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Les vaccins du chien et du chat : guide pratique pour les familles

La vaccination protège votre chien ou votre chat contre plusieurs infections contagieuses, parfois mortelles, et limite leur circulation entre animaux. Le vétérinaire choisit les vaccins et leur rythme selon l’âge, les conditions de vie, les voyages, les contacts avec d’autres animaux et l’état de santé.

Mis à jour le 9 min de lecture

Sommaire10 parties
  1. Les vaccins principaux du chien
  2. Les vaccins principaux du chat
  3. À quel âge et à quel rythme vacciner ?
  4. Le rôle du vétérinaire avant et après l’injection
  5. Prix, documents et règles françaises
  6. Préparer la consultation et suivre la protection
  7. Quand appeler le vétérinaire ?
  8. Questions fréquentes
  9. Testez-vous
  10. Sources

Les vaccins principaux du chien

Chez le chien, la valence CHPPiL regroupe la maladie de Carré, l’hépatite infectieuse canine, la parvovirose, la parainfluenza et la leptospirose. La parvovirose provoque notamment des vomissements et des diarrhées sévères, tandis que la leptospirose peut atteindre les reins et le foie et se transmettre à l’être humain. La composition exacte peut varier selon le vaccin choisi.

La vaccination contre la rage concerne surtout les voyages, l’entrée dans certains pays, certaines pensions ou situations réglementées. Elle est réalisée avec un vaccin autorisé pour cet usage, puis inscrite dans le passeport européen de l’animal lorsque celui-ci voyage. Le vétérinaire vérifie la date de validité et les conditions du pays de destination, qui peuvent inclure une identification préalable par puce électronique.

  • Maladie de Carré : infection virale pouvant toucher les voies respiratoires, le tube digestif et le système nerveux.
  • Hépatite infectieuse canine : maladie virale atteignant notamment le foie.
  • Parvovirose : gastro-entérite très contagieuse, particulièrement dangereuse chez les chiots.
  • Leptospirose : infection bactérienne favorisée par l’exposition à l’eau souillée et aux urines de rongeurs.
  • Rage : maladie mortelle après apparition des symptômes, soumise à des règles particulières pour les voyages.

Les vaccins principaux du chat

Le vaccin du chat contre le typhus cible la panleucopénie féline, une infection virale très contagieuse qui peut provoquer une forte déshydratation et une atteinte de la moelle osseuse. Le vaccin contre le coryza vise surtout l’herpèsvirus félin et le calicivirus. Il réduit les formes graves et les signes respiratoires, sans empêcher toutes les infections possibles regroupées sous le nom de coryza.

La vaccination contre la leucose féline, souvent appelée FeLV, se discute selon les sorties, les contacts avec des chats inconnus, la vie en collectivité et le statut des animaux du foyer. Le virus se transmet principalement par les contacts rapprochés, notamment la salive, les morsures et le toilettage. Le vétérinaire peut proposer un dépistage avant vaccination dans certaines situations.

  • Typhus : maladie très contagieuse, parfois foudroyante chez le chaton.
  • Coryza : ensemble d’infections respiratoires et buccales dues à plusieurs agents.
  • Leucose féline : infection virale dont le risque dépend surtout des contacts avec d’autres chats.
  • Rage : vaccination liée principalement aux voyages et à certaines exigences réglementaires.
  • Chat d’intérieur : il peut rester exposé lors d’une hospitalisation, d’une pension, d’une adoption ou d’une fugue.

À quel âge et à quel rythme vacciner ?

Le protocole commence souvent chez le chiot ou le chaton pendant les premières semaines de vie, lorsque la protection transmise par la mère diminue. L’âge de début, le nombre d’injections initiales et l’intervalle entre elles dépendent du vaccin, de l’âge d’adoption, des antécédents et de l’exposition au risque. Le vétérinaire suit les indications officielles du produit et réévalue ensuite la protection à intervalles adaptés.

