sert principalement la longue queue de l’alouate de MacConnell ?
  2. 2.Quel aliment occupe une grande place dans le régime de l’alouate de MacConnell ?
  3. 3.Dans quelle région naturelle vit l’alouate de MacConnell ?

Sources

  1. Union internationale pour la conservation de la nature, The IUCN Red List of Threatened Species iucnredlist.org
  2. Inventaire national du patrimoine naturel, données sur les espèces de Guyane inpn.mnhn.fr
  3. Office français de la biodiversité, connaissance et protection de la biodiversité en Guyane ofb.gouv.fr

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

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