Un rappel peut être proposé après la série initiale, puis selon la valence et le mode de vie. Un chien vivant en ville, fréquentant une pension ou voyageant n’a pas le même profil qu’un animal âgé vivant sans contact extérieur. Si le carnet est perdu ou si les injections précédentes sont inconnues, le vétérinaire reconstitue un protocole prudent au lieu de supposer que l’animal est protégé.

  • Apportez le carnet de santé ou le passeport à chaque consultation.
  • Signalez toute maladie récente, traitement en cours, gestation possible ou réaction après une injection.
  • Demandez une copie du certificat de vaccination et la date du prochain contrôle.
  • Ne modifiez pas vous-même l’intervalle entre deux injections.
  • Après une adoption, prenez rendez-vous rapidement pour vérifier l’identification, les vaccins et les parasites.

Le rôle du vétérinaire avant et après l’injection

Avant la vaccination, le vétérinaire examine l’animal, vérifie son âge, son poids, sa température si nécessaire et ses antécédents. Une vaccination est généralement réalisée sur un animal en état de santé satisfaisant. Une maladie en cours, une fièvre, une grossesse, une allergie connue ou une réaction antérieure doivent être signalées avant l’injection, car elles peuvent modifier le choix ou le moment du vaccin.

Après l’injection, restez attentif pendant les heures suivantes. Une fatigue, une sensibilité au point d’injection ou un appétit diminué peuvent durer environ un à deux jours. Une difficulté à respirer, un gonflement du visage, des vomissements répétés, un malaise, des tremblements importants ou une faiblesse marquée demandent un appel immédiat au vétérinaire, y compris au service de garde la nuit.

  • Gardez l’animal au calme le jour de l’injection et évitez un effort intense.
  • Ne donnez aucun médicament humain ou vétérinaire sans consigne professionnelle.
  • Notez l’heure d’apparition et l’évolution d’une réaction inhabituelle.
  • En cas de réaction rapide et importante, appelez la clinique ou le service de garde sans attendre le lendemain.

Prix, documents et règles françaises

En France, en 2026, une consultation de vaccination avec une ou plusieurs valences coûte souvent environ 50 à 90 euros. Une primo-vaccination complète d’un chiot ou d’un chaton peut représenter environ 120 à 250 euros selon le nombre de rendez-vous, les vaccins et les honoraires. La rage, l’identification, le passeport et les actes associés peuvent ajouter des frais. Ces fourchettes indicatives varient selon les régions et les cabinets.

L’identification par puce électronique est obligatoire pour les chiens, les chats et les furets dans les conditions prévues par la réglementation, notamment avant toute cession. Un chien doit être identifié avant 4 mois et un chat avant 7 mois. Depuis le 1er octobre 2022, l’acquéreur doit aussi recevoir et signer un certificat d’engagement et de connaissance au moins sept jours avant l’acquisition. La vente de chiens et de chats en animalerie est interdite depuis le 1er janvier 2024.

  • Vérifiez que le numéro de puce correspond au carnet et à l’enregistrement I-CAD.
  • Pour un voyage, contrôlez les règles du pays plusieurs semaines à l’avance.
  • Conservez les factures, le carnet de santé et le passeport pendant toute la vie de l’animal.
  • La vaccination contre la rage n’est pas une obligation générale pour tous les chiens et chats vivant en France.
  • Les pensions, refuges et établissements de garde peuvent demander des vaccins à jour selon leur règlement.

Préparer la consultation et suivre la protection

Avant le rendez-vous, notez les sorties, les séjours en pension, les contacts avec des animaux, les voyages prévus et les éventuelles morsures. Pour un chat, précisez s’il sort, partage son logement avec d’autres chats ou vient d’un élevage ou d’un refuge. Pour un chien, indiquez les promenades en forêt, les baignades, les activités collectives et les déplacements à l’étranger.

Le jour de l’injection, transportez le chat dans une caisse stable et le chien avec une laisse adaptée. Après la visite, vérifiez que l’étiquette du vaccin, la date, le numéro de lot et le prochain rappel figurent dans le document remis. Une vaccination protège contre les maladies ciblées, mais elle ne remplace ni l’identification, ni la surveillance quotidienne, ni les mesures d’hygiène et de prévention des parasites.

  • Préparez une liste des vaccins déjà reçus et des dates connues.
  • Demandez quelles valences sont nécessaires pour le mode de vie réel de l’animal.
  • Vérifiez les exigences sanitaires avant une garde, une exposition ou un voyage.
  • Surveillez l’animal le soir même et le lendemain.
  • Appelez la clinique si son état se dégrade ou si une réaction vous inquiète.

Quand appeler le vétérinaire ?

  • Appelez immédiatement le vétérinaire ou le service de garde si, après l’injection, l’animal respire difficilement, gonfle du visage, s’effondre ou vomit à plusieurs reprises.
  • Contactez le vétérinaire dans la journée si une fièvre suspectée, une faiblesse importante, une douleur marquée ou un refus persistant de boire apparaît après la vaccination.
  • Consultez rapidement, dans les 24 heures, si la fatigue ou la baisse d’appétit dure au-delà de deux jours ou s’aggrave.
  • Demandez un avis avant toute vaccination si l’animal est malade, suit un traitement, est gestant ou a déjà présenté une réaction importante à un vaccin.

La nuit et le week-end, votre vétérinaire indique sur son répondeur le service de garde le plus proche. En cas d’intoxication, le centre antipoison vétérinaire de votre région peut aussi vous conseiller.

Questions fréquentes

Mon chat qui ne sort jamais doit-il être vacciné ?

Le risque est souvent plus faible, mais il n’est pas nul. Un chat d’intérieur peut être hospitalisé, confié à une pension, s’enfuir ou rencontrer un autre chat lors d’une adoption. Le vétérinaire évalue le logement, les contacts et les projets de garde pour choisir les valences et le rythme adaptés.

Les vaccins empêchent-ils complètement le coryza ?

Non. Le coryza regroupe plusieurs infections, et les vaccins ne couvrent pas tous les agents responsables. Ils diminuent surtout le risque de formes sévères et peuvent réduire certains signes et la circulation de plusieurs virus. Un chat vacciné qui éternue, ne mange plus ou respire mal doit être examiné par un vétérinaire.

Que faire si le carnet de vaccination est perdu ?

Contactez d’abord la clinique qui a suivi l’animal et recherchez les factures ou certificats disponibles. Sans preuve fiable, le vétérinaire ne peut pas toujours considérer les injections comme valides. Il examine alors l’animal et propose un protocole adapté, sans reprendre automatiquement toutes les décisions prises auparavant.

Puis-je vacciner mon animal s’il a une diarrhée légère ?

Il faut prévenir la clinique avant le rendez-vous. Une diarrhée peut être passagère, mais elle peut aussi signaler une infection, une infestation ou une déshydratation. Le vétérinaire examine l’animal et décide de maintenir, de modifier ou de reporter la vaccination selon son état général et le risque d’exposition.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Que signifie principalement la valence CHPPiL chez le chien ?
  2. 2.Quelle situation peut nécessiter une vaccination contre la rage ?
  3. 3.Que faire si un animal présente un gonflement du visage après une injection ?

Sources

  1. Service-Public.fr, Identification des chiens et des chats service-public.fr
  2. Ministère de l’Agriculture, Santé et protection des animaux de compagnie agriculture.gouv.fr
  3. I-CAD, Identification des animaux carnivores domestiques i-cad.fr
  4. Ordre national des vétérinaires, Informations pour les propriétaires d’animaux veterinaire.fr

Mis à jour le . Ces repères généraux ne remplacent pas l’avis du vétérinaire qui suit votre animal

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